vendredi 31 décembre 2010

Nous vous souhaitons une bonne année 2011
 et a l'an que ven !
Pour lire notre carte cliquez sur l'image.

mercredi 29 décembre 2010

Les dangers du journalisme

Alors qu’on assiste à de nombreuses manifestations pour rappeler qu’il y a un an, le 30 décembre 2009,  Stéphane Taponier, Hervé Ghesquière et leurs trois accompagnateurs ont été enlevés par des talibans à 60 km au nord-est de Kaboul, la capitale afghane, une ONG Presse emblème campagne (PEC), publie  le nombre des journalistes morts dans l'exercice de leurs fonctions : Au moins 105 journalistes ont été tués dans 33 pays en 2010.
Le Mexique, avec 14 journalistes tués dans les violents affrontements opposant les autorités aux cartels de la drogue, et le Pakistan, avec 14 journalistes tués, en majorité dans les zones frontalières de l'Afghanistan, ont été en 2010 les deux pays les plus dangereux pour les médias.

Le Honduras s'est hissé au 3e rang du classement, avec neuf journalistes tués, suivi par l'Irak, avec sept journalistes assassinés.
Parmi les pays les plus risqués pour les médias figurent toujours les Philippines (6 tués), ainsi que la Russie (5) et la Colombie (4).
Deux journalistes ont également succombé en Afghanistan,
En cinq ans, au moins 529 journalistes ont payé de leur vie leur profession, selon la PEC. 
Source: AFP

lundi 27 décembre 2010

Peut-on choisir de vivre dans une yourte?

Ce n'est pas l'avis de Bernard Schmitt, maire du village de 600 habitants, Dieffenbach-au-Val (Bas-Rhin). S'il dit comprendre "l'envie de vivre ainsi", il trouve l'emplacement "mal choisi".
Selon lui, la yourte serait "insalubre" et il menace, donc, de dresser un procès-verbal début janvier 2011 et de demander au préfet d'ordonner le démontage de la yourte.
C'est un couple de 33 et 29 ans, Myriam Aouinet et Gilles Dillenseger, qui a élu domicile dans une yourte de 25 mètres carrés installée dans le champ d'un parent à proximité de la maison de la mère de Gilles.
Bien que le maire se défende de s'appuyer sur Loppsi2, Gilles Dillenseger craint que la mise en application du projet de Loi d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité intérieure, interdise d'"habiter tout local auto-construit, dont la yourte, écologique et inscrite au patrimoine de l'Unesco".


Une pétition circule contre la censure administrative du Web par le ministère de l'intérieur, sans contrôle par l'autorité judiciaire, et contre la destruction de la cabane au fond du jardin. 

Pétition: http://terresacree.org/loppsi2.html



 Parallèlement, une décision du juge des référés du Conseil d’État a, le 19 novembre dernier,  conseillé au préfet de Paris d’héberger sous tentes certains demandeurs d’asile. Selon le Conseil d’Etat, il appartiendrait à l’administration de « recourir à des modalités d’accueil sous forme de tentes ou d’autres installations comparables ».. Pour protester contre cette décision inhumaine, un rassemblement était organisé devant le Conseil d’Etat le lundi 20 décembre.
Lire l'information sur le site LDH-France http://www.ldh-france.org/Hebergement-sous-tentes-des

Quand l'Etat a tous les droits et les citoyens aucun, ce n'est plus un Etat de droit.

Emeutes dans la région de Sidi Bouzid après la tentative de suicide d’un jeune

Le 22 décembre, la Fédération Internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) a exprimé sa vive inquiétude face à la situation en Tunisie, après les émeutes survenues dans la région de Sidi Bouzid à la suite de la tentative de suicide d’un jeune tunisien.
Sohayer Belhassen,
 présidente de la FIDH
Le vendredi 17 décembre, Mohammed Bouazizi, vendeur ambulant de fruits et légumes, s’est fait confisquer sa marchandise par la police municipale, n’ayant pas les autorisations nécessaires. Devant l’impossibilité de récupérer son bien, il a décidé de s’immoler par le feu devant le préfecture. Gravement blessé, il a rapidement été évacué vers un hôpital de Tunis. 
 A la suite de cet incident, des habitants de Sidi Bouzid ont organisé, le jour même, un sit-in pacifique devant la préfecture. Ce rassemblement s’est poursuivi au samedi 18, regroupant toujours plus de personnes. Des heurts ont alors éclaté entre les manifestants et la police, et plusieurs personnes [...]

dimanche 26 décembre 2010

Un nouveau fichier, Pulsar, dans la hotte du Père Noël

Encore un fichier géré par les gendarmes qui vient s’ajouter à tous ceux qui existent déjà.
Cet outil  a pour objet «  la gestion et le suivi des formules d’amendes forfaitaires et des consignations » par les gendarmes qui disposeront, à partir de janvier prochain, d’un nouveau fichier dans lequel seront recensés les auteurs d’infractions au Code de la route.
Ce fichier centralisera les données personnelles des contrevenants : l’état civil du conducteur pris en faute, le numéro de son permis de conduire et celui de la plaque d’immatriculation de son véhicule. Ces renseignements seront conservés pendant une durée allant de 100 jours pour les amendes forfaitaires à six mois après la fin de la procédure pour les PV. Par ailleurs, Pulsar conservera également, et pendant 3 ans, les informations personnelles concernant le gendarme qui aura dressé la contravention.
Officiellement, ce fichier Pulsar servira à « orienter le pilotage des actions de lutte contre la délinquance et l’insécurité routière ».

Communiqué du collectif « Pas touche au Livret A ! »

Après la " généralisation"d» de la distribution du livret A à toutes les banques commerciales opérée en 2008, une nouvelle étape vers la privatisation de l’épargne populaire est désormais ouverte. 
Alors que les patrons des grandes banques (BNP, Crédit Agricole, Société générale, BPCE…) font pression pour détourner dans leurs caisses, sans contrepartie ni contrôle, une partie croissante des 260 milliards de ressources d’épargne populaire (Livret A et LDD), le gouvernement vient de leur donner raison en édictant un projet de décret en forme de jack pot pour le milieu bancaire. [...]

samedi 25 décembre 2010

A Marseille, des exclus tournent un film pour ne plus être des "Lambdas"

Il est très important que les exclus ne cachent pas leur misère  et surtout qu’ils se culpabilisent. C’est la société qui les jettent dans la rue en ne leur offrant pas des conditions de vie décentes C’est pourquoi nous sommes très intéressés par une initiative marseillaise de la Boutique Solidarité de Marseille qui est présentée dans un article de actu.orange.
Pendant le tournage
.Scénario, repérages, premiers ou seconds rôles: pendant un an, Annick, Pascal et Mickael, en situation d'exclusion, ont puisé dans leur vie pour nourrir "Hopecity", une comédie grinçante dont le tournage, encadré par des professionnels, vient de s'achever à Marseille.[...] 
Pour mieux connaitre cette aventure, cliquez ici

vendredi 24 décembre 2010

Hadjila: de l'internat d'excellence à l'obligation de sortie du territoire

Communiqué RESF  

Hadjila doit pouvoir rester en France avec ses parents !

                              Qui est Hadjila ?
Elle est née en Algérie en 1997
Son grand-père paternel est arrivé en région parisienne en 1959 (c'était avant l'indépendance de l'Algérie ). Il y a construit sa vie ici et est devenu propriétaire d'un restaurant. Ayant l'âge de prendre sa retraite, il a cédé son entreprise à ses 4 garçons ( dont le papa d'Hadjila )
C'est dans le cadre de ce projet familial qu'Hadjila est venue en France avec ses parents.
Pour bien préparer cette venue elle a été scolarisée en Algérie dès le CP dans des structures suivant les programmes français ; c'est cela qui lui a permis de suivre dans de bonnes conditions ses études CM1, CM2 et 6ième à Houilles (78), là où la famille habite. Son sérieux, tant dans son travail que dans sa vie ( elle était déléguée de sa classe l'année dernière) l'a amenée à suivre sa cinquième au collège Louis Lumière de Marly-le-Roi ( internat d'excellence)
                                                           Que lui arrive-t-il ?

jeudi 23 décembre 2010

Barak Obama met fin au tabou homosexuel dans l'armée américaine

La Ligue des Droits de l'Homme de La Seyne ne peut que se réjouir de l’abrogation par Barak Obama de la règle qui imposait aux militaires américains de cacher leurs orientations sexuelles après le vote par la Chambre des représentants le 15 décembre et  le Sénat le 18 décembre d’un projet de loi visant à abolir la politique Don't ask, don't tell, (" Ne demandez pas, n'en parlez pas"») .

Une politique discriminatoire mise en place en 1993 envers les homosexuels engagés dans l’armée américaine et qui a conduit à la révocation de 13.000 militaires pour avoir enfreint la règle.
Selon une enquête du département de la Défense parue en novembre 2010 70% des soldats américains et de leurs conjoints étaient favorables ou indifférents à la levée de ce tabou. 
Source: 20 minutes 

mardi 21 décembre 2010

L’Observatoire de la liberté de création exige la liberté pour les cinéastes iraniens Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof !

Communiqué Observatoire de la liberté de création 
Paris, le 21 décembre 2010

L’Observatoire de la liberté de création exige la liberté pour les cinéastes iraniens Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof !
Jafar Panahi
Le régime iranien vient de commettre une ignominie de plus en condamnant le cinéaste Jafar Panahi à six ans de prison, à vingt ans d’interdiction « de réaliser des films, d’écrire des scénarios, de voyager à l’étranger ou de donner des interviews à des médias locaux ou étrangers », et Mohammad Rasoulof, jeune réalisateur qui travaillait avec Panahi, à six ans de prison.
L’Observatoire de la liberté de création dénonce vigoureusement cette atteinte qui ne s’en prend pas seulement aux œuvres, mais à leurs auteurs, et à leurs libertés fondamentales de créateurs et de citoyens, et exige que ces sanctions iniques soient immédiatement abrogées. Nul ne doit être privé de liberté pour ses opinions politiques, nul ne doit être privé de sa liberté de s’exprimer et de créer. Les droits de l’Homme doivent être universels.
Mohammad Rasoulof
L’Observatoire de la liberté de création, qui représente notamment les auteurs de l’écrit, du cinéma, des arts plastiques, et les artistes interprètes, exprime sa totale solidarité aux deux cinéastes victimes de la dictature iranienne. 

lundi 20 décembre 2010

Une prime à la casse pour les recteurs d'académie ?

C’est la question qu’on peut se poser après la modification de l’attribution de la prime annuelle des recteurs qui seront associés aux objectifs assignés par le gouvernement, c'est-à-dire en priorité le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux et l’augmentation des effectifs élèves par classe..
Des classes surchargées ?
Les recteurs d'académie vont recevoir pour la première fois cette année une prime au mérite, en fonction de la réalisation des «objectifs qui leur seront assignés», selon des textes publiés au Journal Officiel.
Jusqu'ici, la prime annuelle des trente recteurs, dont certains sont aussi vice-chanceliers des universités, était de 19.000 euros, un montant fixe.
A la faveur d'un décret et d'un arrêté publiés en novembre, leur prime comporte, à partir de cette année scolaire, deux volets: [...]

La forfaiture ou le mépris répété des lois les plus intimes de la République

La tribune de Michel Tubiana publiée dans Le Monde.fr le 20 décembre 2010

La forfaiture ou le mépris répété des lois les plus intimes de la République

Michel Tubiana
Passées les bornes, il n'y a plus de limites. Cette tautologie populaire résume, malheureusement sans excès, la conception que se fait le pouvoir politique actuel d'une démocratie. Selon la justice quelques policiers construisent de toutes pièces un dossier qui risque d'envoyer un homme en prison pour des années, cet homme aurait été de plus, c'est un comble, victimes de sévices. Ils sont condamnés à de la prison ferme.
Et voici que le ministre de l'intérieur, le préfet, des syndicats de policiers hurlent. Non contre ces hommes qui ont trahi, de la manière la plus grave qui soit, la confiance de la nation mais contre les galeux qui ont rendu cette décision : les juges. Et gageons que nous entendrons bientôt le président de la République y ajouter ses propres commentaires. Quant au ministre de la justice, il nous sert le discours lénifiant qui sied à un eunuque de cour.[...]

samedi 18 décembre 2010

L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE ENCAISSE UN MAUVAIS COUT



Communiqué de presse commun: Confédération paysanne - Nature et Progrès - FNAB


Afin de faire des « économies », le gouvernement fait flèche de tout bois, s’attaquant aujourd’hui au crédit d’impôt pour l’agriculture biologique en le divisant par deux.
Le projet de loi de finances 2011, qui vient d’être adopté par le Sénat, réduit de 4 000 à 2 000 € le montant du crédit d’impôt sur le revenu dont bénéficient les agriculteurs convertis à l’agriculture biologique. Une mesure drastique à l’échelle des fermes, sous couvert d’économie d’argent public, mais une économie globale somme toute bien dérisoire comparée aux autres pôles de financement prévu par le projet de loi.
Ce crédit d’impôt avait comme principal mérite de remettre un peu de justice dans l’attribution des aides, notamment parce qu’il ciblait surtout les petites structures qui n’en percevaient pas ou très peu. L’annonce du doublement de celui-ci avait été faite en fanfare à la suite du Grenelle de l’environnement. Elle n’aura pas été effective bien longtemps…

Médiator : dès 1998, l'Assurance maladie s'inquiétait des risques


PARIS — 17 décembre 2010

Dès 1998, trois professeurs de médecine de la sécurité sociale alertaient la direction de l'Agence du médicament sur les risques de l'utilisation non autorisée du Médiator, comme coup-faim, selon une lettre publiée en ligne par Le Figaro.
"Il nous semble utile d'alerter l'Agence du Médicament sur l'utilisation non contrôlée d'un produit de structure amphétaminique, dans un but anorexigène (coupe-faim)", écrivent-ils dans cette lettre transmise le 21 septembre au directeur général de l'agence du médicament d'alors, Jean-René Brunetière, selon ce document mis en ligne.

Lire la suite sur le site de l'AFP ...

Inadmissible et illégal, n'en déplaise au Conseil d'Etat

 
Rassemblement devant le Conseil d'Etat le lundi 20 décembre à 18h00
Dans une décision du 19 novembre 2010, le juge des référés du Conseil d'État a conseillé au préfet de Paris de mettre en place un hébergement sous tentes des demandeurs d'asile qui, faute de places dans les centres spécialisés ou de crédits pour les loger dans des structures alternatives ou en hôtels, sont laissés à la rue. Selon le Conseil d'Etat, il appartiendrait à l'administration de « recourir à des modalités d'accueil sous forme de tentes ou d'autres installations comparables » de façon à pallier l'insuffisance notoire du dispositif national d'accueil, dont les capacités culminent, depuis 2006, à 20 410 lits quand il en faudrait au moins le double.
La décision du Conseil d'Etat n'est pas seulement scandaleuse parce qu'elle est humainement dégradante. Elle est aussi inadmissible au regard du droit en vigueur, dont le Conseil d'Etat est censé veiller à l'application. Depuis 2003, en effet, une directive européenne impose aux pays membres de l'UE des « normes minimales » selon lesquelles ils doivent assurer des « conditions d'accueil comprenant le logement, la nourriture et l'habillement, fournis en nature ou sous forme d'allocation financière ou de bons, ainsi qu'une allocation journalière » dans l'objectif du« plein respect de la dignité humaine ».
S'il est vrai que, en cas de manque ponctuel de moyens, cette directive permet aussi aux Etats d'user de modalités d'accueil différentes, dont elle ne précise pas la nature, c'est « à titre exceptionnel » et « pendant une période raisonnable, aussi courte que possible ». Or, en France, ce manque de moyens est chronique. Au cours des dernières années, rien ou presque n'a été entrepris pour adapter l'offre à la demande. Ce ne sont pas les 1 000 lits supplémentaires annoncés pour 2011 qui éviteront à des centaines de demandeurs d'asile d'être encore et toujours contraints de survivre à la rue dans une très grande précarité. Avec notamment pour effet d'empêcher la majorité d'entre eux de mener à bien une procédure – expliquer les raisons de leur exil – qui requiert quiétude et sentiment de sécurité. Ne voyons aucune fatalité dans cette pénurie : comme dans d'autres pays, elle vise à dissuader les demandeurs d'asile de solliciter protection.
Au mépris de la directive européenne leur donnant droit à une allocation journalière qui, précise-t-elle, s'ajoute à des prestations matérielles fournies en nature ou sous forme d'aides financières, le Conseil d'Etat considère, depuis 2009, que les demandeurs d'asile bénéficiaires de la seule allocation temporaire d'attente (ATA), dont le montant s'élève à 10,67 euros par jour ou 320 euros par mois, n'ont pas besoin, en plus, d'être hébergés. Comme s'il était possible, avec un pécule aussi minime, de se loger, de s'alimenter, de se vêtir, de se soigner, sans même parler de s'éduquer, de se cultiver ou de se distraire.
De concessions en concessions, le Conseil d'État blanchit une administration qui piétine la dignité humaine.

"Indignez-vous !" : le livre de Stéphane Hessel, 93 ans, en tête des ventes


Le petit livre de l'ancien ambassadeur et résistant de 93 ans Stéphane Hessel, "Indignez-vous !" (Indigène), tiré désormais à 500.000 exemplaires, est en tête des meilleures ventes du Top 20 Ipsos/Livres Hebdo à la mi-décembre, toutes catégories confondues.

Lancé le 20 octobre à 8.000 exemplaires, ce livre de 24 pages, vendu 3 euros, était déjà en tête du palmarès des essais depuis début novembre.

Lire la suite sur le site de La Croix (dépêche AFP)  

dimanche 12 décembre 2010

Motion de défiance des rédactions de Var-Matin/Nice-Matin à l'égard de Hersant

La LDH considère que la liberté et la pluralité de la presse sont des éléments indispensables au bon fonctionnement de la démocratie. Elle ne peut qu'être solidaire avec les salariés qui craignent de ne plus pouvoir exercer leur métier dans de bonnes conditions. 

Une motion de défiance circule au sein des rédactions de Nice-Matin et Var-Matin, à l'égard de la politique financière, managériale et éditoriale du Groupe Hersant Médias (GHM) et du président de son directoire Philippe Hersant.
Ce texte a été voté à la quasi-unanimité (6 voix contre) par les quelque 140 journalistes (sur 285 au total dans les deux journaux) qui ont participé les 2 et 6 décembre à des AG organisées dans les rédactions de Nice et Toulon, selon des sources syndicales.[...]

samedi 11 décembre 2010

20 chaises vides à la remise du Nobel à Oslo

Une preuve que les contrats à venir, le commerce et la finance mènent le monde ?
Il y avait vingt chaises vides, vendredi à Oslo, pour la cérémonie de remise du prix Nobel de la paix au dissident chinois Liu Xiaobo.
Celle du lauréat lui-même, condamné à 11 ans de prison pour avoir rédigé un appel à la démocratisation de la Chine
et  celles de la Chine et de dix-huit autres pays qui ont décidé de boycotter la cérémonie pour plaire -ou ne pas déplaire- à Pékin.
La Chine, forte de son statut de puissance émergente incontournable, économiquement mais aussi, de plus en plus, politiquement, a fait pression sur ses alliés et « clients » pour qu'ils boycottent avec elle la cérémonie d'Oslo. Elle a également censuré les télévisions étrangères et Internet pour empêcher les Chinois de suivre la  remise de prix Nobel.
La liste des pays qui ont suivi la Chine ? [...]

Rachida Brakni, épouse Cantona répond à Roselyne Bachelot


Eric Cantona et Rachida Brakni
Mardi, Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités, évoquait la participation de l’épouse d’Eric Cantona, dans une publicité pour la banque LCL. L’actrice Rachida Brakni lui répond dans un article paru dans Libération du 10 décembre. La LDH qui se bat pour l’égalité des droits entre les femmes et les hommes ne peut qu’approuver cette mise au point..
"Madame la ministre,
Depuis quelques temps, on parle beaucoup de mon époux Éric Cantona. Inutile de vous rappeler pourquoi. A ma grande surprise je me retrouve au cœur de toute cette polémique initiée par vous alors qu’à aucun moment je ne me suis exprimée sur le sujet. Que je partage ou non les idées de mon époux n’est pas le problème, celui-ci est ailleurs. Dans notre société, la femme est-elle [...]

vendredi 10 décembre 2010

Les ras-le-bol des associatifs

Noël et grand froid: les associations caritatives ont du pain sur la planche. Pourtant, leur personnel ne va pas toujours bien. Le 9 mars dernier, les salariés d’Emmaüs lançaient une grève pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail. Du jamais vu. Suivait, fin mars, la création du premier syndicat des salariés du secteur associatif, ASSO, qui tenant sa première réunion publique le 7 avril. Pendant longtemps, les salariés des associations n’ont pas osé se plaindre, dévoués qu’ils étaient à l’aide des plus démunis. Cette époque est révolue.

Près de 2 millions. C’est le nombre de salariés employés dans le secteur de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), qui regroupe associations, coopératives, mutuelles de santé, et entreprises solidaires (entreprises d’insertion, commerce équitable, etc.). Soient 10% des salariés en France. Et les trois quarts d’entre eux travaillent dans une association.
Le monde associatif est en effet devenu un secteur professionnel à part entière, qui ne peut plus se contenter de bénévoles, et salarie de plus en plus : un tiers des personnels en 2008, contre 8% seulement en 2002.
Car le secteur a souvent oublié dans sa rapide progression de ménager ses nouvelles troupes. Mal-être au travail, dépressions, traumatismes, manque de reconnaissance, salaires et contrats au rabais… Les plaintes sont désormais récurrentes.

Lire la suite ...

Violences et faux témoignage : prison ferme pour sept policiers

Sept policiers jugés à Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour avoir accusé à tort un homme, ont été condamnés vendredi à des peines comprises entre six mois et un an de prison ferme, indique une brève de l’AFP relayée par le site du Point. Cette peine sera «inscrite au casier judiciaire pour cinq d'entre eux, ce qui entraîne une radiation de la police», est-il précisé. [mise à jour à 16h, lire en bas]

Justice Ces policiers de Seine-Saint-Denis étaient poursuivis pour avoir, en septembre, accusé à tort un homme, afin d'expliquer une course-poursuite au cours de laquelle l'un d'eux avait été blessé. L’audience avait eu lieu début novembre. Les griefs étaient «dénonciation calomnieuse», «faux en écriture publique» et violences volontaires.
Le 9 septembre, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), un gardien de la paix avait été blessé à la jambe après avoir été percuté par une voiture lors d’une course-poursuite. Dans un procès-verbal, ses collègues et lui chargeaient le conducteur de la voiture qu'ils poursuivaient. Toutefois, ce dernier, lors de sa garde à vue pour «tentative d'homicide» sur un fonctionnaire de police dans l’exercice de ses fonctions, niait les faits.
Il apparaissait peu à peu qu’un autre véhicule était en cause, conduit par des collègues policiers. Le gardé à vue, lui, sortait de la police avec une incapacité totale de travail (ITT) de cinq jours.

Lire la suite sur le site Ménilmontant, mais oui Madame

Des documents inédits touchant à l'affaire Dreyfus font surface à Tarbes


"Cette odieuse affaire qui a fait tant de mal à notre pays...": c'est par ces mots que commencent les mémoires d'un témoin privilégié de l'affaire Dreyfus, des documents inédits que l'Etat vient discrètement d'acquérir au cours d'une vente aux enchères à Tarbes.

Ces pièces révèlent un antidreyfusard qui s'est plutôt tenu à l'écart du scandale, mais que la tourmente a fini par emporter en 1899 quand un ancien président de chambre évoque, en le prenant à témoin devant la presse, un parti pris que la Cour de cassation aurait en faveur de Dreyfus; "Cela a été fatal à sa carrière", dit François Giustiniani.
Louis Ménard a été révoqué et les mémoires qu'a achetés le ministère sont l'entreprise de justification d'un homme pour toujours blessé dans son honneur.

Lire la suite sur le site de La Croix

L'Etat condamné en appel pour de mauvaises conditions de détention à Rouen

Une dépèche AFP du 09/12/2010 nous apprend qu’une fois de plus l’Etat a été condamné pour mauvaises conditions de détention. Depuis des années, la LDH dénonce cette situation, par exemple, le 6 mai 2009, dans un communiqué : "Une situation indigne dans les prisons."
La cour administrative d'appel de Douai (Nord) a confirmé jeudi une décision du tribunal administratif de Rouen condamnant l'Etat pour de mauvaises conditions de détention à la prison de Rouen, a-t-on appris auprès de l'avocat des détenus, Me Etienne Noël. 
Prison Bonne Nouvelle de Rouen

Ce tribunal avait condamné le 11 juin en référé l'Etat à indemniser 38 personnes qui se plaignaient d'être incarcérées ou de l'avoir été "dans des conditions n'assurant pas le respect de la dignité inhérente à la personne humaine". Les juges avaient accordé des indemnités allant de 350 à 4.000 euros à ces détenus ou ex-détenus.[...]

jeudi 9 décembre 2010

Qui a dit à propos de la Ligue des Droits de l’Homme ?

"Il y a une affaire Dreyfus partout où il y a un ouvrier qui souffre, un enfant sans instruction, un travailleur sans défense, un vieillard sans asile."

Choisir une banque coopérative, une solution?

L'appel de Cantona a connu un succès médiatique et a inquiété les milieux financiers mais ce ne fut pas la ruée dans les banques des clients pour retirer leurs économies (En reste-t-il d’ailleurs beaucoup en ces temps de vaches de plus en plus maigres ?)
Mais cette initiative a eu le grand avantage de démontrer la méfiance et le "ras le bol" des usagers des établissements financiers qui recommencent leurs dérives passées.
Autre avantage : on reparle beaucoup des banques coopératives par exemple du Crédit coopératif qui finance l'économie réelle et locale et non pas l'économie financière. Et de la NEF qui va encore plus loin dans ce sens puisqu'elle ne finance que les projets solidaires. [...]

mercredi 8 décembre 2010

Lundi 13 Décembre, à 19h, la LDH et la FOL présentent le film "La séparation"

Lundi 13 décembre, à 19h, salle Appolinaire de La Seyne, la Ligue des Droits de l'Homme et la Fédération des Oeuvres Laiques présentent le film " La Séparation" suivi d'un débat animé par Alain Parizot, secrétaire général de la FOL.
Historique
Le 21 mars 1905 s’ouvre dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale du Palais Bourbon le débat sur le projet polémique de séparation des Églises et de l’État. Le député socialiste Aristide Briand, rapporteur du projet de loi, va défendre ce texte face à une assemblée plurielle et aux intérêts divergents, bravant les difficultés jusqu’à son adoption le 4 juillet de la même année
Réalisé en 2005 par François Hans ,et tourné dans l’hémicycle du Palais Bourbon, le film “la Séparation", est une synthèse fidèle des discussions parfois agitées qui ont mené à l’instauration de la Laïcité dans notre République.
Il présente les différents courants (laïque, religieux et anticlérical) qui se sont opposés sur cette question alors brûlante à l’entrée du 20ème siècle. Question qui, l’actualité nous le rappelle fréquemment, reste toujours actuelle en 2010.

Cinq grands acteurs incarnent les principaux intervenants :
Il faut avoir vu le séducteur Pierre Arditi faire parler le séducteur Aristide Briand, la ressemblance est presque physique.
Il faut avoir reconnu le président de la Chambre des députés, l’austère Paul Doumer, dans le visage marbre de Michael Lonsdale.
Et qui, mieux que le puissant Jean-Claude Drouot, pouvait animer le grand Jaurès ?
La finesse de Claude Rich sert à merveille les interventions précises du redoutable abbé Gayraud qui dissèque la loi de séparation.
Non pas un, mais deux poings levés, Claude Santini exprime la volonté éradicatrice de l’anticlérical de choc Maurice Allard.
A l’opposé le comte de Baudry d’Asson, royaliste comme il se doit, est interprété par Jacques Gallo.

mardi 7 décembre 2010

Un procès historique en France sur les crimes de la dictature chilienne

Communiqué commun FIDH, CODEPU et LDH

Cour d'Assises de Paris

La FIDH et ses organisations membres au Chili et en France, la Corporación de Promoción y Defensa de los Derechos del Pueblo (CODEPU) et la Ligue des droits de l’Homme (LDH), se réjouissent de l’ouverture du procès de 14 anciens hauts responsables de la dictature de Pinochet, auteurs présumés de la disparition de quatre franco-chiliens : Georges Klein, Etienne Pesle, Alfonso Chanfreau et Jean-Yves Claudet.
Initialement prévu en mai 2008, le procès a été reporté une première fois. Il se tiendra finalement devant la Cour d’assises de Paris – la plus haute juridiction criminelle française – du 8 au 17 décembre 2010. [...]

lundi 6 décembre 2010

Jean-Pierre Dubois aux " Rencontre pour un programme populaire et partagé".

Jean Pierre Dubois, président de la LDH, a présenté le 28 Novembre le Pacte pour les droits et la citoyenneté lors des Rencontres nationales pour un programme populaire et partagé.
Cette rencontre, organisé par le  Parti communiste français à Paris, vise à la mise en mouvement d’une construction partagée entre citoyens, responsables et élus politiques, intellectuels et acteurs sociaux.
Ecoutez son intervention .

dimanche 5 décembre 2010

Pacte pour les droits et la citoyenneté (version courte)

Vous pourrez lire le texte initial dans le billet suivant

Le Pacte pour les Droits et la Citoyenneté à La Seyne (1)

Un article très intéressant ( et très fourni, c'est pour cette raison que nous avons dû le couper en deux parties ) de Nirina Thoreau, dans La Marseillaise , relate la visite à La Seyne de Françoise Dumont, vice-présidente de la Ligue des Droits de L'homme.
Françoise Dumont, vice-présidente de la Ligue des Droits de l’Homme, présente l’initiative d'un collectif d'organisations associatives et syndicales.

Faire entendre la voie de la société civile.
L'an dernier, la Ligue des droits de I’Homme (LDH) lançait son appel citoyen. Un appel à défendre les libertés et les droits sociaux. Aujourd'hui, rejointe par plusieurs organisations associatives et syndicales, elle présente le " Pacte pour les droits et la citoyenneté ".
Un document qui rassemble une cinquantaine de signataires. Tous s'accordent à constater une régression de notre société, bafouant les valeurs républicaines et menaçant la démocratie : surveillance, discriminations, exclusions... Une dérive que les organisations combattent.
Chacune a ainsi apporté sa contribution à l'écriture du pacte "pour le compléter et pour que tous s'y retrouvent ", explique Françoise Dumont, vice-présidente nationale de la LDH. Invitée par la section seynoise, elle était, il y a peu en visite dans l'ex-cité des chantiers pour présenter la démarche au niveau local.
" Ce n'est plus une action de la Ligue mais celle d'un collectif", tient-elle d'emblée à souligner, même si [...]

Le Pacte pour les Droits et la Citoyenneténe à La Seyne (2)

Suite de l'article paru dans La Marseillaise du 29 Novembre
" Ça ne doit pas rester un pacte d'initiés. Il concerne tout le monde et pas seulement les syndicats et les associations. " A lex Massari (LDH - section seynoise) :
Création d'un collectif
Un peu partout en France s'amorce une démarche qui fait écho au pacte.  A La Seyne,  la section de la LDH impulse l’action à l’échelle de l’agglomération. Aussi réunissait-elle il y a deux semaines plusieurs associations dans les locaux des Chantiers de la Lune  qui  l'hébergent' Certaines,  comme Emmaüs,  ne sont pas signataires  au niveau national mais sont partie prenante pour rejoindre le mouvement,  ici dans le Var. Cette première rencontre doit donner naissance à la création d’un collectif.
Notre rôle sera d’abord de faire connaitre le Pacte par tous les moyens" explique  Alex Massari "Il s’agira aussi de trouver des questions que la société civile pourrait soulever … L’idée est d'inciter les élus,  ou candidats, à apporter des réponses concrètes à des propositions  concrètes. Et surtout faire en sorte que le pacte ne reste pas   un pacte d'initiés ".
Point d’orgue de l’action, un pique-nique républicain d'ores est d’ores et déjà programmé le 22 mai prochain et sur lequel nous reviendrons.

jeudi 2 décembre 2010

Le Centre National d'Enseignement à Distance en danger?

Un article de François Jarraud, rédacteur du Café Pédagogique, sur l'avenir du statut du CNED qui à permis dans le cadre de l'Education Nationale la formation à distance d'enfants et d'adultes.
Les problèmes du Cned viennent de la modernisation du service public.
Depuis 2009, le Cned est obligé de distinguer les activités qui relèvent du service public, comme les formations destinées aux élèves de l'enseignement obligatoire et celles qui sont situées sur le champ concurrentiel. Pour celles-ci, 80% des formations, le Cned doit se plier aux règles de la bonne concurrence. Il doit calculer ses prix de revient et ne peut pas vendre à perte. Il devrait même faire jouer la concurrence. C'est cette pression qui oblige l'établissement à revoir ses frais et ses tarifs, à muer en une entreprise commerciale. Pour les syndicats cela va mener le Cned à adopter un statut d'établissement public industriel et commercial (EPIC). Michel Leroy parle lui "d'éventualité". "Il faudrait une loi pour que cela se fasse", nous confie-t-il. Les discussions sur le statut sont "largement ouvertes" précise-t-il.
Le management en accusation.
"L'ambiance est délétère", nous confie E Labaye. "On ne sait pas ce qui va nous arriver. Il y a des mises au placard. Le personnel qui est fragile souffre beaucoup de ce stress, du sentiment d'insécurité". [...]
Pour lire la suite de l'article, visitez le site du Café Pédagogique

mercredi 1 décembre 2010

Qui a dit à propos du tout sécuritaire ?

"Les résultats ne sont pas au rendez-vous sur la sécurité"
"La répression ne suffit pas à faire une politique publique. Une politique de sécurité doit être équilibrée. Il faut de la fermeté, de l'humanité et du dialogue"
"Les opérations coups de poing, comme celles annoncées à Marseille sont souvent plus spectaculaires qu'efficaces et dérangent tout le monde sauf les voyous, qui n'attendent que le départ des renforts pour reprendre leurs trafics",
"Il faut également agir sur l'éducation, maillon essentiel de la prévention. La réforme de la carte scolaire qui visait à sortir les jeunes de leurs ghettos, a creusé les inégalités".
"Il faut respecter [les habitants], , reconnaître leurs difficultés et leurs souffrances car ce sont les premières victimes de cette criminalité",