vendredi 26 février 2010

Les Etats Généraux de la Femme

A Marseille se sont déroulés la semaine dernière les Etats Généraux de la Femme. La lecture des premiers comptes-rendus proposés par Elle sont très interessants car on s’aperçoit qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que soient respectés, pour les femmes, les droits de l‘Homme.
Sexualité, travail, partage des tâches, éducation... Ce sont quelques uns des nombreux sujets qui ont été évoqués lors des tables rondes des Etats Généraux de la femme à Marseille.

Contraception et certificats de virginité
Encore aujourd’hui, dans les quartiers Nord de Marseille, une fille ne peut pas être en jupe. Et, comme l’explique Miriam, « C'est facile de mettre le voile, ce qui est dur c'est de l'enlever".
Le débat s’est fait plus houleux lorsqu’il a été question des traditions et de la virginité des filles maghrébines. Une gynécologue a ainsi expliqué qu’elle reçoit de nombreuses jeunes filles, qui sont nées et ont grandi en France, et qui viennent consulter pour obtenir un certificat de virginité ou se renseigner sur la réfection de l’hymen. Ce médecin a expliqué qu’elle n’accédait pas à leurs demandes. Pour certaines participantes, il est nécessaire justement d’assumer sa vie sexuelle pour que les choses évoluent. D’autres femmes pensaient, au contraire, qu’il était utile de répondre positivement à la demande de ces jeunes femmes.
Un médecin du Planning Familial a ensuite expliqué que l’accès à l’IVG n’est pas tant un problème alors que la contraception, si ! Des jeunes filles issues de différentes communautés se font menacer et n’osent parler contraception à la maison.

Salaire = indépendance
Côté chiffres, à Marseille vivent 850 000 habitants dont 250 000 sous le seuil de pauvreté, dont la majorité sont des femmes. 1/3 des femmes travaillent ou très tôt le matin ou très tard le soir. Et elles sont 4sur 5 a également avoir une activité professionnelle les samedis et dimanches.16% se disent heureuses de travailler, car un salaire c’est aussi l’indépendance.

Le rôle de l’école et de la mère
Pour changer les mentalités, rien ne vaut l’école « L'école a un rôle à jouer dans l'apprentissage du respect, notamment à travers les manuels scolaires. » et l’éducation donné par les mères.
« C’est aux femmes de faire attention à l’éducation qu’elles donnent, notamment à leurs garçons »

Mais pour faire changer les mentalités, on pourrait aussi s’appuyer sur l’apport des femmes dans les entreprises.

En effet, les femmes et les hommes ont une approche et un comportement différents face au risque Ainsi on a pu constater que plus l'encadrement est féminin, plus l'entreprise réussit et moins elle prend de risques spéculatifs.
Une étude réalisée sur les entreprises du CAC40 sur la période 2002-2006 montre que les entreprises ayant un taux de féminisation de leur encadrement supérieur à 35% ont des performances supérieures aux autres en matière de croissance, de rentabilité, de productivité du travail et de création d'emplois. La diversité des sexes apporte une diversité des systèmes de représentation des individus et donc des questionnements et des solutions différentes.

La banque qui a le mieux résisté à la crise financière, en l'occurrence BNP Paribas, est également la banque dont l'encadrement est le plus féminisé (41,4%) alors que Dexia est la banque qui a essuyé les pertes les plus importantes, notamment à cause de ses investissements spéculatifs, n'a un encadrement féminisé qu'à 18,4%. Sexualité, travail, partage des tâches, éducation... Ce sont quelques uns des nombreux sujets qui ont été évoqués lors des tables rondes des Etats Généraux de la femme à Marseille.

jeudi 25 février 2010

" Invictus: l'apartheid au cœur du débat"

Dans Var Matin du samedi 6 février, un article qui rend compte de la séance de cinéma consacré à Invictus.
"M Melville, vous qui êtes un international de rugby, avez-vous retrouvé dans le film, la réalité de ce sport ?", demande, un peu naïf, un spectateur. Erie Melville (1), figure emblématique du RCT dans les années 80- 90, et originaire d'Afrique du Sud, sourit
"Ce sont des acteurs, pas de rugbymen. On retrouve les gestes, même si j'ai vu quelques coups d'envoi minables... De toute façon, si on vient voir ce film pour le rugby, c’est qu'on n'a rien compris !", répond-il.
La scène a lieu au théâtre Apollinaire, jeudi soir. La section seynoise de la Ligne des droits de l'homme (LDH) a organisé son premier ciné-débat autour d'« Invictus », de Clint East­wood. Un film qui raconte comment Nelson Mandela a réussi, grâce à la coupe du monde de rugby, à fédérer une Afrique du Sud encore marquée par l'apartheid.

"J'y étais en 1995 "
"Est-ce que ça c’est vraiment passé comme ça ? Il y avait vraiment cette ferveur autour de l'équipe- nationale (les Springboks, Ndlr)" demande un homme dans la salle.

" Oui, affirme Eric Melville. J’y étais pendant la coupe du monde avec Eric Champ, en 1995. Tout le monde ne parlait que de ça, les gens étaient partout dans les bars, les magasins. Il y avait une unité autour de l’équipe. Mais le plus fort, ce n’est pas que l’Afrique du Sud ait gagné, ni même son score. Ce qui me touche, c’est que Mandela ait su réconcilier le pays".
Pour l'ex-star du RCT, qui a lui-même vécu l'apartheid, "le sport véhicule des valeurs d’intégration. Et ça, Mandela l’a compris. La première fois que j'ai rencontré des gens de couleur, c'était en jouant au cricket".

Espoir avorté d'une France « black-blanc-beur »
Le public importe le débat en France. Le président de la section seynoise de la LDH, Alex Massari évoque l’espoir avorté d’une France « black-blanc-beur », lorsque les Bleus ont remporté la coupe du monde de football en 1998. " On y a cru. Aujourd’hui, on parle d'identité nationale », constate-t-il, amer.
Pour René Merle, ancien enseignant en histoire, ce film « américain » porte un regard presque
« enfantin » sur l'action de Mandela, voire manichéen avec une dimension religieuse indéniable. N’empêche," c’est quand même un message d’espoir. Le film apporte une morale qui nous rend meilleurs "

Marielle Valmalette .
1. L'ancien rugbyman avait déjà vu le film une première fois à l’occasion d'une projection privée destinée au dub des partenaires du RCT, fin janvier.

mercredi 24 février 2010

« On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! »

« On a trouvé la fraternité avec les français, par contre on n’a pas trouvé l’égalité avec l’Etat, on n’a trouvé la liberté ».Une phrase du film de 3 minutes pour les sans-papiers, «On bosse ici, on vit ici, on reste ici !», projeté ce lundi 22 février 2010 devant la Cinémathèque française, qui prouve que les migrants savent faire la différence entre le peuple et l’Etat français.

A l’origine de ce film, le réalisateur Laurent Cantet, Palme d’or du festival de Cannes 2008 pour son film «Entre les murs» explique la raison de cette action :
«J’espère que le film va pouvoir peut-être dénoncer l’hypocrisie terrible de notre système actuel, qui est de renvoyer 29 000 sans-papiers dans leur pays, mais en même temps d’en régulariser suffisamment pour le système tienne quand même. Ce n’est pas pour rien que l’on a fait le film aussi vite : les élections régionales approchant, je pense que le débat politique va s’enflammer un peu. On espère que toutes ces questions vont entrer dans le débat et le film va peut-être y contribuer.»

Le Collectif des cinéastes pour les "sans-papiers"
Face à l'indifférence des médias et des politiques, rendant invisible cette grève qui dure déjà depuis plus de quatre mois et touche plus de 6000 travailleurs sans papiers, 350 cinéastes français, ont décidé, comme certains d'entre eux l’avaient déjà fait avec "Nous, sans-papiers de France" en 1997 et "Laissez-les grandir ici !" en 2007, de réaliser un nouveau film, dont le titre reprendra le slogan des travailleurs sans papiers en grève : "On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici !".
Vous pouvez regarder ce film et découvrir le site du Collectif des cinéastes pour les "sans-papiers"en cliquant sur ce lien. http://collectifdescineastespourlessanspapiers.com/

lundi 22 février 2010

La France sur la plus haute marche du podium pour les suicides en prison

Alors que tous les médias repassaient en boucle samedi 20 février, le suicide de Jean-Pierre Treiber, l'unique accusé du double assassinat de Géraldine Giraud et Katia Lherbier, dans sa cellule de la maison d'arrêt de Fleuris-Mérogis, un autre suicide, beaucoup moins médiatisé s’est déroulé tout près de chez nous, à la Farlède.

Pas d’article, pas de radio, juste quelques lignes sur le site du portail Orange (Ville de Toulon) :
« Suicide d’un détenu à la prison de Toulon – La Farlède
Un marocain âgé de 47 ans, mis en examen pour une tentative d’homicide en Novembre et placé en détention provisoire, s’est suicidé Samedi matin dans sa cellule au centre pénitentiaire de Toulon-La Farlède (Var) a-t-on appris d’une source proche du dossier.
Selon les premières constatations, le détenu, dont le corps à été découvert à 7 h 30 par des surveillants, se serait tranché la gorge avec une lame de rasoir. Il était seul dans sa cellule au moment des faits.
Le Parquet de Toulon a ordonné une autopsie »
Même devant la mort, que vous soyez connu ou anonyme, …..

Ce suicide vient grossir les statistiques de l’année 2010 qui, si le rythme actuel se maintient, risque de dépasser largement celui de 2009 (115 suicides).
Pourtant l’an dernier, on constatait déjà un suicide « réussi » tous les 3 jours en moyenne, en progression par rapport à 2008 et en inflation si on remonte plus loin : le taux de suicides dans les prisons françaises a quintuplé en 50 ans alors qu’il a dans le même temps peu changé dans la population générale, remarque l'Observatoire international des prisons (OIP)

Une médaille d’or peu enviable
En cette période de chasse aux médailles et aux podiums olympiques, la France est malheureusement sur la plus haute marche en ce qui concerne le phénomène du suicide en prison pour les pays de l’Europe de l’Ouest, sur la période 2002-2006, selon un récent rapport de l’Institut national d’études démographiques (Inde). Avec 20 suicides pour 10.000 détenus, la France est loin devant le Danemark (13), la Belgique, le Portugal, le Royaume-Uni. La Grèce est à la traine avec un taux de suicides de 4 pour 10.000.

Mais heureusement, une nouvelle commission va être mise en place, on va acheter et surtout distribuer des kits anti-suicide (draps et pyjama en papier), renforcer les fouilles et mettre de la vidéo-surveillance dans les cellules, etc.

Encore une fois, nos ministres et surtout les conseillers du Président vont découvrir une situation qu’ils ont contribuée à créer et essayer de trouver des solutions économiques, techniques, technologiques et technocratiques à un problème qui demande beaucoup de bon sens et de respect de la dignité humaine.

dimanche 21 février 2010

La Hongrie pour 450 euros par mois.

Oui ! 450 euros ! Vous ne rêvez pas, certains privilégiés pourront passer un mois en Hongrie pour ce prix là.

Mais cette promotion incroyable n’est pas (encore) valable pour tous les salariés français. Elle est pour l’instant réservée aux 212 salariés de Phillips. Ils peuvent quitter Dreux, leur maison, leur famille, leurs amis, pour aller à Szekesfehervar en Hongrie en CDI payés 450 euros par mois, sur douze mois, avec la condition de pratiquer la langue Hongroise. On ne sait pas encore si le transport est compris dans cette offre mirifique et si un centre d’apprentissage accéléré du hongrois sera ouvert par M Darcos.

Quelle imagination, quelle inventivité, quel respect du monde ouvrier pour arriver à une telle proposition. Sans doute des heures de recherches, de brainstorming qui auraient été plus utiles dans la recherche de solutions techniques et commerciales pour que le site soit sauvé.

Dernier espoir : Christian Estrosi va recevoir le président de Philips France, Joël Karecki et peser de tout son poids pour obliger Phillips à faire marche arrière. Pour l’aider, nous lui fournissons une info parue dans la presse le 25 janvier 2010 : Philips a annoncé un bénéfice net de 260 millions d’euros pour l'exercice 2009,

samedi 20 février 2010

Présentation de Walter, retour en résistance

La salle Apollinaire de La Seyne accueillera le Lundi 1 Mars à 20 h le film de Gilles Perret,
Walter, retour en résistance.

Walter Bassan, personnage principal du film
et Rémy Pergoux, Militant associatif
animeront le débat sur le thème présenté sur le tract ci contre.
Une soirée à ne pas rater!!

Marseille: L'entrepôt de la Pointe Rouge détruit par un incendie.

Ce matin, nous avons distribué sur le marché de La Seyne les tracts pour annoncer le film Walter, retour en résistance.
Avec nous, Attac, l'ANACR et Abilal, un compagnon d’Emmaüs qui nous a appris que vendredi 19 février 2010, à 5h du matin, l'entrepôt des compagnons d’Emmaüs à Marseille (8e), dans le quartier de la Pointe-Rouge a été entièrement détruit par les flammes et sa structure métallique s’est effondrée. Ce bâtiment de 1.200 m2 contenait des meubles et des appareils électroménagers. Heureusement, les habitations des 40 compagnons auraient pu être sauvées.

La LDH de La Seyne sur Mer vous invite à vous rendre à la communauté Emmaüs de TOULON - LA SEYNE, 275, chemin Brun 83500 LA SEYNE SUR MER. Tél 04 94 10 29 pour aider cette structure proche de notre section. Vous pouvez soit faire un dépôt soit visiter la boutique.
Dans les deux cas, vous prouverez que la solidarité existe.

vendredi 19 février 2010

Les messages de Jacques Higelin

Jacques Higelin est un chanteur engagé "dans un seul parti, celui des gens les plus démunis" Il chante des chansons d’amour et le public est fidèle pour la force de liberté. C’est un homme qui ne manie pas la langue de bois comme le prouve ses billets de rédacteur en chef de Libération, le jeudi 18 février.

Il insiste sur la honte des reconduites à la frontière, sur la solidarité indispensable entre les peuples, sur l'écran de fumée que représentent les aventures du Président et de Carla Bruni, sur la nécessité de faire "passer l’humain avant le pognon" et pour les artistes comme pour les hommes la volonté de jouer ensemble.

Celui sur " l’état [qui] entretient la psychose de l’étranger" présente des idées qui sont en conformité avec celles que défend la LDH

"Qu'une association comme No Border se conduise humainement pour accueillir les gens, c'est courageux, et c'est utile. Ils ont tout contre eux, à commencer par le discours sécuritaire que véhiculent Besson, Hortefeux et Sarkozy. Le gouvernement entretient une psychose. La peur de l'étranger. L'étranger comme bouc émissaire, comme démon, pour combler les angoisses des gens, ça n'est pas nouveau, mais ça marche, surtout en période électorale. Ce débat sur l'identité nationale est nul à chier, et blessant pour les êtres humains.
Les politiques parlent toujours d'angélisme quand on leur parle de libertés. Il y aurait un prétendu laxisme. Mais si ces personnes quittent leur pays, c'est pour essayer d'échapper à un enfer, des difficultés énormes. Les renvoyer «chez eux » alors qu'on sait qu'ils y seront accueillis par la milice, les tyrans, c'est déplorable. Quand je rends visite à des amis à l'hôpital, quand je traverse des chantiers, je vois tous ces travailleurs issus de l'immigration, toutes ces femmes qui nettoient les maisons, qui gardent les bébés, on sait qu'on ne peut pas fonctionner sans eux et, pourtant, on les maltraite"

mercredi 17 février 2010

Le sport, école de la tolérance ?

Après Louis Nicolin , le président de Montpellier, qui traite le 1er Novembre 2009 Pedretti de « tarlouze » sur Canal+ parce qu’il n’a pas digéré l'expulsion d’un jouer montpelliérain Tino Costa pour deux fautes commises sur le footballeur auxerrois, c’est au tour de Philippe Candeloro de donner une image très positive du sport et de s’illustrer encore une fois.

Lundi 15 février alors qu’il commentait l’épreuve de patinage artistique en couple en direct sur France 2 en compagnie de Nelson Monfort, il a encore fait apprécier son tact et sa vivacité d’esprit en faisant une remarque sur la couleur de peau du couple Français, Vanessa James et Yannick Bonheur:
Et puis sur la glace ils se voient bien. Peut-être parce qu’ils sont d’une couleur différente de nous Nelson, mais je trouve qu’ils vont bien ensemble. Je trouve que sur la glace, ils ressortent très bien”.
No comment!

mardi 16 février 2010

« Les doses reçues étaient très faibles » Hervé Morin

Depuis juin 2001, l'Association des Vétérans des Essais Nucléaires Français et leurs familles (AVEN) s'intéresse aux liens entre les essais nucléaires et la santé des personnes touchées lors des essais effectués depuis le 13 février 1960 jusqu'au 27 janvier 1996 dans la Polynésie française et surtout dans le Sahara.

Le film de Djamel Ouahab, Gerboise Bleue sorti en février 2009, raconte l’histoire des essais du Sahara et les dégâts subis par des soldats et les populations civiles.

Or aujourd’hui, ce qui était admis du bout des lèvres par l’armée comme une imprudence ou une méconnaissance des risques s’avère être un acte délibéré, pour faire progresser la science et la connaissance de l’homme, sans doute.

En effet selon un rapport militaire de 1998 révélé par Le Parisien du 16 février, des soldats ont été exposés délibérément aux essais nucléaires menés par la France dans les années 1960 en Algérie pour "étudier les effets physiologiques et psychologiques produits sur l'homme par l'arme atomique, afin d'obtenir les éléments nécessaires à la préparation physique et à la formation morale du combattant moderne".

Cela rappelle de mauvais souvenirs, un certain régime qui se servait des prisonniers pour connaître leur résistance à des bains glacés, pour percer les secrets de la gémellité.

Le ministre de la Défense Hervé Morin dit avoir découvert par la presse l’existence d’un rapport intitulé "La Genèse de l'organisation et les expérimentations au Sahara" qui dormait dans un placard.

Donc en homme pragmatique et « transparent », le ministre « promet de faire ouvrir les placards » (Tous ?). Une nouvelle promesse qui s’ajoute à toutes celles qu’ont pu entendre ceux qui se battent depuis des années et qui avaient mis beaucoup d’espoir dans le vote de 22 décembre 2009 d’une loi sur l'indemnisation des victimes des essais nucléaires. Une avancée qui laissait cependant des points « en suspens tel que le suivi médical, des doutes également sur la liste des maladies. »

Mais pour rassurer ceux qui se battent avec le cancer et surtout ceux qui sont déjà décédés , notre ministre pragmatique et transparent est aussi plein d’humour :
"Cela étant, les doses reçues lors de ces essais étaient très faibles", assure-t-il.

lundi 15 février 2010

Discrimination : Carton rouge à la Fédération Française de Football et à la Ligue Paris Ile de France de Football !

Un communiqué de la section du 18ème arrondissement qui prouve que l'intolérance et la bêtise peuvent se cacher même dans le sport.
Prétextant d’une légitime décision de la F.I.F.A visant à la protection de mineurs issus de différents pays et soumis à des transferts le plus souvent abusifs de la part de certains clubs professionnels, la Fédération Française de Football (F.F.F) et la Ligue Paris Ile de France de Football viennent de se mettre hors jeu en prenant des mesures discriminatoires à l’encontre de mineurs d’origine étrangère et en bafouant de fait les droits de la Convention Internationale des enfants.

Depuis plusieurs mois, ces deux organisations se refusent le droit d’accorder à de jeunes mineurs - même possesseurs d’une autorisation de séjour - le droit de pouvoir signer une première licence de football, en exigeant pour certains d’entre eux une attestation de séjour de cinq ans de résidence pour avoir le droit de pratiquer ce sport.

Cette position est inacceptable d’autant que ces jeunes n’ont aucun rapport avec un quelconque transfert international et les prive d’un droit celui de pratiquer le football dans le club de leur choix. La LDH section du 18ème arrondissement dénonce cette situation faite à l’égard de ces jeunes étrangers mineurs en constituant de fait une situation discriminatoire et une atteinte aux droits de l’enfant.

Elle emploiera tous les moyens et recours en sa possession pour faire connaître cette situation au plus grand nombre et fera en sorte d’obtenir l’annulation de ces décisions discriminantes et humiliantes

Vous êtes français ? Prouvez-le ! (L'appel)

Nous avons déjà évoqué les difficultés insensées rencontrées par ceux qui veulent renouveler leurs papiers, que ce soit la carte nationale d’identité ou un passeport. http://ldhinfoslaseynesurmer.blogspot.com/2010/01/vous-etes-francais-prouvez-le.html
Un appel pour faire cesser ces tracasseries Kafkaïennes a été lancé par la LDH. Vous pouvez rejoindre les 9000 signataires en cliquant sur le lien :
http://www.ldh-france.org/Vous-etes-Francais-Prouvez-le#form34

vendredi 12 février 2010

Une condamnation sidérante

Dans un billet du 12 janvier « Une militante de la LDH injustement poursuivie « nous avions évoqué le cas de Salika Arnaud. Le jugement a été rendu, suivi d'un
communiqué de la Ligue des droits de l'Homme Paris.

La Ligue des droits de l’Homme a pris connaissance avec consternation de la condamnation de son adhérente Sakina Arnaud pour « incitation à la haine raciale » alors qu’elle s’était bornée à apposer un autocollant appelant les consommateurs à boycotter les produits des entreprises israéliennes.
La LDH, qui est et reste hostile à ce mot d’ordre de boycott général, n’en considère pas moins cette condamnation comme profondément injuste et injurieuse pour une militante à qui l’antisémitisme fait horreur.
Comment ne pas rappeler que, pendant qu’on traite de la sorte l’expression citoyenne, les crimes de guerre commis à Gaza il y a plus d’un an restent impunis ?
La LDH reste plus attachée que jamais à l’exigence de justice. A Bordeaux comme à Gaza.

jeudi 11 février 2010

Il y a crise et...séisme

Décidément, nos journalistes sont incorrigibles. Ils sont capables de nous présenter deux événements dont les causes n’ont aucun rapport entre elles, comme des faits inéluctables, imprévisibles, et contre lesquels il faudrait faire preuve d’un même esprit de solidarité.

Le tremblement de terre qui a détruit la capitale d’Haïti et fait plusieurs centaines de milliers de victimes était imprévisible. C’est un phénomène naturel qui s’explique par la tectonique des plaques sur laquelle, évidemment, l’homme, malgré tout son arsenal technologique sophistiqué, n’a aucune prise.
Aucune prise après coup, s’entend. Car il est bien évident que dans une zone sismique telle que celle-là, on aurait pu prévoir des bâtiments antisismiques, des édifices mieux conçus, des structures d’équipements (routes, ponts) plus solides. Mais cela a un coût, et ce pays, dont le peuple, exemplaire au regard des droits de l’homme, est maintenu dans la misère depuis des décennies pour permettre à certains de s’enrichir dans l’indifférence générale des grands états voisins, ce pays donc, exsangue et abandonné, n’a pas les moyens du Japon, par exemple, ou de la Californie, qui se trouvent dans des contextes sismiques équivalents.
Que faire après une telle catastrophe ?
Faire semblant de pleurer, de compatir à ce malheur que personne ne pouvait prévoir. Aider les victimes, soutenir financièrement, médicalement et techniquement, les populations qui souffrent. C’est un devoir humanitaire minimum. La solidarité internationale doit jouer, c’est sûr, même s’il y a une arrière-pensée légèrement hypocrite chez les « sauveteurs bénévoles » - genre Clinton - qui se sont découverts une nouvelle vocation pour leur retraite.

La crise financière qui sévit depuis 2007, elle, n’est pas une fatalité.
Ce n’est pas un phénomène naturel qui nous serait tombé dessus comme ça, par hasard, par malchance, par un mauvais tour des Dieux.
Il y a bel et bien des responsables, des coupables : les spéculateurs financiers, certes, qui ne savent plus quoi inventer pour drainer vers eux les richesses créées par les travailleurs, mais, plus globalement, le système capitaliste triomphant sur les décombres du mur de Berlin, et sa terrible loi du marché.
Les dégâts sont sans doute moins spectaculaires que ceux occasionnés par le séisme, mais ils entraînent d’autres formes de misères et de malheurs tout aussi dramatiques pour les populations : les licenciements massifs, le chômage, la précarité, et tout le cortège d’atteintes aux droits de l’homme qui en découlent.
Et là, encore, on demande la solidarité des peuples. Ben voyons !
Il faut bien les sauver ces banquiers, victimes innocentes de cette terrible catastrophe, ces traders au bord de la crise de nerfs, ces PDG angoissés qui cherchent fébrilement leurs parachutes dorés. Serrez-vous donc la ceinture, braves gens, il y des gens qui souffrent dans leurs châteaux, dans leurs yachts, dans leurs ranchs ; acceptez la diminution de vos salaires et de vos retraites ; cessez donc de réclamer des logements décents ; arrêtez de pleurnicher sur la dégradation des services publics (éducation, hôpital, transports, poste). On ne peut pas faire autrement, voyons ; il n’y a « pas d’alternative ». Et ces fonctionnaires, ces privilégiés, ces nantis, ils n’ont pas de cœur, ils ne font pas preuve de solidarité, ils rechignent à mettre la main à la poche pour venir en aide à ces malheureux capitalistes financiers dans la détresse, les authentique victimes de cette terrible catastrophe.
Pourquoi, diable, refuserait-on aux uns ce que l’on accorde aux autres ?
Vous savez quoi ? Y en a marre !

Loppsi = 1984 ?

Les députés ont commencé mercredi 9 février l'examen du projet de loi sur la sécurité intérieure (Loppsi 2). Le débat sera très agité comme le prouvent les différentes réactions diamétralement opposées.

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP parle d'"excellente réponse aux nouvelles formes de délinquance"
Noël Mamère pense que « la Loppsi, un système qui ressemble à celui que décrivait Orwell dans '1984'"
Le syndicat SNPES-PJJ/FSU, représentant des personnels de la protection judiciaire de la jeunesse, estime: “Concernant le couvre-feu, rien n’est dit sur la prévention et l’accompagnement des parents si ce n’est la suppression des allocations familiales, qui n’a d’autre vertu que celle d’une menace dénuée de morale, par ces temps de précarité pour de nombreuses familles et, de surcroît, contre-productive"
et enfin la LDH trouve ce projet hautement liberticide comme le prouve ce communiqué paru le 9 février 2010

Le projet de « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » (Loppsi), dont les députés entament la discussion, est porteur d'un saut qualitatif considérable dans la construction d'une société de la surveillance, du soupçon et de la peur.

Même s'il se présente comme un fourre-tout hétéroclite, sa logique est claire : il s'agit de renforcer, d'intégrer et de concentrer tous les instruments disponibles de fichage, de traçage et de contrôle social dont les gouvernants actuels sont sans cesse plus demandeurs.

C'est la multiplication des systèmes de vidéosurveillance, y compris désormais des manifestations, alors que toutes les expériences étrangères concluent à leur inefficacité dans la plupart des cas ; l'interconnexion des fichiers de police alors que la Cnil a établi que ces fichiers sont truffés d’erreurs ; le filtrage policier des sites Internet et la chasse aux internautes ; la création d’une justice virtuelle par la systématisation de la visioconférence pour les auditions de détenus ou d’étrangers en rétention administrative.

C'est surtout la légalisation des « mouchards électroniques » introduits dans les ordinateurs personnels à l'insu des citoyens espionnés. Et le superfichier « Périclès » pourra croiser tous les renseignements fournis par ces fichiers, par les puces téléphoniques, les factures de paiement en ligne, les numéros de pièces d'identité...

A quoi s'ajoutent un couvre-feu pour les mineurs à partir de 13 ans, un nouveau contrat de responsabilité parentale renforçant la pénalisation des familles en difficulté, et la création d’une véritable milice policière accompagnée de l'élargissement des pouvoirs des polices municipales.

La Ligue des droits de l'Homme invite chaque parlementaire à mesurer la responsabilité qui est la sienne devant le changement de société dont ce projet de loi est porteur. Elle appelle les citoyens à refuser d'être traités comme de présumés délinquants sous contrôle étatique permanent, dans les moindres recoins de leur vie privée.

mercredi 10 février 2010

Après les 14 propositions de Fillon, celle de la LDH de La Seyne

Le séminaire gouvernemental consacré au débat sur l’identité nationale a accouché de 14 propositions dont une qui ne peut que nous réjouir: l'affichage dans chaque classe de la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen.
Nous demandons que cette déclaration soit affichée, comme le prévoit la loi, en bonne place dans tous les bureaux des commissariats de police et des préfectures.

Agenda Février-Mars

Réunions et Rencontres
Jeudi 4 Février 2010, à 18h
Chantiers de la Lune, 31, Place Benoît Frachon 83500 La Seyne sur Mer
Réunion des adhérents et sympathisants de la section.

Samedi 20 Février 2010 de 10h à 11h30,
Cours Louis Blanc, Marché de La Seyne
Distribution de tracts

Jeudi 4 Mars 2010, à 18 h 30,
Chantiers de la Lune, 31 Place Benoît Frachon 83500 La Seyne sur Mer
Réunion des adhérents et sympathisants de la section

Ciné, Expo, Théâtre
Vendredi 12 Février 2010, à 19h 30
Chantiers de la Lune, 31, Place Benoît Frachon 83500 La Seyne sur Mer
Lecture/encontre avec Ricardo Montserrat
Entrée libre

Lundi 1 Mars 2010, à 20h
Théâtre Apollinaire, Avenue du Docteur Mazen, La Seyne-Sur-Mer
Film, Walter, retour en Résistance
Suivi d’un débat sur
« Les acquis de la résistance (sécurité sociale, retraite, liberté de la presse, etc.) sont-ils menacés ? Résister est-il toujours d’actualité ? »

samedi 6 février 2010

Pourquoi la LDH présentera le lundi 1 mars, le film Walter, retour en résistance ?

Au-delà de la défense des droits civils et politiques, la Ligue des Droits de l’Homme participe à de nombreux combats pour la défense des droits économiques, sociaux et culturels.
Aussi, réagit-elle aux attaques répétées du programme du Comité National de la Résistance, http://resistance.ftp.free.fr/progcnr1.htm adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 qui prônait, entre autres,

Une Sécurité sociale généralisée, et des retraites décentes,

Le développement et le soutien des coopératives de production, d'achats et de ventes,

Le droit à la culture et à l’éducation pour tous,

La liberté de la presse et son indépendance à l'égard de l'État, des puissances d'argent et des influences étrangères,

L'égalité absolue de tous les citoyens devant la loi,

Et surtout le respect de la personne humaine.

Pourquoi ces attaques?
Dans un appel lancé en 2004,
« Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération? »
.
Peut-être pour suivre les recommandations de Denis Kessler, ancien vice-président du MEDEF, qui préconise une remise à plat totale du modèle social français comme il l'a confié au magazine Challenges en octobre 2007 :
« Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance [...] Il est grand temps de réformer, et le gouvernement s'y emploie [...] La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception [...] Il s'agit aujourd'hui de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance. »

vendredi 5 février 2010

Racisme ordinaire

Après Georges Frêche qui a répondu à une attaque de Laurent Fabius par "Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème : il a une tronche pas catholique ", Dominique Boussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, a lui aussi fait dans l’élégance, mercredi, sur l’antenne d’Europe 1. Au menu, les régionales et la stratégie de Ségolène Royal d'ouvrir ses listes au Modem. « Ça prouve qu'elle rassemble », glisse un journaliste.
« Oui, enfin, elle rassemble des harkis, hein, si vous me permettez l'expression. Des gens qui vont un peu dans cette affaire parce qu'ils n'ont pas d'autres moyens d'être élus », répond Bussereau.

Invictus, le poème

Hier soir, la salle Apollinaire était pleine pour la première manifestation de notre section. Pratiquement tous les spectateurs présents sont restés pour participer au débat et une des questions portait sur le titre du film, Invictus.
Clint Eastwood a repris le titre du poème de William Ernest Henley, écrit en 1875, que Nelson Mandela a récité souvent pendant ses 27 ans de captivité.
Le titre latin signifie invaincu, dont on ne triomphe pas, invincible

Original
Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbow'd.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate,
I am the captain of my soul.
Traduction littéraire
Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombres
Les années s'annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme.

Salima expulsée, Salma toujours sous la protection de RESF.

Malgré la mobilisation de plusieurs associations et partis politiques, Salima Boulhazar, une des deux jumelles marocaines, a été renvoyée au Maroc jeudi matin. Elle est hébergée par une famille d’accueil en attente de son retour en France. .
Cette expulsion a indigné les associations et plusieurs responsables politiques locaux. Brice Hortefeux a sollicité Patrick Stefanini, Préfet du Puy-de-Dôme, qui pourra utiliser "son pouvoir discrétionnaire"(une expression peu républicaine) pour que Salima obtienne un titre de séjour d'ici une quinzaine de jours. Sa sœur reste toujours cachée.La vigilance est toujours de rigueur tant que Salima ne sera pas de retour.

jeudi 4 février 2010

18 ans, l'âge de tous les risques

C'est ce que doivent penser deux jeunes filles marocaines âgées de 18 ans qui vivent en France depuis l'âge de 13 ans.
Détenue depuis le 19 janvier au centre de rétention administrative de Lyon, Salima devrait être expulsée jeudi 4 février à 9 heures vers le Maroc. Sa sœur jumelle, Salma, a échappé à l'arrestation et se cache avec le soutien du Réseau éducation sans frontières (RESF). "J'ai peur, et je pleure tout le temps", raconte Salima Boulazhar que Le Monde a pu joindre par téléphone au centre de rétention. "Je n'ai pas de famille au Maroc, je ne me souviens presque plus de ce pays que nous avons quitté avec ma sœur quand nous avions 13 ans. Je ne sais même plus ni lire ni écrire l'arabe." ( Le Monde). Cette info nous rappelle que cette volonté aveugle d’expulsion de personnes parfaitement intégrées dans la société française ne date pas d’aujourd’hui comme le prouve un communiqué de presse de RESF Maroc du 24 septembre 2009

Rabat, 24 septembre 2009
Le Réseau Education Sans Frontière au Maroc (RESF-Maroc) continue à s’alarmer et à s’indigner des conditions subies par les jeunes expulsés de plus en plus fréquemment de France, au titre d’une politique du chiffre aveugle aux situations humaines.
Ils sont entrés en France de manière totalement légale pour rejoindre leur famille. Ils y ont vécu leur adolescence en s’intégrant culturellement et socialement, par la scolarisation notamment. Beaucoup d’entre eux suivent des formations adaptées aux besoins de l’économie française (bâtiment, hôtellerie, aide à domicile…).
A leur 18 ans, l’arsenal législatif et réglementaire sur la situation des étrangers en France les rend illégaux et bien souvent expulsables car leurs demandes de régularisation sont rejetées. Arrêtés lors de contrôles d’identité, sans avoir commis d’autre délit que celui d’être là, ils sont emprisonnés dans des centres de rétention et expulsés en subissant parfois des brutalités (comme Alaedine à Lyon en juin 2009).
Contrairement à une idée reçue, ces jeunes ne sont pas “renvoyés chez eux“ mais véritablement expulsés vers un pays qui n’est plus le leur.Leurs parents, leurs frères et sœurs sont souvent installés en France, et ils n’ont plus de famille proche au Maroc pour les accueillir. Sans aucune ressource, obligés de quitter le territoire français (selon le terme administratif OQTF) sans rien de plus que leurs vêtements, certains vivent même dans la rue à leur arrivée au Maroc, comme Hassan à Oujda au printemps 2009.Leur scolarisation ou leur formation professionnelle, interrompue en France, est impossible à poursuivre au Maroc. Le système d’enseignement public en langue arabe leur est devenu étranger, et les écoles privées francophones leur sont inaccessibles.Plus généralement, ils ne se reconnaissent plus dans un pays et une culture dont ils se sont détachés au fil de leur intégration dans le creuset français.
Nous assistons à un terrible gâchis humain, car cette politique brise des vies à un âge charnière pour la construction d’une existence. Les perspectives pour ces jeunes sont très sombres au Maroc, et il n’est pas impensable qu’ils ne revoient jamais leur parents lorsque ceux-ci sont âgés. Cette politique est non seulement profondément injuste, mais aussi inefficace économiquement en empêchant la mobilité des migrants.
Les gouvernements français et marocain sont responsables de ce gâchis, en ne portant aucun intérêt à la situation de ces jeunes. Rien n’est entrepris pour tenter au minimum d’améliorer les conditions d’arrivée des expulsés, en étudiant avant leur départ les possibilités de scolarisation, d’insertion. Nous demandons donc que soit mis fin à ces pratiques scandaleuses et coûteuses, et que soient mieux accueillis ceux qui sont malgré tout expulsés.

Rappel: Invictus jeudi 4 février à La Seyne

La Ligue des Droits de l’Homme de La Seyne et Ciné83 ( Fédération des Oeuvres Laïques du Var ) présentent le Jeudi 4 février, à 19 h 30, dans la salle Apollinaire de la Seyne, Invictus, le film de Clint Eastwood suivi d’un débat sur « Droits de l’Homme, sport et politique »

Le film :
En 1994, l'élection de Nelson Mandela consacre la fin de l'Apartheid, mais l'Afrique du Sud reste une nation profondément divisée sur le plan racial et économique. Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport, et fait cause commune avec le capitaine de la modeste équipe de rugby sud-africaine, François Pienaar.Leur pari :
gagner le Championnat du Monde 1995...
Participants au débat "Droits de l'homme, sport et politique"
Eric Melville, un ancien joueur de rugby à XV sud-africain, champion de France avec le RCT en 1987 et 1992. Naturalisé français, il a joué avec l’équipe de France au poste de troisième ligne centre. http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Melville ,
,Eric Briquet-Campin, responsable Cinéma à la Fédération des Ouevres Laïques du Var, arbitre international
et la LDH de La Seyne sur Mer : Contact 06 81 89 09 61

mardi 2 février 2010

Orphéon Bibliothèque de théâtre Armand Gatti

Vous aimez le spectacle?
Alors, venez rencontrer Orphéon
aux Chantiers de la Lune, à La Seyne sur Mer.

Consultez le programme en cliquant sur l'affiche ci-contre.

Envoi de Renée Bensoussan




lundi 1 février 2010

La garde à vue pour les Nuls

La révélation par Mathieu Aron, journaliste de France-Info du nombre élevé (200 000) des gardes à vue pour des délits routiers et les récits de ceux qui ont bénéficié de «l'hospitalité » des cellules des commissariats interpelle tout le monde.

Car, ces témoignages prouvent que demain, vous aussi, vous pourrez vous retrouver en garde à vue pour un délit routier, pour une plainte d’un voisin c’est à dire pour un fait qui de l’avis même des responsables des syndicats de police ne mérite pas une telle mesure.

Bien sûr, dès que l’opinion s’agite, "on" nous promet une révision rapide de la loi. Mais, avant une éventuelle et pourtant indispensable modification , potassez le " Guide de la Garde à vue", préparé par la LDH qui aurait pu s’intituler « La Garde à vue pour les Nuls ». http://www.ldh-france.org/IMG/pdf/La_garde_a_vue.pdf

Tirez-le, gardez-le,
pensez aussi à vous munir du numéro d’un avocat:
on n’est jamais assez prudent.

Global sushi, demain nos enfants mangeront des méduses

En boucle, ce matin, France Inter présente le film à voir absolument lundi 1 février , sur Canal +, à 20 h 50.,« Global sushi, demain nos enfants mangeront des méduses ». On peut regretter que cette enquète effarante, saluée pour la qualité des témoignages sans équivoque et du travail minutieux d’investigation du réalisateur. soit présentée sur une chaine payante.

La dépèche de l'AFP reprise par exemple dans la Banque des savoirs, créée par le Conseil général de l'Essonne résume parfaitement le contenu de ce reportage.
Mais il suffit de feuilleter la presse pour se rendre compte qu’il est impossible d'éviter les incitatations à consommer des sushis, produits à la mode et "bons pour la santé".
Les poissons ont du souci à se faire.