lundi 28 février 2011

La France dans la presse tunisienne

La presse tunisienne est très attentive à ce qui se passe de l’autre coté de la Méditerranée.
La Presse, par exemple,  commentant  le départ de la ministre des affaires étrangères s’étonne de l’attitude de MAM  qui a le sentiment de n’avoir commis aucun manquement.
"Le Président français Nicolas Sarkozy s'est séparé hier de sa très contestée chef de la diplomatie Michèle Alliot-Marie et devait s'exprimer dans la soirée, dans une tentative de relancer une politique étrangère laissée sans voix par les révolutions arabes. La ministre des Affaires étrangères, qui devrait être remplacée par son collègue de la Défense Alain Juppé, a présenté hier après-midi sa démission au président français.
"Bien qu'ayant le sentiment de n'avoir commis aucun manquement, [...] pour lire la suite 

Et le Temps s’insurge à propos de la circulaire signalée par nos amis ligueurs de  Cannes-Grasse
 Les mots déchaînés
Méfiez-vous du nouveau Tunisien !
Une note interne du commissariat de Cannes datée du samedi 19 février 2011 demande aux policiers de cibler les Tunisiens en priorité lorsqu’ils interpellent des étrangers en situation irrégulière.
La circulaire a fait bondir l’un des syndicats de Police dont le représentant déclara à peu près ce qui suit :
"Nous sommes des policiers de la République et nous ne devons pas privilégier telle communauté d’étrangers au détriment d’une autre. Notre devoir est d’interpeller ceux qui sont entrés clandestinement sur le territoire national sans distinction par rapport au pays d’origine "
Le responsable de ce joli cadeau clandestin aux Tunisiens a vite fait de retirer la circulaire.[...] pour lire la suite

Deux images peu flatteuses de la France, qui prouvent qu'enfin la liberté d'expression est de retour  dans un pays si longtemps muselé.

Réforme de la psychiatrie: " Une dérive sécuritaire induisant un contrôle inédit de la population"

Près de 8.000 personnes ont déjà signé la pétition  qui réclame le "retrait immédiat du   projet de loi " qui organise dans l’urgence  une réforme des soins en psychiatrie, demandée par Nicolas Sarkozy après un fait –divers.
Ce projet de loi  sera soumis à l’Assemblée nationale dès le 15 mars.

"La mystification est totale: Il ne s’agit pas d’un projet de soins, mais d’un engrenage portant atteinte aux libertés fondamentales dans un état démocratique», dénonce l’appel du collectif des 39
Le projet de loi modifie les modalités d’hospitalisation en psychiatrie sans le consentement du patient, supprimant par exemple les sorties d’essai. Il introduit par ailleurs la notion de soins sans consentement en ambulatoire, c’est à dire sans hospitalisation.

dimanche 27 février 2011

Contrôle au faciès

COMMUNIQUE
La section Cannes-Grasse de la Ligue des droits de l’Homme apprend avec consternation la mesure prise à Cannes par la police nationale à l’encontre des voyageurs tunisiens.
En effet selon les éléments rendus publics, une note informelle signée du chef du service de sécurité publique du commissariat demandait aux policiers de cibler, samedi 19 et dimanche 20 février, leurs interpellations sur des immigrés tunisiens en situation irrégulière : …«Les effectifs sensibiliseront les patrouilles motorisées et pédestres à la gare de Cannes et ses abords, afin d'interpeller les étrangers en situation illégale de nationalité tunisienne».
Outre le fait qu'un tel ordre est matériellement impossible à remplir, sauf à considérer que les ressortissants tunisiens sont "physiquement" repérables, les termes de la note sont en parfaite violation avec la loi en ce que l'ordre ainsi donné est orienté vers une catégorie de personnes à raison de leur origine.
Après les déclarations pour le moins xénophobes au plus haut sommet de l’Etat, après la condamnation pour racisme du ministre de l’intérieur, cette pratique confirme la négation des valeurs de la République et le mépris du droit par ceux qui ont la charge de le faire respecter.
La LDH dénonce cette dérive dramatique des pouvoirs publics, et demande que toute la lumière soit faite afin que l'auteur ou les auteurs de tels écrits ne restent pas impunis.
Henri ROSSI
Président de la section de Cannes- Grasse

samedi 26 février 2011

Libye : la France rapatrie ses ressortissants mais tente d’y refouler un résident étranger

Par deux fois, les 22 et 23 février, la police aux frontières (PAF) de l’aéroport de Roissy a tenté de renvoyer un ressortissant sénégalais vers Tripoli.
Il aura fallu l’intervention de la Cour européenne des droits de l’Homme, saisie d’une demande de mesures provisoires, pour suspendre la procédure d’embarquement initiée par la PAF sur ordre de sa hiérarchie.

Ce Sénégalais avait fait une escale à Tripoli à son retour d’un séjour au Sénégal, et s’est vu refuser l’entrée en France alors même qu’il est titulaire d’un titre de séjour d’un an.
Les autorités françaises pratiquent ouvertement la politique du « deux poids, deux mesures » malgré les déclarations émanant des plus hautes autorités de l’État, de l’Union européenne et des Nations Unies .
Pour lire la suite de l'article publié par la LDH France

jeudi 24 février 2011

Des dossiers de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme très utiles

Des dossiers de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme très utiles pour comprendre et suivre les évènements actuels qui se déroulent dans le monde arabe.
Souhayr Belhassen


Nous traversons une période extraordinaire de notre histoire.
Depuis le début de l'année 2011, deux dictatures sont déjà tombées en Tunisie et en Égypte. Inspirés par ces évènements, des populations à travers le monde en arabe se révoltent et manifestent contre leurs gouvernements respectifs.
 Une répression violente a lieu actuellement en Libye où le gouvernement refuse de céder le pouvoir. Des manifestations ont lieu aussi au Bahrein, au Yémen, en Syrie, en Algérie ou au Maroc.
 Afin de vous tenir informés au plus près des situations dans la région, nous vous invitons à consulter régulièrement le site de la FIDH où des dossiers sont actualisés régulièrement en espagnol, en français, en anglais et en arabe.

Nous vous invitons également bien sûr à relayer ces informations sur les sites de vos organisations. Nos équipes sont à votre disposition pour compléter ces informations si vous en avez besoin.
 Bien à vous tous
Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH

Une douce France pour les enfants !

Un communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme et du citoyen qui s'oppose à une violation des droits de l'enfant.

Paris, le 24 février 2011
Une fois de plus, c'est à la police que le gouvernement confie le soin de s'occuper d'enfants. Le 15 février 2011 au matin, à Abbeville et à Amiens, c'est un gigantesque déploiement de police que les enfants de deux foyers de l'Aide sociale à l'enfance (Ase) ont dû subir. C'est que l'enjeu devait être de taille pour mobiliser vingt policiers en tenue, deux policiers en civil et deux fourgons de police. Il s'agissait d'interpeller neuf jeunes, pris en charge par l’Ase, résidant dans deux foyers distincts à Abbeville et à Amiens. Leur point commun est d'être tous scolarisés à Amiens : au lycée Romain Rolland pour huit d'entre eux, et au collège C. Franck pour un d’entre eux.
L’interpellation a été « musclée », selon les propres termes de la directrice de l’un des foyers, qui a indiqué que les jeunes de 6 à 18 ans qui y sont accueillis ont été choqués de[...]

mercredi 23 février 2011

Kadhafi et Frontex

La communauté internationale a réagi avec fermeté contre Mouammar Kadhafi après son discours de hier soir dans lequel il a promis de se battre jusqu'à le dernière goutte de son sang et évoqué une riposte similaire à Tienanmen, en référence à la répression militaire du "Printemps de Pékin".
Mais cette attitude n'a pas toujours été de mise. La présence du pétrole et la participation de la Libye au programme Frontex avaient rendu le colonel libyen très fréquentable et permis par exemple  une  visite d'Etat très contestée en France .

En effet,   les Européens,surtout Malte et  l’Italie qui a accueilli dernièrement plus de 5 000 tunisiens  militent pour une coopération avec la Libye dans la lutte contre l’immigration illégale vers les côtes de l’UE, via la Méditerranée, et la surveillance de ses frontières. Le pays est un point de passage privilégié de réseaux d’immigrants clandestins venus d’Afrique, du fait de ses 2.000 kilomètres de côtes et des 4.000 km de frontières qu’il partage avec ses six voisins africains.
Kadhafi espère que cette coopération lui permettra de sauver son régime, les européens craignant un afflux d'immigrés après son éventuel renversement.

Le Gabon a aboli la peine de mort

La Ligue des Droits de l'Homme  s’est toujours battue pour l’abolition de la peine de mort. Nous ne pouvons donc que nous réjouir du vote qui aboli définitivement  la peine de mort.par les  parlementaires  gabonais 
Cette loi a été approuvée en janvier dernier et promulguée le 15 février avec les signatures du Président de la République, Ali Bongo Ondimba, du Premier ministre Paul Biyogha Mba et de la ministre de la Justice.
Conformément à la loi, la peine de mort est remplacée par la réclusion à perpétuité avec possibilité de grâce ou d’amnistie, ou de liberté conditionnelle, seulement après avoir purgé trente années de peine. La loi abolie également le travail forcé. 
Le  Gabon est le 16e pays africain à ne plus condamner à cette peine cruelle et inhumaine  A ce jour, cent trente-neuf  pays ont aboli la peine de mort en droit ou en fait, et seuls vingt-cinq  pays ont exécuté des condamnés  en 2008

Le Gouvernement a par ailleurs annoncé qu’il soutiendrait en tant que "co-auteur" le projet de résolution sur l’abolition de la peine de mort qui sera présenté au cours de la 61ème session de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2011 et qui a déjà bénéficié du soutien de 109 États membres en 2010.

mardi 22 février 2011

Le Tribunal administratif annule l’APRF concernant Mahmoud EL FIQAWY

Pierre-Yves Denis, président de VJPM, ( Association Varois pour la Paix et la Justice en Méditerranée), invite à rester vigilant et à récolter le maximum de signatures pour soutenir la demande de régularisation de son ami Mahmoud El Fiqawy.

Ce jeune palestinien,  en France depuis 2006, a toujours travaillé (assistant de langue arabe dans les lycées puis agent d’accueil dans un hôtel). Il   a également acquis un master 2 de Langage à l’université de Toulon-Var tout en étant salarié.Malgré des démarches  répétées, Mahmoud n’arrive pas à obtenir  le renouvellement de son  titre de séjour, le précédent ayant expiré.
Arrêté  mardi 15 février, il était  sous la menace  d’un "arrêté de reconduite à la frontière" et risquait une expulsion immédiate.

Lundi, le Tribunal Administratif de Marseille :

- A annulé l’arrêté d’expulsion pris par le Préfet du Var.
- A ordonné à la préfecture d’examiner le dossier de régularisation déposé par Mahmoud depuis août 2010 et ce, dans un délai d’un mois.
- A prononcé le versement d’une indemnité de 750 € à Mahmoud.
En attendant, Mahmoud bénéficie d’un titre provisoire de séjour.
Le juge du TA s’est prononcé très rapidement compte tenu du sérieux du recours et de la solidité du dossier de Mahmoud.
Mais la préfecture peut soit faire appel, soit refuser la régularisation après nouvel "examen" du dossier.
La pétition de soutien à Mahmoud a recueilli en une journée  700 signatures.  
Il faut continuer à  faire signer la pétition en ligne ou à télécharger


lundi 21 février 2011

Le Prix Frantz Fanon décerné à Stéphane Hessel

Le prix de la fondation Frantz Fanon a été décerné dimanche à Stéphane Hessel, ex-ambassadeur et résistant, co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme publiée en 1948, auteur d’un best-seller « Indignez-vous » par l’association Sortir du colonialisme.  Cette association, organisatrice de la sixième édition de la Semaine anticoloniale,  réunit plus de 60 associations, mouvements, organisations politiques ou syndicales lors du "salon anticolonial"  qui se tenait samedi 19  et dimanche 20 février.
Frantz Fanon
«Au-delà de la reconnaissance et de l’estime la remise de ce prix qui porte le nom d’un penseur et d’un homme d’action qui a dédié sa vie à l’émancipation des hommes et à la désaliénation allait tout naturellement à M. Hessel qui a consacré son existence à cet idéal-là. Tout comme Frantz Fanon, Stéphane Hessel incarne une valeur rare, celle de l’éthique de l’engagement au sens le plus élevé du terme, un engagement aux côtés de ceux et de celles qui souffrent, de ceux qui sont dominés, qui sont discriminés et qui se battent pour leur libération et leur dignité », a souligné au nom de la fondation Frantz Fanon, Omar Benderra.
Stéphane Hessel a répondu à cet hommage en évoquant la situation actuelle dans le monde Arabe.
«Ce qui se passe ces jours-ci en Tunisie, en Egypte, partout dans le monde arabe et au Proche Orient, signifie que ma génération va partir mais que la jeune génération va poursuivre notre lutte, nos combats» 
Source: El Watan

samedi 19 février 2011

Le monde arabe en ébullition, les manifestants durement réprimés

Les révoltes populaires contre les régimes autoritaires se sont étendues à travers le monde arabe vendredi, jour de grande prière, et ont été durement réprimées au prix de nombreux morts au Yémen, en Libye et à Bahreïn. Ces révoltes s'inspirent de celles qui ont entraîné la chute de Zine El Abidine Ben Ali en Tunisie et de Hosni Moubarak en Egypte, faisant naître dans le reste du monde arabe l'espoir que la pression populaire apporte la démocratisation. Les différentes Ligues des Droits de l’Homme participent très activement à cette contestation.
Le  Haut commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU, Navi Pillay, a d’ailleurs condamné les réactions "illégales et excessivement répressives" contre des "demandes légitimes".

En Libye, bilan des émeutes depuis mardi dépassait près de 50 morts, Les manifestants réclament le départ de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 42 ans
A Bahreïn, royaume du Golfe, l'armée a ouvert le feu dans la soirée.
"Au total, 55 blessés, dont quatre grièvement touchés, ont été admis à l'hôpital Salmaniya", a déclaré à l'AFP un élu de l'opposition chiite, Abdel Jalil Khalil Ibrahim.
Au Yémen, quatre personnes tuées par balles,  plus de quarante blessés parmi les manifestants réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.
Ces décès portent à 11 le nombre de morts en une semaine au Yémen
En Jordanie, huit personnes blessées lpar des partisans du gouvernement .
 En Syrie, plus d'une centaine de Syriens ont manifesté jeudi à Damas contre la brutalité policière.
Au Caire,  des centaines de milliers de personnes ont fêté vendredi la fin de l'ancien régime.
L'armée égyptienne, qui détient désormais le pouvoir, a averti qu'elle ne tolérerait pas la poursuite de manifestations nuisant à la situation économique du pays.
En Ethiopie,  de violents affrontements avec la police ont eu lieu vendredi soir à l'issue d'une manifestation de plusieurs milliers de personnes contre le régime du président Ismaël Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999.
En Algérie, une manifestation est toujours programmée par l'opposition, malgré les promesses du pouvoir d'une levée de l'état d'urgence et de mesures pour répondre aux attentes des Algériens.
Source: Le Monde

jeudi 17 février 2011

Enseignement: La France dernière pour le taux d'encadrement

La richesse d’une nation s’évalue à la valeur de son enseignement. La France est en train de dilapider son capital de matière grise en diminuant chaque année un peu plus le nombre d’enseignants.
Selon une note du Centre d'analyse stratégique (CAS), organisme rattaché à Matignon, notre pays est celui qui possède le plus faible nombre de professeurs par élève parmi les 34 membres de l'OCDE qui compte 34 membres.. Avec 6,1 enseignants pour 100 élèves ou étudiants, la France est bonne dernière, loin derrière la Suède, la Grèce ou le Portugal( 9 professeurs pour 100 élèves).
Dans la moyenne pour le collège et le lycée, avec un taux de 7,1 enseignants pour 100 élèves, la France ne compte pour le primaire et l'enseignement supérieur que 5 enseignants pour 100 étudiants ou élèves.
Les salaires des enseignants apparaissent également " faibles " en comparaison internationale.
La réaction de la FCPE, première fédération de parents d'élèves, ne s'est pas faite attendre
"Les suppressions de postes dans l'Education nationale n'obéissent pas à la démographie ni à la nécessité de réduire un budget qui serait surdimensionné mais à une volonté idéologique de casser l'Ecole publique, en la dénigrant et en supprimant ses moyens de fonctionnement"
Entre 2007 et 2010, 50 000 postes d'enseignant ont été supprimés dans le primaire et le secondaire et environ 16 000 postes ne seront pas renouvelés à la rentrée 2012 dans l'éducation.

Source: Le Monde

mercredi 16 février 2011

L’extension de la déchéance de la nationalité, supprimée par le Sénat, revient devant les députés

Lors de son discours de Grenoble, le 30 juillet dernier, Nicolas Sarkozy avait évoqué l’’extension de la déchéance de la nationalité aux citoyens naturalisés depuis moins de dix ans et ayant causé la mort d'une personne dépositaire de l'autorité publique

Cette disposition, introduite à l’automne dans le projet de loi sur l’Immigration préparé par Éric Besson., avait été acceptée, après des débats houleux, par l’Assemblée nationale
Le Sénat, pour ne " pas créer deux catégories de Français", avait voté son rejet début février par 182 voix contre 156, les centristes ayant fait bloc avec l'opposition de gauche pour refuser cette mesure-phare du projet.
Les députés ont aujourd’hui décidé de réhabiliter l’amendement, contraire au respect effectif des droits de l’Homme, selon la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH), La commission des Lois de l'Assemblée revient donc à la position initiale avant le début de l'examen en deuxième lecture de ce projet de loi présenté par Brice Hortefeux, le ministre de l'Intérieur, à partir du mardi 8 mars.

mardi 15 février 2011

La Tunisie en chemin vers la démocratie

Samedi 19 février à 18h, Au Mesclun-café,  7 rue Chevalier-Paul,  04 94 92 01 26

La Tunisie en chemin vers la démocratie

Avec Bechir Gharbi, Tunisien, responsable associatif, nous nous interrogerons sur le sens des événements de ces dernières semaines et l'avenir possible de ce mouvement.

1,2 milliard de personnes dans le monde sous le seuil de pauvreté

L’article 25 de la déclaration universelle des droits de l’Homme votée le 10 décembre 1948 précise que
"Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires."
Dessin Nagy

Ce droit est de plus en plus menacé avec la hausse des hausse des prix alimentaires L'indice des prix alimentaires de la Banque mondiale a augmenté de 15% entre octobre 2010 et janvier 201 et Les prix s'approchent de leur pic de l'été 2008, année des émeutes de la faim.
D'après les dernières estimations de la Banque mondiale, 1,2 milliard de personnes soit la moitié des travailleurs dans le monde vivent sous le seuil de pauvreté fixé à 1,25 dollar par jour et par personne.
Le président de la Banque mondiale Robert Zoellick a affirmé, à trois jours d'une réunion des ministres des Finances du G20 à Paris, que ces chiffres soulignaient "la nécessité pour le G20 de faire passer la question de l'alimentation avant tout".
"Cette année s'annonce très dure pour ceux qui souffrent de malnutrition chronique", et "même si elle n'est pas la première cause de l'instabilité politique que l'on voit aujourd'hui en Afrique du Nord, au Proche et au Moyen-Orient, l'augmentation des prix a néanmoins été un facteur aggravant qui pourrait devenir encore plus préoccupant", a-t-il souligné

lundi 14 février 2011

Interdiction d’une marche de contestation pacifique à Alger

Communiqué de presse du Réseau Euro-méditerranéen pour les droits de l’Homme
Le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) condamne le refus des autorités algériennes d’autoriser la tenue d’une manifestation pacifique le 12 février à Alger et appelle les autorités à respecter le droit du peuple algérien de manifester pacifiquement.
Depuis plusieurs années, la détérioration de la situation économique et sociale en Algérie donne régulièrement lieu à des mouvements sociaux dans les différentes régions du territoire. Cette situation, liée à l’incapacité du gouvernement à répondre aux besoins de la population est aggravée par l’absence de tout mécanisme de dialogue social et les pratiques répressives des autorités.[...]

dimanche 13 février 2011

Des centaines de milliers d'Italiennes disent "Basta" à Silvio Berlusconi

Le 13 février, d’après l’actrice Angela Finocchiaro, "plus d’un million de personnes ont manifesté dans le monde entier pour réclamer le respect de la dignité des femmes , davantage de parité "et pour dénoncer la dégradation de leur image bafouée par le scandale Rubygate de prostitution de mineure auquel est mêlé Sylvio Berlusconi, le chef du gouvernement italien.
A Naples
 Encore une fois c’est la Toile, qui a permis à des milliers de personnes de se retrouver dans la rue .
A Rome,  Milan, Palerme, Turin, Gènes, Florence, Bari, Venise, Trieste, en bref dans toute l’Italie, ces rassemblements ont réuni des femmes et des hommes, des jeunes et des vieux, des intellectuels et des travailleurs venus pour rejeter une "culture diffuse" qui fait des femmes des "objets d'échange sexuel" à la télévision, dans la publicité et en politique. Des manifestations ont eu lieu aussi à l'étranger: des centaines de personnes à Tokyo, Toulouse, Paris , Lyon ou Bruxelles.

Que réclament aujourd’hui les femmes italiennes ?
Elles demandent la liberté de parole et de pensée, plus de démocratie, un meilleur accès au monde du travail, des aides (crèches, mi-temps) quand elles deviennent  mères.
En Italie – un des pays les plus développés du monde – on assiste, dans l’indifférence générale, à la dévalorisation croissante de l'image des femmes ainsi qu’à une pression pour leur retour au foyer. Les femmes perdent de plus en plus leur travail et leur prestige. L’Italie est le pays d’Europe où les femmes travaillent le moins à l’extérieur et où la représentation des femmes dans les institutions et les lieux du pouvoir se réduit un peu plus chaque année.
Les italiennes, célèbres ou inconnues, laïques ou religieuses, de droite ou de gauche "ne supportent plus d'avoir honte de[leur] pays, elles ne supportent plus que, pour réussir, on conseille aux jeunes femmes de se vendre, vite et à un bon prix ce qui s’apparente à une monstrueuse à la prostitution féminine "
Le parquet de Milan a demandé depuis mercredi le jugement immédiat de Silvio Berluscon dans l’affaire de ses relations avec Ruby, la jeune Marocaine, Karima El Mahroug, quand elle était mineure entre février et mai 2010. Mais celui-ci a fait savoir qu'il n'avait pas l'intention de se rendre devant les juges milanais qu'il accuse de visées politiques, d'agir "uniquement dans un but subversif" en prenant le "prétexte" du Rubygate pour le chasser de son poste. Après Ben Ali, Moubarak, au tour de Sylvio Berlusconi ?

samedi 12 février 2011

Entendu sur la place Tahrir, au Caire,après le départ de Moubarak.

"Le peuple a fait tomber le régime! le peuple a fait tomber le régime!", "Relève la tête, tu es Egyptien!",
"Une ambiance de victoire de la Coupe d'Afrique des nations, mais là c'est la coupe du monde de la liberté", un jeune Cairote
"Nous étions en retard par rapport à d'autres pays, maintenant, nous avons une valeur aux yeux de l'étranger, du monde arabe" Taoufik, 40 ans

vendredi 11 février 2011

Brèves de Palais

Beaucoup de robes noires sur les marches du Palais de Justice de Toulon et de Draguignan, un public très attentif. Quelques phrases cueillies au vol :
" Mouvement historique, global, unitaire .....
Manque de respect de la part de la plus haute autorité de l’Etat
Budget national de la justice au 37ème rand européen derrière l’Arménie et l’Azerbaïdjan."
 Laurent Sabatier, Syndicat de la Magistrature :
"Ce n’est pas la première fois que les droits fondamentaux sont remis en cause par le chef de l’Etat"
Alex Massari, Ligue des Droits de l’Homme de La Seyne
"C’est simple, nous n’avons plus les moyens de faire notre travail "
 Audry Secourgeon, CGT pénitentiaire :
"Une justice qui marche mal, c’est toute la France qui est en danger"
 Laurent Paquet, FO Personnel Administratif
"Il y a des bombes à retardement dans tous les palais de justice français" [Ndr : par manque de moyens], Nadine Barret ; FO magistrat
"Cette administration est à l’image du Titanic, en train de couler"
Corinne Leriche, CGT administratif
"Toujours plus avec toujours moins"
Un bruit de fond.
Source : La Marseillaise ; Var Matin

Vers l’emploi mais pas tout seul

Le collectif Alerte, dont la LDH est partie prenante, publie avec les organisations syndicales et les organisations patronales, un guide d'accompagnement vers l'emploi des personnes qui en sont les plus éloignées. Ce guide : "Vers l'emploi mais pas tout seul" est disponible en version électronique sous forme d'un flip book

jeudi 10 février 2011

L'affaire Dreyfus,Jeudi 10 Février, à 18 40 sur France Inter

Ce soir, dans l'émission de Philippe Colin " 5-7 Boulevard, à 18 h 40, sera évoquée l'affaire Dreyfus.
A écouter pour compléter vos connaissance sur l'évènement fondateur de la Ligue Des Droits de l'Homme.

Tous sur les marches du Palais de Justice de Toulon, jeudi 10 février à 14 h 30

La LDH défend une justice indépendante et dénonce le manque de moyens actuel qui place le budget de la France rapporté au PIB par habitant au 37ème rang sur les 43 pays du Conseil de l’Europe. Nous sommes donc solidaires des manifestations qui se tiennent partout en France et plus particulièrement celles de Draguignan et de Toulon.
Le Tribunal de Toulon
Les magistrats et les fonctionnaires de justice du tribunal de grande instance ont décidé comme la plupart des autres tribunaux de renvoyer toutes les audiences , sauf urgence absolue, jusqu’au jeudi 10 février.
Ce jour-là, ils seront rassemblés sur les marches du Palais de Justice de Draguignan à 14 h et de Toulon à 14 h 30 soutenus par des syndicats de police et de l'administration pénitenciaire. Ils déplorent les déclarations du chef de l’Etat qui "participent d’un discours dénigrant régulièrement le travail de l’institution judiciaire et des divers services qui y concourt au risque de fragiliser gravement et durablement son autorité et d’en obérer le fonctionnement". Les magistrats dénoncent "les effets dévastateurs pour la démocratie de l’instrumentalisation répétée des drames humains"

Source : La Marseillaise

mercredi 9 février 2011

Qui a dit, à propos des magistrats?

"Ils se ressemblent tous, alignés comme des petits pois, même couleur, même gabarit, même absence de saveur ».

Les magistrats défendent l’honneur de la République

Communiqué LDH . Paris, le 9 février 2011
Depuis des années, la justice est instrumentalisée par le pouvoir politique, à commencer par le président de la République que la Constitution charge pourtant de garantir son indépendance.
Depuis des années, Nicolas Sarkozy désigne les parents comme responsables de l’absentéisme scolaire, les enseignants de l’échec scolaire, les psychiatres des actes des malades mentaux, les juges des actes des délinquants… Tous responsables et tous coupables, les gouvernants se croient d’ailleurs parfois tout permis. Même les policiers se retrouvent aujourd’hui visés par cette tactique qui consiste à faire payer à d’autres ses propres erreurs et sa démagogie.
Depuis des années, les coupes claires dans le budget de l’Etat affaiblissent les services publics, et en particulier ceux qui permettent de juger dans les conditions décentes les justiciables, de suivre la réinsertion des délinquants, de faire diminuer les risques de récidive. La France est aujourd’hui l’un des pays européens qui consacre le moins de moyens à sa justice : le mensonge sécuritaire recouvre le sabotage de la sécurité réelle et de l’Etat de droit.
Aujourd’hui, quelles que soient leurs opinions et leurs engagements, les magistrats, les avocats, les autres acteurs judiciaires ne supportent plus d’être [...]

lundi 7 février 2011

Le groupe Education au Lycée Langevin de La Seyne

Le 28 janvier, trois membres du groupe éducation de la section Ligue des Droits de l’Homme La Seyne (M.Mattalia, S.Mifsud, E.Gérard), se sont rendus au Lycée Paul Langevin, à la demande d’un professeur d’histoire et géographie, pour intervenir dans une classe de première ES.
Le thème de la séance était le suivant : Quel est le rôle d’une association comme la LDH dans une démocratie ?
Lycée Langevin,
 lycée des métiers
Les élèves avaient soigneusement préparé une quinzaine de questions fort pertinentes que l’on pouvait grouper en trois thèmes ;
-Histoire de la LDH (origine avec affaire Dreyfus et procès Zola ; noms de quelques présidents dont Paul Langevin et JP Dubois, président actuel) ;
-Fonctionnement de la LDH (Association loi 1901 ; nombre d’adhérents et de sections ; mode de financement)
-Action : les principes de référence (déclarations de 1789 et 1948) ; exemples de combats passés et actuels ; rapports de la LDH –France et de la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme (FIDH).
Pour finir, les élèves ont voulu connaître les raisons de notre adhésion à la LDH.
Elèves et professeur nous ont réservé le meilleur accueil et nous avons apprécié la qualité de leur écoute.
Rendez-vous a été pris pour d’autres interventions au Lycée Paul Langevin :
* Exposition au CDI des 13 affiches du centenaire de la LDH,
* Intervention (sous une forme à définir) sur le thème de l’esclavage
Elisabeth Gérard


dimanche 6 février 2011

Violences des forces de l’ordre ( ? ) gratuites

Alain BEAUD, Maire de Saint Sébastien d’Aigrefeuille, Président de la Communauté de Communes Autour d’Anduze est indigné par ce qui s’est passé lors d’une manifestation pacifique.

Communiqué
Vendredi 21/01/2011, une manifestation pacifique de citoyens et d'élus venus soutenir leur communauté de communes (CdC Autour d'Anduze) menacée d'éclatement par la volonté d'expansion de l'agglomération d'Alès, a été réprimée avec une violence inouïe par les forces de l'ordre. Gazage et matraquage sans aucune sommation alors qu'il n'y aucune violence ni dégradation. Une vidéo amateur montre clairement les faits : des manifestants pacifiques, des élus (en écharpe) gazés, des personnes âgées gazées et matraquées, des manifestants blessés et des enfants qui courent.
Si c'est ainsi que les préfets entendent mener la réforme territoriale, ça promet. Tout cela est lamentable. Nous avons besoin de tous les citoyens pour dénoncer ce qui s'est passé ce jour là à Anduze.
Lien vidéo :
A votre disposition pour toutes informations sur cet évènement.
Alain BEAUD,
Maire de Saint Sébastien d’Aigrefeuille,
Président de la Communauté de Communes Autour d’Anduze
TEL : 0614753503

Le prix Tartuffe décerné à Irène Frachon pour son livre sur le Mediator

L'Observatoire de la Censure dirigé par Georges Perpés a décerné mardi son prix Tartuffe 2010 à l'ouvrage du Dr Irène Frachon, "Mediator 150 mg. Combien de morts'", paru le 2 juin 2010, attaqué en justice cinq jours plus tard par le laboratoire Servier, entraînant la censure de son sous-titre.
La cour d'appel de Rennes a néanmoins donné raison le 25 janvier à l'éditeur du livre (éditions-dialogues.fr, Brest), jugeant qu'il était bel et bien fondé à conserver la mention "combien de morts'", contrairement à ce qu'avait estimé un juge brestois.
L'interdiction du sous-titre, sous astreinte de 50 euros par exemplaire distribué, avait obligé l'éditeur Charles Kermarec à placer des étiquettes autocollantes sur chaque livre et à le réimprimer.
Dans son arrêt de juin 2010, le juge avait estimé que la mention "Combien de morts'" jetait le "discrédit" sur l'image du laboratoire Servier, "entravant son activité".
Dans son livre, Irène Frachon revient, sous la forme d'un journal, sur toutes les étapes d'une enquête de trois ans qui l'a conduite à devenir l'une des protagonistes à l'origine du retrait de ce médicament, le 30 novembre 2009.
Brisant la chape de silence entourant ce médicament en vente depuis 1976, Irène Frachon avait révélé ce "désastre sanitaire" qui [...]

vendredi 4 février 2011

Communiqué LDH - France


Pour la troisième fois en quelques années, Nicolas Sarkozy vient de violer sciemment la norme constitutionnelle la plus fondamentale de la République : la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen.
De même qu'il avait désigné Yvan Colonna comme le meurtrier du préfet Erignac avant même qu'aucune autorité judiciaire n'ait examiné le dossier – lequel n'est toujours pas clos –, de même qu'il avait désigné Dominique de Villepin comme le commanditaire des faux de l'affaire Clearstream plusieurs semaines avant le procès – qui a d'ailleurs démenti ce « pré-jugement » –, il vient de qualifier la personne arrêtée dans l'affaire du meurtre de la jeune Laëtitia de « présumé coupable », en répétant volontairement cette qualification qui annule toute différence entre interrogatoire policier et condamnation judiciaire.
Le président de la République, que l'article 5 de la Constitution charge de veiller au respect de la Constitution et dont l'article 64 de cette même Constitution fait le garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire, vient ainsi de se substituer une fois encore aux juges indépendants pour décider de l'innocence ou de la culpabilité d'une personne soupçonnée d'un crime.
Ainsi, non seulement il accuse mensongèrement magistrats et policiers d'avoir manqué aux devoirs de leur charge – alors que c'est la politique qu'il mène depuis des années qui empêche le suivi efficace des personnes déjà condamnées en privant de moyens ceux qui y travaillent réellement –, mais il viole délibérément l'article 8 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen qui garantit constitutionnellement la présomption d'innocence, c'est-à-dire le droit à être jugé dans des conditions conformes à l'état de droit et non désigné publiquement à la vindicte populaire.
Dans toute autre démocratie, un tel comportement serait considéré comme incompatible avec l'exercice de responsabilités politiques au plus haut niveau de l'Etat.
L'article 68 de la Constitution prévoit que le président de la République relève de la Haute Cour « en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat ». Si la violation délibérée et répétée de la séparation des pouvoirs et d'un des principes constitutionnels les plus fondamentaux de la République ne relève pas de cette procédure, quel niveau de délinquance constitutionnelle faudra-t-il atteindre pour mettre fin à l'impunité présidentielle en la matière ?
La Ligue des droits de l'Homme, qui assure magistrats et policiers de son soutien face à la calomnie, rappelle que « toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution » (article 16 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen). Le respect des lois et de l'ordre public ne se divise pas. Il est gravement menacé lorsque ceux qui ont la charge de le garantir donnent l'exemple de sa méconnaissance.
Paris, le 4 février 2011

Le Sénat rejette l'extension de la déchéance de nationalité

Pour ne pas créer deux catégories de Français et respecter l’égalité des citoyens, les sénateurs centristes se sont associés aux élus de gauche jeudi 3 février.

Le Sénat a rejeté jeudi, par 182 voix contre 156, l'extension de la déchéance de nationalité à certains criminels  de  représentants de l'autorité de l'Etat prévue dans le projet de loi relatif à l'immigration, déjà adopté en première lecture en octobre par l'Assemblée nationale.
Cette mesure  prévoit d'étendre la déchéance de nationalité aux personnes ayant acquis la nationalité française depuis moins de 10 ans et qui se sont rendues coupables de crime à l'encontre de personnes détentrices de l'autorité publique. Il a soulevé les protestations des associations de défense des droits des étrangers.
Les sénateurs centristes et de gauche ont rejeté cette disposition qui créerait des différences de traitement entre personnes ayant la même nationalité : La Déclaration des droits de l'homme affirme "l'égalité des citoyens", insistent les sénateurs centristes.

Mis en cause, les magistrats s'indignent et se mobilisent

Les magistrats du tribunal de Nantes (Loire-Atlantique) ont voté jeudi "une semaine sans audience". Un mouvement de protestation rarissime répondant aux mises en cause de la justice et de la police par  Nicolas Sarkozy dans l'affaire Laëtitia  Les syndicats de magistrats envisagent un mouvement national de protestation pour le 10 février, avec en point d'orgue un grand rassemblement à Nantes, et des actions simultanées dans les autres régions. 
Tribunal de Nantes
" Les propos du président de la République sont scandaleux [...], c'est du populisme de bas étage ", a réagi Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM), classée à droite. 

" Il y a un sentiment d'injustice et de révolte ", a poursuivi Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature, " tout le monde sait que ce n'est pas une faute qui a été commise. Des choix ont été faits et validés par la hiérarchie, il n'y avait pas les moyens de faire mieux. " 
Pour les syndicats,  la Chancellerie, à la suite des rapports et courriers envoyés durant l'année 2010, ne pouvait pas ignorer les difficultés rencontrées et la situation critique des tribunaux  en raison du manque de moyens. 

Les policiers, visés eux-aussi par le Président de la République  et Brice Hortefeux, réagissent vigoureusement à ces attaques. Le  secrétaire général Patrice Ribeiro, le syndicat Synergie, second syndicat des officiers de police "pense qu'il n'y a pas de dysfonctionnement» policier dans l'affaire Laetitia."  Selon lui, "les officiers de police à Nantes ont mal ressenti le fait d'être accusés d'avoir mal fait leur travail".

jeudi 3 février 2011

La Justice : Il faut recruter


service-public-logo.gifSorti de détention en février 2010, Tony Meilhon devait respecter des obligations mais il n’en n’a rien été et l’administration judiciaire ne connaissait même plus son adresse. Il est aujourd’hui soupçonné d'avoir enlevé et tué Laetitia.
Encore cette justice laxiste devant les pervers multirécidivistes ? On en sait un peu plus…
Tony Meilhon, qui n’a que 31 ans, a été maintes fois condamné, mais une seule fois pour agression sexuelle, dans le contexte de la prison. Il avait participé à des sévices sexuels sur un codétenu accusé d'être un violeur, mais il n’était pas considéré comme un pervers sexuel. Il avait effectué la totalité de ses peines, sans remise.marianne-europeenne.jpg
La dernière condamnation avait été prononcée pour un outrage à magistrat : un an d'emprisonnement dont six mois avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve de deux ans. Mais rien n’a embrayé après la sortie.
Revue de détail.
D’abord, le service social. Le service pénitentiaire d’insertion et de prévention de Nantes (le SPIP) comprend 17 conseillers d'insertion et de probation, effectif bloqué depuis plusieurs années, ce qui est bien insuffisant pour traiter plus de 3.300 dossiers. Aussi, 800 dossiers sont laissés en souffrance, ce qui en laisse tout de même à près de 150 par conseiller.
En mai 2010, Pascal Leroy, le nouveau directeur du SPIP, avait dénoncé l’état des lieux et avisé les responsables du tribunal de grande instance que le service était obligé de faire des tris : «Nous vous adresserons le 5 de chaque mois, par courriel, un état détaillé de la situation et la liste des mesures en attente d'affectation.» Ce qui fut fait en août, novembre et décembre 2010. Tony Meilhon n’était pas dans la liste, car le choix s’était logiquement opéré à partir des faits les plus graves, et un outrage à magistrat n’est pas sur le haut de la pile.
Côté tribunal, c’est pas mieux. Au TGI de Nantes, sont prévus 4 juges d'application des peines, mais un poste est vacant depuis plus d'un an, et chaque juge doit suivre plus de 1.300 mesures. Ce mois d’octobre, ces juges avaient eux aussi avisé les responsables de la juridiction qu'ils devaient opérer des tris : « Face à cette situation, nous nous trouvons dans l'obligation de faire des choix, dont nous tenons à vous informer et dont la mise en œuvre sera effective à compter du 1er novembre 2010.»

RENCONTRE - DEBAT « Police, Justice, Citoyen » à Nice

Le Comité de soutien Vérité et Justice pour Hakim Ajimi organise une :
 
RENCONTRE - DEBAT
« Police, Justice, Citoyen »
 
 
Violences policières et dérives judiciaires
·        Des citoyens meurent lors d'interpellations musclées par la police.
·        En dépit des faits et de témoignages accablants, la justice n'est pas rendue ou se fait attendre.
 
Témoigner, comprendre et agir
·        Pour une société juste, solidaire et respectueuse des droits de tous, afin d'éviter la reproduction de ces tragédies et assurer la protection de chaque citoyen, il est indispensable de questionner le fonctionnement des institutions policières et judiciaires, leurs interactions, leurs dysfonctionnements.
 
Samedi 5 février 2011 de 9h à 19h
Relais International de la Jeunesse "CLAIRVALLON"
26 avenue Scuderi, NICE - Cimiez
Tél. : 04 93 81 27 63
 
Programme :
Matinée : 9h – 12h30
·        Témoignages de comités de soutien et familles de victimes de violences policières.
·        Projection du documentaire « Douce France, saga du mouvement Beur » retraçant les grandes mobilisations des immigrés au cours des années 1980, notamment la « Marche pour l’Égalité et contre le Racisme ». Discussion avec le réalisateur Mogniss H. Abdallah.
 
Après-midi : 13h30 – 19h
·        Interventions et débat :
˗      Sihem Souid, policière, auteure du livre « Omerta dans la Police » ;
˗      Mathieu Rigouste, chercheur, auteur de « l’Ennemi intérieur, la généalogie coloniale et militaire de l’ordre sécuritaire dans la France contemporaine » ;
˗      Pierre Tévanian, philosophe, spécialiste des questions liées aux discriminations et au racisme (« La mécanique raciste », « Le ministère de la peur »..).
·        Bilan et perspectives autour d'un projet de texte de loi visant l’interdiction des techniques d’immobilisation pouvant être mortelles ou gravement invalidantes.
 
Informations pratiques :
·        Aller-retour en bus, départ de Grasse 8h gare SNCF, sur réservation
·        Repas 8 € ou sandwich 2,7 €, sur réservation avant le 03/02/2011
 
ENTREE LIBRE, VENEZ NOMBREUX !!!
 
 
Rencontre organisée par le Comité Vérité et justice pour Hakim Ajimi et ses partenaires associatifs, syndicaux et politiques.
Contact tél : 06 61 47 39 17 / mail : comite_hakim_ajimi@riseup.net

Alternatifs 06 

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