samedi 30 janvier 2010

Howard Zinn, l'historien des "gens d'en bas", est mort

"Jeudi 27 janvier 2010, Howard Zinn est mort à Santa Monica le 27 janvier 2010"

Cette nouvelle, passée inaperçue dans beaucoup de médias qui nous ont inondés de reportages, de photos pour la disparition de Bambi(*), annonce la disparition d’un grand historien et politologue américain né à Brooklyn, New York le 24 août 1922
Il est l’auteur d’une vingtaine de livres mais c’est l’Histoire populaire des Etats-Unis, qui est son oeuvre la plus connue. Publié en 1980, mais traduit seulement en France en 2003, cet ouvrage de référence a été lu par des millions d’Américains et presque partout dans le monde. Le 27 août dernier, paraissait en France une Histoire populaire de l'empire américain,, adaptation en bande dessinée du livre de l’historien. Cette BD fait partie de la sélection officielle du Festival d'Angoulême 2010.

"Histoire populaire des États-Unis"
présente le point de vue de ceux dont les manuels d’histoire parlent habituellement peu. L’auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque (de Christophe Colomb à George Walker Bush) aux témoignages des acteurs les plus modestes. Pour lui, les héros des Etats-Unis n’étaient ni les Pères fondateurs, ni les présidents, ni les juges à la Cour Suprême, ni les grands patrons, mais les paysans en révolte, les militants des droits civiques, les syndicalistes, tous ceux qui s’étaient battus, parfois victorieux, parfois non, pour l’égalité.
Ce livre a reçu le prix des « Amis du Monde diplomatique » en 2003.

Radical, pacifiste,
Zinn voyait " dans les plus infimes actes de protestation les racines invisibles du changement social ". Il n’appréciait pas du tout les sondages et ne voulait pas d'une politique basée sur l’avis des majorités qui s’en dégage. Ainsi, sur le forum de Recherche sur l’Anarchisme, il a donné sa définition de la démocratie.
"Si les majorités gouvernaient, nous aurions encore l’esclavage [aux Etats-Unis]. 80% de la population tenait en esclavage à un moment donné 20% des gens. Tant que cela était régi par la loi de la majorité, c’était bien.
C’est une conception très défectueuse de la démocratie. La démocratie doit prendre plusieurs choses en compte - les besoins respectifs du peuple, pas seulement ceux de la majorité, mais aussi ceux de la minorité. Elle doit aussi prendre en compte que la majorité, particulièrement dans les sociétés où les médias manipulent l’opinon publique, peut être totalement dans le faux et malfaisante. Donc oui, les gens doivent agir en conscience et non selon le vote majoritaire".

Vous pouvez retrouver certains de ses articles dans le Monde Diplomatique
(*) Mickael Jackson

L'argent n'a pas d'odeur, même si on remue des idées nauséabondes.

Tel est sans doute le slogan d’Apple qui pour 0,79 euros propose de mieux connaître Il Duce.

Un groupe de survivants de la Shoah basé aux Etats-Unis a condamné vendredi l'application iPhone permettant d'écouter, lire et voir des discours de Benito Mussolini, dénonçant "une insulte à la mémoire de toutes les victimes du nazisme et du fascisme".
"Que la société Apple ait approuvé la présence de cette application sur sa boutique en ligne iTunes est une honte et une défaite face à des considérations commerciales grossières", a déclaré dans un communiqué Elan Steinberg, vice-présidente du Rassemblement des survivants américains de l'Holocauste et de leurs descendants (American Gathering of Holocaust Survivors and their Descendants).
"Nous protestons auprès (des dirigeants d'Apple) qui contrôlent étroitement et régulent de telles applications, ce qui les rend responsables", poursuit-elle, jugeant qu'il s'agit d'une "insulte à la mémoire de toutes les victimes du nazisme et du fascisme, juifs et non-juifs, (qui) doit être condamnée car c'est une offense à la décence et à la conscience".

Lancée le 21 janvier et vendue O,79 euro, l'iMussolini est actuellement l'application la plus vendue sur l'Apple store en ligne italien et a déjà été téléchargée environ 6.500 fois, a expliqué à l'AFP son développeur Luigi Marino, qui affirme que son application se veut avant tout un outil historique.
Télécharger iMussolini "est comme aller dans un magasin et acheter un livre" sur le dictateur italien, ajoute le développeur qui demande aux utilisateurs de s'abstenir de commentaires reprenant des slogans fascistes.
M. Marino a indiqué qu'Apple l'avait contacté pour lui préciser que l'application restait en vente, mais que les commentaires offensants seraient effacés. La direction d'Apple, sollicitée par l'AFP, n'avait pas réagi vendredi soir.

Source: http://www.ddm.gouv.fr/afp/francais/topics/internet/100130015258.9qnamp5h.php

vendredi 29 janvier 2010

La LDH de la Seyne sur le marché



Vous pouvez nous rencontrer samedi 30, sur le marché de La Seyne, cours Louis Blanc, de 10 h à 12h. Nous serons ravis de discuter avec vous, de vous présenter la Ligue des Droits de l'Homme et nos actions futures.

Le Concours international des plaidoiries pour les droits de l’Homme

Aujourd’hui se tient dans le hall du Mémorial de Caen la finale du 13e Concours des plaidoiries des lycéens pour les droits de l’Homme.
14 équipes finalistes issues lycéens de la France entière et des établissements français à l’étranger défendent les droits de l'Homme et expriment leur indignation face à des atteintes fondamentales aux Droits de l’Homme.

Les équipes lauréates, finalistes régionales, ont dix minutes pour convaincre les jurys (celui des personnalités présidé par Jean Plantu, dessinateur de presse, celui des lycéens) et un auditoire de 3000 personnes.

Avec le soutien des partenaires du concours, Amnesty International, Reporters sans Frontières, la MGEN, ou les éditions « Play Bac », trois prix récompensent les qualités de conviction et d’engagement des jeunes avocats en herbe.
Ce concours, qui montre tout le talent d’adolescents faisant le choix de l’engagement en faveur des autres, s’inscrit dans une démarche civique d’Education à la Paix. Il est une formidable tribune d’expression et de liberté.

En attendant celles de cette année, vous pouvez découvrir les plaidoiries de 2009.
http://www.memorial-caen.fr/lyc1b/index.php?option=com_content&view=article&id=2&Itemid=15

jeudi 28 janvier 2010

Le ministère de l'Intérieur admet qu'il y a 800 000 gardes à vue

Le ministère de l'Intérieur, par la voix de son porte-parole, Gérard Gachet, a reconnu mercredi que le nombre de gardes à vue, s'est élevé à 800.000 en 2009, soit davantage que les 580 018 recensés dans les chiffres officiels parce que le ministère a « oublié », le 14 janvier lors de la présentation des statistiques de la délinquance, les gardes à vue "routières"('environ 200.000 en 2009) et celles de l'Outre-mer( pas encore connues)


Ces précisions font suite à la publication par Mathieu Aron, journaliste de France Info, du livre "Gardés à vue" (Les Arènes), dans lequel il estime qu’il manque 300 0000 gardes à vue (250 000 pour des délits routiers des gardes à vue et 50 000 pour l’Outre-mer)
Surtout que les gardes à vue « modernes » (infractions au droit des étrangers, délits routiers, outrages) sont en pleine explosion et plus nombreuses que les gardes à vue « classiques » (crimes, vol, violences)
Pourquoi le ministère a-t-il omis de communiquer ces chiffres ? Parce que « les délinquants routiers sont des gens comme vous et moi. Ce sont des "M. Tout le monde", pas de vrais délinquants », confesse un communicant de la police nationale dans l’ouvrage.

Un système devenu fou
Avec un nombre de gardes à vue multiplié par trois en sept ans, "le système semble devenu fou", analyse Mathieu Aron. Il attribue cette explosion à la conjonction de plusieurs facteurs, comme "la pression sur les résultats imposée depuis des années par Nicolas Sarkozy" et "l'augmentation considérable en dix ans du nombre de policiers ayant la qualité d'officiers de police judiciaire. Si dans les années 70, un gardé à vue sur deux finissait en prison, aujourd'hui la proportion est de un sur douze, ce qui montre bien que l'on n'hésite plus à mettre des personnes en garde à vue pour de tout petits délits. C'est devenu pour certains policiers, peut-être inconsciemment, une manière d'infliger une forme de première sanction, en lieu et place de la Justice", dont ils dénoncent souvent le laxisme dans les sanctions.
Seules 30% des GAV durent moins de 12 heures faute de magistrat disponible pour les libérer, les suspects passent des heures en cellule.

Il y a "urgence" à réformer la garde à vue
Les gardes à vue sont de plus en plus contestées tant sur leur nombre que sur leurs modalités. Une présence accrue de l'avocat en garde à vue est vigoureusement réclamée par les avocats depuis plusieurs mois en vertu d'une récente jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH). "Je suis très inquiet qu'on nous cache les chiffres depuis des années et que de 600.000 on arrive à un tel chiffre. C'était déjà beaucoup trop mais là c'est encore pire", a déclaré à l'AFP Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire). Cela "démontre qu'il faut absolument faire cette réforme de la garde à vue que tout le monde attend", a-t-il ajouté. *Gardés à vue. Mathieu Aron. Ed Les Arènes
Sources: Le monde, TF1News, Les Inrocks, France-Info.

mardi 26 janvier 2010

Etat de droit

Les Juges des libertés et de la détention (JLD) de Marseille, Nîmes, Rennes et Lyon ont décidé de remettre en liberté tous les étrangers arrivés illégalement en Corse vendredi, et transférés par la suite dans des centres de rétention administrative de ces différentes villes. Le tribunal de Toulouse devrait faire de même ce matin.
La justice a infligé un désaveu aux pouvoirs publics, estimant que la privation de liberté de ces migrants, sous le coup d’une reconduite à la frontière, s’est faite hors de tout cadre légal. Le JLD de Lyon a carrément qualifié la procédure de « grossièrement irrégulière », assurant qu’il y avait « largement de quoi annuler la décision » de rétention.

Ce qui est présenté par certains comme une victoire revancharde des différentes associations d’aide aux réfugiés qui s’étaient élevées contre l’illégalité de ces tentatives d’expulsion, est avant tout une victoire du droit.

Et c’est rassurant pour notre démocratie.

lundi 25 janvier 2010

Canto et l'identité nationale

Cantona s'est entretenu dans Libération du 23 et 24 janvier avec René Solis. Une de ses réponses éclaire le débat sur l'identité nationale.

Que vous inspire le débat sur l'identité nationale ?
"C'est non seulement absurde, mais pire, ridicule ! Il y a une valeur internationale au-dessus de toute autre, qui est le respect de la dignité humaine. On est sur terre pour échanger nos idées et nos cultures. Autrement ce serait d'une pauvreté terrible, on deviendrait tous fous. Heureusement qu'on n'est pas restés des autochtones, des pauvres autochtones attendant que minuit sonne pour tout balancer. L'encouragement à la délation, c'est un scandale ! Tiens, je parle comme Georges Marchais... Je me souviens, dans la cour de l'école, quand un copain allait balancer à la maîtresse, ça nous rendait dingues. S'il doit y avoir une priorité par rapport au problème qu'ils ont avec les immigrés, c'est de placer le débat sur le terrain de la déshumanisation. Mais comment entendre ce discours d'arriérés destiné à des arriérés? L'histoire de la casquette à l'envers et des jeunes qui parlent verlan, c'est insupportable."

dimanche 24 janvier 2010

Intervention de la LDH dans les établissements scolaires

Durant les années précédentes quelques membres de la L.D.H. de Toulon avaient fait de nombreuses interventions dans les établissements scolaires
Parmi ces membres, certains se sont inscrits cette année à la section de La Seyne et ont décidé de continuer leur action : René Legal, Marie Claire V, Michelle Mattalia, et Elisabeth Gérard qui a rejoint l’équipe. Ils cibleront leurs interventions de préférence sur l’Ouest Varois
Il s’agit avant tout de répondre aux nombreux appels des enseignants et personnels des collèges et lycées désireux de faire prendre conscience aux élèves de l’importance de certaines valeurs républicaines
Au cours de nos prestations nous présentons la L.D.H., en faisant un court historique à partir duquel nous faisons apparaître que cette "vieille dame" est bien ancrée dans les problèmes de notre époque. Nous présentons le site et le blog de la section, ceci ayant fortement intéressé les années précédentes les collégiens et lycéens habitués à surfer sur Internet
Nous nous efforcerons de répondre aux questions sur le rôle de la Ligue concernant les Sans Papiers, la lutte contre le racisme et les différentes discriminations, les atteintes aux libertés individuelles (fichage des individus par exemple) et publiques, les questions d'environnement...Nous voulons démontrer qu'à la Ligue nous nous inscrivons dans un combat collectif mené dans tous ces domaines
Il est bien certain que ce type d'actions ne peut réussir que si les intervenants sont assez nombreux pour qu'il y ait un roulement dans les prestations et surtout très motivés.
Si certains d’entre vous veulent nous rejoindre, ils seront les bienvenus !!
Michelle Mattalia


Voici un le communiqué de la LDH du mercredi 20 janvier, veille de la grève.

Suppression d’enseignements au lycée : la formation des citoyens en danger
Communiqué LDH

A la veille d’une nouvelle journée de grève des personnels de l’Éducation nationale pour attirer l’attention sur la détérioration de ce service public du fait des nombreuses suppressions de postes et de la diminution générale de ses moyens, la Ligue des droits de l’Homme met en garde, pour sa part, contre des mesures annoncées qui vont à l’encontre du rôle plus que jamais nécessaire de ce service public dans la formation des citoyens.

samedi 23 janvier 2010

Réfugiés kurdes en Corse : asile ou charter ?


Quatre associations qui défendent les Droits de l'Homme (la LDH, la FIDH, l'AEDH et le REMDH) ont envoyé ce matin le communiqué suivant à l'AFP, sur le traitement scandaleux des 124 réfugiés arrivés à Bonifacio et que Besson veut répartir, nourrissons compris, entre les centres de rétention de Lille, Marseille, Rennes et Nîmes.

A Marseille les ligueurs étaient à 15 h à Marignanne pour les accueillir et les réconforter même si le sous-préfet de Sartène, Nicolas-Dominique Jane a constaté, dans Corse-Matin " Ils ne sont a priori pas en souffrance. [...]"

"Vendredi 22 janvier, un bateau dépose sur la côte sud de la Corse 124 hommes, femmes et enfants épuisés, affamés, qui tentent désespérément d’échapper à ce que la Déclaration universelle des droits de l’Homme nomme « la terreur et la misère ». Ce sont des Kurdes de Syrie, qui fuient l’un des pires destins qui soient et l’un des pires régimes qui soient. Ils demandent asile.

La Ville de Bonifacio, mettant à disposition un gymnase pour les abriter, a réagi avec le sens élémentaire de l’humanité que l’on est en droit d’attendre des autorités de la République.

La section de Corse de la LDH, que ces réfugiés ont demandé à rencontrer, s’est rendue ce matin à Bonifacio où le préfet lui avait donné rendez-vous pour examiner les conditions de respect des droits fondamentaux de ces êtres humains. Ce rendez-vous n’a pas été honoré par le préfet. En revanche, les réfugiés ont été entassés dans des cars pour être emmenés à la base aérienne de Solenzara, afin de les disperser dans les centres de rétention de Lyon, Marseille, Nîmes et Toulouse. Ils sont assez désespérés pour avoir entamé une grève de la faim collective.

Ainsi, non seulement l’Etat ne tient pas sa parole mais les droits les plus élémentaires de ces personnes sont grossièrement violés. Il ne s’agit pas de « clandestins » vivant en se cachant sur le sol français, mais de réfugiés qui, arrivant sur le territoire de la République, ont le droit absolu, au regard tant de la Constitution française que des conventions internationales, de demander asile. Ils peuvent à la rigueur être placés en zone d’attente le temps qu’ils puissent formaliser leur demande d’asile, mais les diriger vers des centres de rétention constitue une violation délibérée des engagements les plus essentiels de la République française. A moins que Monsieur Besson ne les renvoie en Syrie, comme il a renvoyé à Kaboul, ville sûre à ses yeux, des réfugiés afghans. Quant aux sentiments humains qui ne distinguent pas entre la misère kurde et la misère haïtienne, ce qui est l’évidence pour les citoyens a manifestement cessé de l’être au sommet de l’Etat.

La Ligue des droits de l’Homme, la Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme, l'Association Européene pour la Défense des Droits de l'Homme et le Réseau euroméditerranéen des droits de l’Homme tiennent les autorités françaises pour responsables du sort de ces réfugiés et notamment du respect de leur droit de demander l’asile et d’être traités dignement sur le sol de la République française.

vendredi 22 janvier 2010

Electricité: le + et le -

2 infos parues dans la presse du Vendredi 22 janvier prouvent que dans la même entreprise on peut rencontrer du positif ou du négatif. A vous de trouver la polarité de chacune de ces deux brèves.

1) Henri Proglio renonce à son double salaire
Le PDG d’EDF ne touchera pas sa rémunération annuelle de 450.000 euros de président de Veolia Environnement.
Selon la presse, c'est le président de la République, lui même, qui a voulu éteindre la polémique qui a enflé ces deux derniers jours en demandant à Henri Proglio de faire marche arrière.
Il ne touchera que 1,6 million d'euros annuels, une rémunération en augmentation de 45% sur le salaire de son prédécesseur Pierre Gadonneix.
Sortez vos mouchoirs.!
Dernière minute: Véolia a provisionné 13,1 millions d'euros pour sa retraite chapeau.
Rangez les mouchoirs!

2) A Toulouse, un technicien d’ERDF a été mis à pied pour avoir rétabli le courant à des RMIstes
Dominique Liot, agent ERDF, membre du collectif CGT « Robin des bois », a été mis à pied pendant 21 jours pour avoir rétabli le courant à un couple de RMIstes et à leur fille de 2 ans.
Sortez vos mouchoirs.!

Une question tout de même : combien de RMIstes pourraient voir le courant rétabli avec 450 000 euros ?

La LDH de La seyne et Ciné83 présentent INVICTUS

La Ligue des Droits de l’Homme de La Seyne et Ciné83 ( Fédération des Oeuvres Laïques du Var ) présentent le Jeudi 4 février, à 19 h 30, dans la salle Apollinaire de la Seyne,
Invictus, le film de Clint Eastwood
suivi d’un débat sur « Droits de l’Homme, sport et politique »

Le film :
En 1994, l'élection de Nelson Mandela consacre la fin de l'Apartheid, mais l'Afrique du Sud reste une nation profondément divisée sur le plan racial et économique. Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport, et fait cause commune avec le capitaine de la modeste équipe de rugby sud-africaine, François Pienaar.
Leur pari : gagner le Championnat du Monde 1995...

Participants au débat "Droits de l'homme, sport et politique"
Eric Melville, un ancien joueur de rugby à XV sud-africain, champion de France avec le RCT en 1987 et 1992. Naturalisé français, il a joué avec l’équipe de France au poste de troisième ligne centre. http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Melville ,
René Merle, Historien, agrégé d'histoire, docteur ès lettres. Très attaché aux valeurs de la République..http://www.rene-merle.com/ ,
Eric Briquet-Campin, responsable à la Fédération des Ouevres Laïques du Var, arbitre international
et la LDH de La Seyne sur Mer
Contact 06 81 89 09 61

jeudi 21 janvier 2010

Vous êtes Français ? Prouvez-le !

Appel à l’initiative de la LDH et de Daniel Karlin, documentariste, un appel a été lancé, signé par de nombreuses personnalités et publié dans Libération pour dénoncer les difficultés qu’ont certains citoyens à renouveler leurs papiers d’identité. Vous pouvez signer directement en ligne cet appel sur ce site

Depuis plus de vingt ans, les différents gouvernements infligent un traitement discriminatoire aux Français nés à l’étranger, ou nés en France de parents étrangers ou devenus français par naturalisation.
À l’occasion du renouvellement de ses papiers d’identité, il est maintenant demandé systématiquement à chacun d’entre eux de faire la preuve de sa nationalité française. La situation continue de s’aggraver : d’une pratique qui se cantonnait à la carte d’identité, la délivrance du passeport fait désormais l’objet des mêmes attentions et on en arrive à l’ouverture d’un bureau spécialisé pour ces Français « différents ».
Au-delà de l’avalanche de preuves réclamées, de la difficulté de reconstituer des parcours que l’histoire de la France ou du monde a bouleversés et de la répétition stupide des mêmes demandes à chaque renouvellement, imagine-t-on ce que représente cette mise en cause directe de la personnalité de chacun et le réveil douloureux de souvenirs souvent dramatiques ?

Il y a quelque chose d’intolérable à faire ainsi de millions de Français d’origine les plus diverses des personnes suspectes a priori de fraude, puisque ce sont à elles de prouver leur nationalité et non à l’administration de démontrer une fraude ou une erreur. Cette attitude est d’autant plus vexatoire qu’en vertu de l’article 21-13 du Code Civil, la nationalité de ceux qui ont vécu en tant que Français depuis plus de dix ans ne peut plus être contestée.

Nous dénonçons une logique résultant d’une peur de l’Etranger, dont il importerait de se prémunir à toute force, y compris en suspectant des millions de Français. Et parce que nous refusons que ces situations se règlent par des passe-droits en faveur de ceux qui ont les moyens de protester contre de telles discriminations, nous exigeons que le gouvernement y mette un terme et rétablisse un traitement normal et égal pour tous de la délivrance des pièces d’identité.

2511 signatures en date du 21 janvier 2010
Nous vous invitons à télécharger l’appel et à consulter le site de la LDH pour signer en ligne

mercredi 20 janvier 2010

Besson, encore lui

Voulez vous une preuve de l'omniprésence d'Eric Besson?

Un ministre ouvert aux suggestions
Info du 4 janvier 2010:
Parmi les contributions des internautes au débat sur l'"identité française", l'une d'elles a interpellé le ministre, qui proposait "une sorte de contrat commun (...) établissant des principes à la fois moraux et politiques qui constituerait un ensemble de règles et de droits".
M. Besson retient "l'idée du serment qui concernerait les Français atteignant leur majorité et les étrangers accédant à la nationalité française. Je trouve ça intéressant", a-t-il déclaré devant une salle bourrée de journalistes. "Est-ce qu'une partie de la France, sceptique à cet égard, est capable d'entendre, de comprendre l'acte d'amour (...) l'acte de foi que ça représente? Je ne sais pas. Donc il faut le peser".

Oui, "intéressant". De voir jusqu'à quelles extrémités ce ministre est prêt à aller, finalement. Un acte d'"amour et de foi?". Pour qui ou pour quoi?

Question subsidiaire: On peut choisir sur la tête de qui on prête serment?

Un ministre soucieux de bien définir les droits et les devoirs de chacun vis-à-vis de la République
Sitôt dit, sitôt intégré. C'est le 14 janvier, lors d'un débat sur l'identité nationale à Marseille, que le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale a annoncé qu'il comptait proposer au président de la République d'instaurer une charte des droits et devoirs que les Français signeraient au moment de leur majorité.

Bonne idée que de rappeler les principes de la République. Dommage que ceux de "Liberté, Egalité, Fraternité, laïcité" soient bafoués par ceux-là mêmes qui les exigeraient de jeunes gens d'à peine 18 ans.
A moins qu'il ne s'agisse de changer également ces principes de façon à ce qu'ils correspondent à la notion étriquée et sectaire de cette '"identité nationale" dont on nous rebat les oreilles et dont personne ne peut en définir le concept sans éliminer des pans entiers de ce qui constitue l'identité française, justement.

Alors, l'omniprésent M. Besson, grisé par le nom de son ministère, ne chercherait-il point à séparer le "bon grain de l'ivraie", au mépris de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen qui définit les droits fondamentaux de chacun? Et qui comporte 30 articles, parmi lesquels l'article premier:

"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité".

Et l'article 30:
"Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés".
Ecrit par MCV

mardi 19 janvier 2010

Eric Besson, plus souvent que Sarkozy

Eric Besson est devenu incontournable. Depuis le début de l’année, on le rencontre plus souvent que son patron dans tous les médias. Presse, télé, radio, AFP, le ministre de l’Education et de l’Identité nationale est sur tous les fronts

Ecrivain,
Il vient de sortir chez Grasset un livre de 120 pages « Pour la nation » qui traite de l'identité nationale.

Justiciable,
Il a été assigné en référé pour «contrefaçon» et «concurrence déloyale» par les héritiers de Jean-Marc Varaut, avocat décédé qui fut membre de la commission de réforme du Code de la nationalité pour ce titre utilisé pour une publication antérieure sur le même thème.L’affaire sera examinée mercredi 20 janvier.

Videur zélé
Il a annoncé jeudi 7 janvier sur Europe 1 que 29.000 étrangers en situation irrégulière avaient été expulsés en 2009, alors que le chiffre qui lui avait été assigné dans sa lettre de mission par Nicolas Sarkozy était de 27.000.
Il a battu à plate couture l’ancien ministre, Brice Hortefeux : 2.000 expulsés de plus.

Consensuel
Comme 55% des Français (sondage CSA pour le Parisien-Aujourd'hui en France), il est favorable au vote des étrangers aux élections locales, avec une nuance toutefois: il aimerait limiter cette mesure aux personnes originaires des anciennes colonies.

Pour Jean-François Copé, président des députés UMP,« le droit de vote est indissolublement lié à la nationalité française"...

Un homme au grand cœur
Selon un communiqué du ministère, il "a donné, mercredi 13 janvier 2010, instruction à ses services de suspendre immédiatement toutes procédures de reconduite dans leur pays d'origine des ressortissants haïtiens en situation irrégulière sur le territoire national".
Une précision indispensable dans un contexte d’expulsions massives.

Mais un père peu attentif
En effet, d’après la presse, ses enfants souhaitent sa démission. Il refuse, ne voulant pas abandonner sa mission, alors que d’après la sagesse populaire, la vérité sort de la bouche des enfants. Peut-être faudrait-il lancer une pétition de soutien pour les aider?

lundi 18 janvier 2010

Les militants de "Jeudi noir" expulsés de la place des Vosges

Le 27 octobre, l'association Jeudi noir "réquisitionnait" un superbe hôtel particulier où naquit la marquise de Sévigné, écrivain célèbre du XVIIe et "vide depuis 40 ans" selon les militants. Les occupants de l'immeuble parisien de la place des Vosges ont entre 20 et 30 ans, sont souvent étudiants et n'ont ni les moyens ni les garants pour trouver à se loger sur Paris. "Il faut donc prendre les choses en main et essayer de trouver un endroit qui ne sert à personne", avait expliqué Nabila Hamic, une des expulsables de l'immeuble de la place des Vosges.

Huit jours pour partir
C'est la tutrice de la propriétaire, Béatrice Cottin, une femme de 87 ans, qui avait assigné les militants devant le tribunal afin de les expulser "sans délai. Le tribunal d'instance du Ve arrondissement de Paris a ordonné l'expulsion de 12 militants du collectif Jeudi Noir.

Les juges ordonnent finalement aux "squatteurs" de payer 3.500 euros par mois d'indemnités, soit environ 10.000 euros au total pour la période durant laquelle ils ont occupé l'immeuble. La sanction passera à 25.000 euros par mois s'ils n'ont pas quitté les lieux dans huit jours, dit le jugement. Les militants de "Jeudi noir" seront expulsés "au besoin avec l'aide de la force publique faute de départ volontaire, à compter du 8ème jour du prononcé de la présente ordonnance", rapporte l'AFP.

Moins que les 140.000 € demandés par la tutrice, mais une très belle somme pour des personnes qui ne peuvent déjà pas s'acquitter du loyer d'un logement décent.

dimanche 17 janvier 2010

Main basse sur l'école publique

A la Seyne, 80 personnes ont assisté à une conférence-débat sur le thème de la défense de l’école publique. ( Voir en cliquant sur l’image, l’article de Var Matin du 17 janvier 2010) .

Plusieurs associations dont la LDH de La Seyne étaient présentes et ont pu ecouter la démonstartion de Eddy Khaldi (*), co auteur avec Muriel Fitoussi (**) d’un livre « Main Basse sur l’école publique » dont voici la 4éme de couverture.

"L'Éducation Nationale est accusée de « fabriquer des crétins » et d'entretenir le « chaos pédagogique », l'insécurité et le chômage.
En évitant les débats parlementaires, Xavier Darcos impose sans discussion une véritable révolution libérale. Le gouvernement met rapidement en oeuvre une succession de mesures : suppression de la carte scolaire et de postes d'enseignants, évaluation publique des enseignants et des établissements, financement par l'État du développement des établissements privés dans les banlieues...
Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi dévoilent la signification de ces mesures.
Ils révèlent que des associations de libéraux et de catholiques conservateurs proches du Front national et de l'Opus Dei sont à l'origine de ces propositions. Au nom de la liberté de choix, on prépare une privatisation de l'Éducation. La réforme de l'école est au coeur du projet de Nicolas Sarkozy. L'école institution de la République laïque est décriée, attaquée pour lui substituer une logique libérale dans laquelle l'école privée est instrumentalisée pour concurrencer et démanteler le service public.
Quelle part prennent l'actuel gouvernement et son ministre de l'Education nationale dans cette exacerbation de la concurrence, dans les nouveaux privilèges concédés à l'enseignement catholique ? Quel rôle jouent les officines libérales et intégristes qui prennent pour cible l'école publique ? Quel sens donner à toutes ces premières mesures engagées dans la précipitation : suppression de la carte scolaire, instauration d'un chèque éducation pour le privé, concessions sur la mixité, le service minimum... ? Des faits, des actes, des décisions, des liens, des réseaux montrent les multiples connivences, qui depuis une trentaine d'années s'entendent pour lancer une OPA sur l'Ecole publique."

Vous pourrez lire un dossier un complément d'informations sur le site " Main basse sur la l’école publique "
(*)Eddy KHALDI, enseignant, militant syndicaliste et associatif, suit depuis 25 ans les questions de société et de laïcité relatives à l'école, auteur de plusieurs articles sur ces questions
(**)Muriel FITOUSSI, journaliste spécialisée dans les sujets de politique et de société (Dossiers du Canard Enchaîné, Libération, Paris Obs.…). Elle a publié en 2007 "Femmes au pouvoir, femmes de pouvoir" chez Hugo & Co 2007.

Rayhana: agression d'une comédienne

La LDH a réagi rapidement à l'agression de Rayhana

A mon âge, je me cache encore pour fumer : tel est le titre d’une pièce jouée à la Maison des Métallos, à Paris, par la compagnie Orten. Dans le décor d’un hammam d’Alger, elle met en scène les femmes, leurs corps, les violences qu’elles subissent de la part des hommes et leur refus de traditions infériorisantes.

Alors qu’elle partait pour une représentation, la comédienne Rayhana a été menacée et aspergée d’essence qu’heureusement ses agresseurs n’ont pas réussi à enflammer. Cette tentative d’homicide la visait explicitement en tant qu’auteur de la pièce.

La LDH dénonce cette agression barbare. D’abord parce que la violence envers les femmes est intolérable ; ensuite parce que Rayhana, comme toutes et tous, a le droit de s’exprimer librement, y compris pour revendiquer la liberté.

La LDH s’associe au comité de soutien pour condamner cette agression et elle exprime toute sa solidarité à l’auteure, à la compagnie Orten et à la Maison des Métallos qui l’accueille.

jeudi 14 janvier 2010

Droits de l'Homme et nanotechnologies

Le débat se poursuit. Soyons vigilants !

Sous le titre « Un débat invisible à l’œil nu », l’hebdomadaire POLITIS revient sur cette affaire rocambolesque d’hypocrisie et de perfidie, organisée par le gouvernement français pour promouvoir les nanotechnologies.

Rappelons en deux mots de quoi il s’agit. C’est d’abord une question d’échelle. Dans le Système International de mesure, l’unité est le mètre. Et bien le nanomètre est la milliardième partie du mètre (1/ 1 000 000 000). C’est pas bien grand, c’est discret, ça ne peut pas faire de mal. Ben voyons ! On est à l’échelle du tout petit-tout mignon et picétou ! Si vous avez bien suivi, vous avez compris qu’on est bien à l’échelle de la molécule ! Il s’agit donc de technologies de l’infiniment petit. Et alors ? Où est le problème ?
Pour argumenter notre réflexion, à nous, adhérents de la LDH, on peut se poser 2 questions.

1- En quoi ces nouvelles technologies de l’infiniment petit nous concernent directement dans notre vie quotidienne ?
Pas question, ici, de rentrer dans des détails scientifiques que vous pourrez consulter sur d’autres supports. Retenons simplement que ces nouvelles technologies de la matière trouvent des applications dans des domaines aussi variés que l’agroalimentaire, la médecine, la pharmacie, le textile, la cosmétique, le bâtiment (peintures, colles, mastics), les énergies nouvelles, la surveillance des individus, l’armement, etc.
Comme on peut l’imaginer – et c’est bien là l’essentiel – il s’agit de marchés exceptionnellement juteux, évalués à plusieurs centaines de milliards d’euros. Ce qui explique bien des choses et en particulier l’effort promotionnel du gouvernement.

2- En quoi la LDH est-elle concernée par ce débat public ?
Il suffit de considérer les multiples champs d’application des nanotechnologies pour constater que les défenseurs des droits de l’Homme doivent se montrer particulièrement vigilants. Qu’on ne nous refasse pas le coup des OGM ou des agrocarburants.
L’alimentation, la santé, la surveillance des citoyens, « bénéficient » déjà et depuis quelques années de ces développements technologiques, et ceci dans la plus grande discrétion. Mais il faut passer à une tout autre échelle pour faire encore plus de profits, quitte à faire l’impasse sur quelques principes simples de précaution et d’expérimentation. Il faudra être les premiers à déposer des brevets pour pouvoir inonder le monde de ces produits pour le moins suspects.
Bien entendu, une fois de plus, tout cela est réservé à la masse des peuples ignorants, mal informés, proies faciles de ces financiers sans scrupules et de leurs alliés au pouvoir dans les pays développés. Les plus riches, eux, mieux informés, pourront toujours échapper à ces produits grands publics et bon marchés.

De nombreuses voix de scientifiques de renom commencent à dénoncer les dangers de ces « nanoparticules » qui, de par leurs très petites tailles, diffusent sournoisement dans l’environnement et au sein même des organismes vivants et donc de l’homme. Des premières études publiées récemment montrent toute la nocivité de ces nouvelles molécules. Le problème de leur dégradation et de leur élimination est posé avec inquiétude.

Une fois de plus le principe de précaution devrait s’imposer. Au lieu de cela, notre gouvernement organise une tournée de propagande scandaleusement intitulée « débat public », qui se déplace de ville en ville dans un silence médiatique qui nous laisse perplexe.
Mais, fort heureusement, ce débat tourne à la catastrophe pour les gentils organisateurs. Á Strasbourg, lors de la première réunion, à Toulouse, Clermont-Ferrand, Lille, Grenoble, Caen, Besançon, Metz, Rennes, de partout la supercherie est dénoncée et le débat tourne au fiasco. Les opposants sont de plus en plus nombreux et déterminés à se faire entendre et à contester les roucoulades des « experts », tous plus ou moins financés par l’Etat et par d’importants groupes privés tels que LVMH, le CEA ou les industries chimiques.

Une citation pour conclure : « On est dans la gestion des incertitudes, et non pas des risques. »
De qui est cette phrase hautement philosophique d’après vous ? Je vous le donne émile ! D’une distinguée représentante du ministère de la Santé, mazette.
Comme le dit pertinemment le journaliste de POLITIS : « En gros, il n’y a aucun risque, mais on n’en est pas sûr. »

Source : POLITIS http://www.politis.fr/
ALTERRE ECO http://rl-blogue.blogspot.com/

mercredi 13 janvier 2010

Comment peut-on être afghan à Paris?

Dans un texte-pétition, l’écrivain Atiq Rahimi (Prix Goncourt 2008 pour son livre Syngué sabour, pierre de patience ) demande aux autorités françaises de donner un toit aux migrants.
Interrogé par des journalistes de l’Huma ou de Télérama, il fait part de son indignation et de sa propre expérience , quand en 1985, il a fui son pays.

Il est l’auteur de cette lettre pétition, parrainée par Jane Birkin.

Comment peut-on être Afghan à Paris
Paris, Canal St Martin, 7 janvier 2010

Ils sont jeunes, certains ont à peine quinze ans, aucun plus de trente. Les plus chanceux ont une écharpe et un bonnet. Presque pas un n’a de gants. Le thermomètre pointe zéro. Qu’est-ce que ça change ? De toute façon, ce n’est pas le maigre brasier, deux planches minables, quatre cageots humides qui vont les réchauffer.
Ils sont cent cinquante à peu près. Cinq cents dans tout Paris, à marcher dans des tennis troués, à tourner, sans trouver où s’arrêter au chaud.

Ils sont Afghans.
Ils ont lâché leur vie, leur famille, leurs amis, leur pays. La plupart viennent de régions contrôlées par les talibans. D’autres non. Quelle importance. Des bombes sautent à Kaboul. C’est tout le pays qui s’abandonne à la guerre.
La France, c’est-à-dire nous, les poursuit comme des criminels. Menottes, avion : c’est aux barbus qu’on les remet puisque les intégristes sont les seuls à leur ouvrir les bras.
Souvenez vous de ce temps : on appelait encore un mineur un enfant. Aucun ministre alors ne se serait permis de nous laisser croire qu’il est bon de laisser un enfant l’hiver dans la rue. Même étranger.
Et il y a certainement eu une époque où on appelait un immigré un homme. Même s’il était sans papier.

Ces enfants, ces hommes sont venus chez nous portés par l’espoir d’échapper à la violence. D’étudier. De mener une vie paisible. D’être dignes. Ce ne doit pas être trop demander.
Ne jetons pas dans les eaux du canal le manteau que St Martin a partagé avec un pauvre.
Atiq Rahimi

Signature de la pétition en utilisant ce lien: http://sites.google.com/site/afghansparis/ .

Une militante de la LDH injustement poursuivie

Communiqué de la Ligue des droits de l'Homme Paris, le 12 janvier 2010.

Sakina Arnaud, militante de la Ligue des droits de l'Homme qui a appliqué dans un supermarché de Talence (Gironde) des autocollants appelant au boycott des produits israéliens; a fait l'objet de poursuites pour incitation à la haine raciale et sera jugée à ce titre mercredi 13 janvier 2010.

La Ligue des droits de l'Homme considère que ces poursuites sont non seulement injustifiées mais extrêmement choquantes, l'acte de cette militante ne pouvant une seule seconde être considéré sérieusement comme une incitation à la haine antisémite.
Plus généralement, la LDH refuse que toute critique de la politique des gouvernants israéliens et tout acte d'opposition aux graves violations des droits de l'Homme dont ces gouvernants se rendent coupables depuis des années soient taxés d'antisémitisme : cet amalgame est non seulement insultant pour les citoyens qui émettent ces critiques mais extrêmement dangereux y compris pour la lutte contre la haine antisémite que la LDH mène depuis son origine même.

Pour autant, la Ligue des droits de l'Homme tient à rappeler que, comme la Plateforme des ONG pour la Palestine dont elle est membre, elle n'appelle nullement au boycott de l'ensemble des produits israéliens mais seulement à celui des produits fabriqués par des entreprises israéliennes implantées dans les colonies, produits qui devraient, si les normes européennes étaient respectées, être clairement identifiables par chaque consommateur. Cette position découle logiquement de l'illégalité incontestable de la colonisation israélienne dans les territoires occupés, alors que l'existence de l'Etat d'Israël est évidemment hors de débat aux yeux de la Ligue des droits de l'Homme.

Alors que l'injustice faite au peuple palestinien perdure dans une inacceptable indifférence de la communauté internationale, il importe plus que jamais d'éviter les confusions qui, qu'elles soient intentionnelles ou involontaires, ne peuvent que desservir la cause de l'universalité des droits et du respect de l'ensemble des populations concernées.

mardi 12 janvier 2010

Mme Amara porte préjudice aux valeurs de Kärcher

Kärcher proteste de nouveau après les propos controversés de Fadela Amara

Le groupe familial Kärcher a de nouveau protesté mardi contre l'utilisation de sa marque par les hommes politiques, après les propos controversés tenus par la secrétaire d'État à la Ville, Fadela Amara, trois ans après des paroles similaires prononcées par Nicolas Sarkozy.

"La société Kärcher ne se reconnaît pas dans les propos et les amalgames auxquels est associé son nom", selon un communiqué de Kärcher France.

Lundi, dans un entretien au quotidien régional Le Progrès, Fadela Amara avait estimé qu'il " faut nettoyer au Kärcher, nettoyer cette violence qui tue nos enfants dans les cités". La secrétaire d'État à la Ville réagissait à la mort d'un enfant de 12 ans, lors d'une fusillade en pleine rue, à la suite d'une altercation entre jeunes de quartiers différents, mi-décembre à Lyon.
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Précédent
Il y a trois ans déjà, quand le président de la République, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, avait déclaré qu'il voulait "nettoyer au Kärcher" un quartier populaire de Seine-Saint-Denis, l'entreprise avait protesté, estimant que l'amalgame nuisait à son image. Kärcher avait alors lancé une vaste campagne de communication, qualifiée mardi de "coûteuse". Cette fois, "à l'approche de nouvelles élections", l'entreprise a envoyé une lettre à Mme Amara, estimant que "l'utilisation du nom Kärcher, en association avec une question politique polémique et négative, porte préjudice à l'ensemble du groupe Kärcher", et notamment à "ses valeurs" déclinées en 12 axes dans son projet d’entreprise.
Pour comprendre l'irritation de l'entreprise souabe, il est utile de lire le 9ème axe intitulé :
Responsabilité sociale
"KÄRCHER assume sa responsabilité citoyenne : dans tous les pays, nous tenons compte des valeurs et des normes respectives, des droits de l’homme et la législation, y compris sociale."

Sources :
Pour le texte
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-01-12/polemique-karcher-proteste-de-nouveau-apres-les-propos-controverses-de/920/0/412805
Pour le Projet d'entreprise

lundi 11 janvier 2010

"Nous serons très attentifs à ce qui se fait à La Seyne"

Un article "Questions à Alex MASSARI, Président de la section locale de la ligue des droits de l'homme." paru dans Var Matin de samedi 9 janvier 2010 présente notre section.

La Ligue des droits de l'homme a validé en décembre dernier la création d'une section à La Seyne. Les militants ont organisé, jeudi soir, aux Chantiers de La Lune, leur première réu­nion. En un mois d'exis­tence, l'association compte déjà 25 membres.

Pourquoi avoir créé une section à La Seyne?
Nous sommes à là base des militants de la LDH de Toulon. Mais cette section est déjà très importante avec plus de 135 membres. Et on s'est rendu compte qu'entre Toulon et Marseille il n'en existait pas. On a senti un manque ici alors qu'il y a une population réceptive.

Quelles actions souhaitez-vous mener?
Nous voulons être proches de la réalité seynoise et nous serons très attentifs à ce qu'il se passe ici. La LDH aborde tous les sujets qui touchent nos droits fondamentaux. Nous souhaitons aussi sensibiliser les jeunes. Nous allons ainsi intervenir dans les lycées. Nous allons également organiser des projections débats au théâtre Apollinaire

Quels sont vos prochains rendez-vous?
Nous participerons le 16 janvier à partir de 9 heures à une réunion organisée au centre de vacances Tamaris de la RATP « L'organisation l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir d'État ».

En savoir plus.
Le bureau de la section seynoise des droits de l'homme est constitué d'Alex Massari ( président), Denise Reverdito (Vice-présidente), René Reverdito (trésorier) et Manou Le Gal (secrétaire) Renseignements et adhésion: ldhlaseynesurmer.blogspot.com ou 06 81 89 09 61

RECUEILLI PAR O. M.

Cette vague de froid nous fatigue

Samedi, en lisant Le Parisien dans le métro, un article a retenu mon attention.

Sous le titre « Cette vague de froid nous fatigue. Le thermomètre n’en finit plus de baisser sur toute la France. Des conditions météo qui mettent le corps et l’esprit à rude épreuve. », le journaliste donnait quelques conseils indispensables pour que notre organisme, déjà mis à rude épreuve par les agapes et excès du réveillon, ne soit pas trop perturbé par ce long tunnel glacial qui doit durer, selon Météo France encore une dizaine de jours, avec des températures négatives exceptionnelles.
Attention à la gastro,
Pensez à vous désinfecter régulièrement les mains avec une lotion hydroalcoolique.
Ne commencer pas un régime basses calories.
Consommer moins de calories alors que le froid nous en fait dépenser davantage fait peut-être maigrir, mais ce n’est pas le meilleur moyen pour se protéger contre les maux de l’hiver
Pas de sport en plein air.
Le sport en plein air est déconseillé par temps de grand froid. Les personnes souffrant d’une maladie cardiovasculaire doivent éviter de faire de gros efforts durant cette période de froid.
Et puis j’ai monté les marches de la station. J’ai rabattu mon col, senti le froid qui attaquait les lèvres et le haut de mon front. J’ai cherché mon chemin et j’ai vu un SDF dans son carton, dans le froid sibérien qui régnait dans la Ville Lumière.
J’ai présumé qu’il n’avait pas lu l’article, lui qui passe son temps dans le froid et qui depuis longtemps fait un régime très basses calories.
J’ai pensé surtout qu’il ne se rappelait plus que le 18 décembre 2006, à Charleville-Mézières, le candidat Nicolas Sarkozy promettait qu'en 2008, plus personne ne mourrait de froid dans la rue:
« Je veux si je suis élu président de la République que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine. Si on n'est plus choqué quand quelqu'un n'a plus un toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société, où vous voulez que vos enfants vivent en paix, qui s'en trouvera remis en cause ».

Source: http://www.leparisien.fr/societe/cette-vague-de-froid-polaire-nous-fatigue-09-01-2010-770625.php
Pour Info:
Selon l'Insee en 2001, il y aurait 80 000 SDF en France. Cette évaluation est à rapprocher de celle du magazine mensuel économique Alternatives Economiques qui en 2002 estimait que la France comptait 86 500 SDF, 85 000 personnes en hébergement d’urgence et 24 000 en habitat de fortune. Certaines associations parlent de deux à trois fois plus

mercredi 6 janvier 2010

Liberté de la presse à géométrie variable

Deux articles publiés à deux mois d’écart prouvent que le gouvernement français est très sensible aux atteintes à la liberté de la presse dans les pays étrangers, et c'est tout à son honneur, mais qu'il ne s’inquiète pas du recul de cette même liberté en France.
Le premier est paru le 6 janvier 2010, dans le site officiel du Ministère des Affaires étrangères, le second plus ancien présente le classement établi par Reporter Sans Frontières dans la presse française en Octobre 2009.

1) Atteintes à la liberté de la presse en 2009 (6/01/2010)
Deux ONG viennent de publier deux rapports particulièrement alarmants sur les atteintes à la liberté de la presse et les violences faites aux journalistes en 2009.
L’ONG Presse Emblème Campagne (PEC) fait état de 121 journalistes tués dans 25 pays en 2009, un nombre en hausse de 33% par rapport à 2008.
Reporters sans frontières (RSF) recense, pour sa part, 76 journalistes tués (+26% par rapport à 2008), 33 journalistes enlevés, 573 journalistes arrêtés, 1 456 agressés ou menacés 570 médias censurés, 157 journalistes ont fui leur pays, 1 blogueur mort en prison, 151 blogueurs et Net-citoyens arrêtés, 61 agressés, 60 pays touchés par la censure d’Internet.
La France relève avec préoccupation l’aggravation des atteintes à la liberté de la presse dans le monde en 2009 et rend hommage aux journalistes disparus dont elle salue leur courage dans l’exercice de leur profession. Elle réitère sa ferme condamnation des atteintes à l’intégrité physique des journalistes, ainsi qu’à l’ensemble des atteintes à la liberté de la presse. Il incombe aux États d’assurer la sécurité des journalistes et le libre exercice de la liberté d’expression, conditions essentielles de la démocratie. Rien ne peut justifier les attaques contre la liberté de la presse et la sécurité des journalistes. Il est essentiel que les États et la communauté internationale se mobilisent afin que la liberté de la presse soit respectée et que les journalistes puissent exercer leur profession librement et en sécurité : c’est le sens de la résolution 1738 que le Conseil de sécurité a adoptée le 23 décembre 2006 à l’initiative de la France et de la Grèce sur la protection des journalistes dans les conflits armés. Le respect universel de cette résolution reste plus que jamais d’actualité. Celle-ci réaffirme la nécessité de prévenir les actes de violence à l’encontre des journalistes et de juger les auteurs de ces violences quand elles n’ont pu être empêchées.
2)La liberté de la presse se dégrade en France selon le classement RSF (20/10/2009)
La liberté de la presse se dégrade nettement en France selon le classement mondial publié mardi 20 octobre par Reporter Sans Frontière (RSF), passant de la 35e à la 43e place, derrière le Surinam et devant le Cap-Vert. Les pays européens se montrent moins exemplaires, tandis que les Etats-Unis gagnent vingt places et qu'Israël en perd quarante-sept.
L'Europe régresse
En haut du classement, qui compte 175 pays, figurent treize pays européens, le Danemark, la Finlande et l'Irlande en tête. Cependant, RSF note que l'Europe, "longtemps exemplaire en matière de respect de liberté de la presse", recule : "seuls quinze des vingt premiers pays sont du Vieux continent contre dix-huit en 2008. Il est inquiétant de constater que des démocraties européennes comme la France (43e sur 175), l'Italie ou la Slovaquie continuent, année après année, de perdre des places dans le classement", commente Jean-François Julliard, secrétaire général de l'organisation.
Les pressions des autorités
Les mises en examen, les placements en garde-à-vue et les perquisitions dans les médias, mais aussi l’ingérence des autorités politiques, notamment du chef de l’État, sont tenus responsables de la dégradation de la note de l'hexagone. En Italie, l'interventionnisme du président du Conseil est également mis en cause, de même que les pressions de la mafia et un projet de loi limitant l'utilisation des écoutes administratives par la presse."Comment dénoncer les violations commises dans le monde si l'on n'est pas irréprochable sur son territoire ?", relève-t-il.

mardi 5 janvier 2010

Rien ne se perd,

Un article paru dans le Monde du 4 janvier " En 2010, je navigue masqué sur le Net", de Bertrand Legendre, nous rappelle que nos consultations sur le Net sont archivées.

Si nous sommes conscients des dangers que nous courrons à nous exposer sur le Net en utilisant MySpace ou Facebook, nous laissons des traces à notre insu quand nous consultons des sites.

Ces informations sont très utiles, entre autres, aux entreprises commerciales qui peuvent nous cibler, connaître nos goûts et nous proposer des produits adéquats.

Pour vous convaincre, il existe dans Google, moteur de recherche le plus utilisé, une page où sont recensés tous les sites que vous avez visités. Pour en connaitre le contenu, cliquez sur le Dashboard de Google. Vous pourrez, comme je l’ai fait hier, remonter le temps, retrouver ce qui vous interessait, par exemple, au mois d'avril 2009.

Un conseil, pour ne pas vous faire pister, ou du moins pour brouiller un peu les pistes, « pensez à effacer systématiquement l’historique du Web et utilisez Tor, un logiciel libre qui fait transiter les données sur la toile selon une trajectoire aléatoire et efface ainsi les traces de mes navigations. »

Agenda du mois de Janvier

Réunions

Jeudi 7 janvier 2010, à 18 h 30,
Chantiers de la Lune, 31 Place Benoît Frachon 83500 La Seyne sur Mer
Réunion des adhérents de la section

Samedi 16 janvier 2010 à partir de 9 heures,
Centre de vacances de la RATP, 75 ch. de l'Evescat au Fort Caire, Tamaris La Seyne sur mer,
en présence d' Eddy KHALDI co-auteur de "main basse sur l'école publique"
L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir d’Etat

Samedi 23 janvier 2010, 9 h 30,
Maison jeunesse et association, Boulevard Rey, Saint Maximin la Sainte Baume
Comité Régional Provence Cote
Assemblée générale des sections

Spectacles

Vendredi 29 janvier 2010, 20 h 45
Théâtre Apollinaire, Avenue du Docteur Mazen, La Seyne-Sur-Mer
Beaucoup de bruit pour rien

Téléphone : 04 94 06 84 05 Internet : http://www.theatreurope.com

Mardi 2 février 2010, à 20h45
Espace Comedia, 10, Rue Orves, 83000 Toulon
SACCO ET VANZETTI
Théâtre contemporain
téléphone : 04 94 36 19 16 Internet: http://www.espacecomedia.fr/