dimanche 30 juin 2013

Le féminisme en action : bien avant les Femen

Une émission de France Culture du 29 juin que vous avez peut-être ratée mais que vous pouvez écouter en cliquant sur la photo.
Le féminisme, dont le combat est de fort longue date, prend ces temps-ci la figure nouvelle des Femen. Les trois militantes qui s’étaient exposées les seins nus le 29 mai dernier devant le tribunal de Tunis, pour soutenir leur camarade Amina Sboui, ont été d’abord condamnées par le même tribunal à quatre mois de prison ferme, avant de bénéficier du sursis. Amina Sboui, pour sa part, est toujours en attente de jugement, après avoir peint le mot de « Femen » sur le mur d’un cimetière jouxtant une mosquée de Kairouan. Elle est poursuivie pour « profanation », « atteinte aux bonnes mœurs » et « association de malfaiteurs ». Dans une Tunisie si déchirée après son « printemps », comme on dit (ou comme on a dit), ce nouvel avatar du féminisme est voué à faire surgir des réactions violemment contrastées. Mais ce mouvement, né en Ukraine, qui joue de toutes les cordes de la médiatisation contemporaine, à l’heure d’Internet, ambitionne de s’assurer une influence planétaire : il s’agit de redonner au combat des féministes une énergie que les Femen jugent par trop érodée. Et, en cela, elles renouent avec une tradition pluriséculaire, portée par des femmes qui se sont montrées réticentes et méfiantes envers des stratégies d’influence résignées à la lenteur des progrès dans la marche vers l’Egalité. Coups d’éclats, initiatives spectaculaires, ruptures ostensibles par rapport aux conventions de l’ordre établi, tout cela ne date pas d’hier..

Le régime algérien à l’épreuve des droits de l’Homme - L’illusion du changement

Conférence de presse - rapport 2011-2013
Le régime algérien à l’épreuve des droits de l’Homme – L’illusion du changement
Alors que le président Abdelaziz Bouteflika prétend depuis des années œuvrer pour une ouverture démocratique du pays, à la fin de son troisième mandat, un seul constat s’impose : les libertés, les droits de l’Homme et l’Etat de droit restent toujours à conquérir en Algérie.
Face aux nombreux témoignages recueillis auprès des associations, des syndicats autonomes, des militants et défenseurs des droits, le CFDA a entrepris un véritable travail de recherche de fond et d’enquête de terrain.
Dans son rapport Le régime algérien à l’épreuve des droits de l’Homme - L’illusion du changement, le CFDA dresse ainsi un panorama général des multiples violations des droits de l’Homme commises en Algérie depuis 2011.
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samedi 29 juin 2013

Ouverture d’une information judiciaire suite au dépôt de plainte contre Paul Barril pour complicité de génocide au Rwanda

Communiqué de presse de la FIDH - Fédération international des ligues des droits de l'Homme, de la LDH - Ligue des droits de l'Homme et de l'Association  Survie
Paris, le 27 juin 2013 - La FIDH, la Ligue française des droits de l’homme (LDH) et l’association Survie se félicitent de l’ouverture rapide d’une information judiciaire suite au dépôt, le 24 juin 2013, d’une plainte contre Paul Barril auprès du Tribunal de grande instance de Paris du chef de complicité de génocide pour avoir notamment contracté le 28 mai 1994 un accord d’assistance de fourniture d’armes et de munitions et de formation et d’encadrement, avec le Premier ministre du Gouvernement intermédiaire rwandais (GIR), Jean Kambanda.
L’ouverture d’une information judiciaire va permettre qu’un juge d’instruction soit saisi de ce dossier et qu’une enquête indépendante et approfondie soit ainsi menée. 
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vendredi 28 juin 2013

Marche des fiertés 2013 : s’opposer à l’homophobie, garantir l’égalité des droits

Communiqué LDH
La Ligue des droits de l’Homme apporte son soutien à la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans, qui se tiendra, le 29 juin 2013, à Paris.
Elle invite chacune et chacun à y participer pour affirmer, ensemble, le refus de l’homophobie, de la haine, de la violence, des discriminations dont sont victimes les femmes et les hommes en raison de leur orientation sexuelle.
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Une expo à ne pas manquer à La Seyne.

Une expo à ne pas manquer à La Seyne.

Connaissez-vous les "Antigones"?

Connaissez-vous les "Antigones"? Si ce n'est pas le cas, Amina, une jeune adhérente de la section, vous les présente.
Voilà les « Antigones » un groupe de femmes qui s’oppose totalement aux idées des Femen, les fameuses féministes qui militent seins nus.
Leurs revendications à elles ? Réussir à faire en sorte que les Femen n’existent plus car pour elles une femme doit être féminine et non féministe. Les Antigones se définissent comme des femmes calmes, dignes, pures, élégantes, qui estiment que la religion est « le chemin de la liberté », qu’une femme ne pourra jamais être femme à part entière sans les hommes car c’est leur complémentarité qui crée la richesse de notre société. Enfin, elles définissent la femme comme une amante, une épouse, une mère : en résumé la place de la femme doit être au sein de sa famille auprès de ses enfants et mari et non dans la rue à revendiquer ses droits et l’égalité homme-femme !
Que penser de tout ça ? Serait-ce un retour aux années 1950 où la femme se devait d’être une épouse exemplaire qui cuisinait de « bons petits plats » à temps pour le retour de son mari qui adorait lui offrir de l’électroménager ? "

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mardi 25 juin 2013

Viols de guerre: Angelina Jolie appelle le Conseil de sécurité de l'ONU à l'action

Dans le cadre de son rôle d'ambassadrice du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, l'actrice américaine Angelina Jolie a critiqué lundi le Conseil de sécurité de l'ONU pour son inaction face aux viols commis en temps de guerre, comme en Syrie ou en République démocratique du Congo (RDC).
"Le viol est une arme de guerre (...), une menace contre la sécurité. Lutter contre la violence sexuelle est donc de votre responsabilité", a-t-elle déclaré dans un discours prononcé devant le Conseil à New York, ajoutant: "Le monde ne considère pas encore les viols en temps de guerre comme une priorité."
"Si le Conseil de sécurité en fait une priorité, cela le deviendra, sinon cette horreur continuera", a-t-elle affirmé, rappelant que "des centaines de milliers, voire des millions de femmes, d'enfants et d'hommes ont été violés à l'occasion de conflits".
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Ashton et Barroso doivent placer les droits de l’Homme au cœur de leur rencontre avec Laarayedh !

A la veille de la rencontre de Catherine Ashton, Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et de Jose Manuel Barroso, Président de la Commission européenne avec Ali Laarayedh, Chef du gouvernement tunisien, la FIDH et le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme s’inquiètent de la persistance voire de la recrudescence de violations des droits et des libertés.
Les organisations appellent les plus hauts représentants de la Commission européenne et le chef du gouvernement tunisien à mettre la question des droits de l’Homme et des libertés fondamentales en Tunisie au coeur de leurs échanges. 
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"Il disait l'Etranger", une chanson de Jean-Marie Vivier

Le Net réserve parfois de très bonnes surprises. Au détour d'une recherche, d'un renvoi, on peut tomber sur une perle, sur une voix chaude, puissante, sur des textes et des paroles qui vous prennent  aux tripes.
Ainsi, ce matin, très tôt, j'ai croisé Jean-Marie Vivier, un auteur compositeur interprète né en 1942 et j'ai su , dès les premiers mots de l'une de ses chansons " Il disait l'étranger" , que j'avais rencontré quelqu'un de bien.
Un    extrait d’un article, signé Benjamin Séze, dans Ouest-France le 9 avril 2010 résume le personnage:
 (…)Jean-Marie Vivier c'est la génération Mouloudji, Jonas, Dimey ou encore Debronckart. Ces chanteurs à texte, en vogue dans les années 60-70, au verbe bien léché et à la prose parfois engagée. " Humaniste, rectifie Jean-Marie Vivier. On m'a toujours demandé si j'étais un chanteur engagé. Moi, je me définis plutôt comme un chanteur dégagé de tout. "
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lundi 24 juin 2013

La Ligue des droits de l'Homme rappelle son opposition au fichage généralisé et à la justice d’abatage

Communiqué LDH - Paris, le 24 juin 2013
Le mercredi 19 juin, Nicolas Bernard-Buss, militant anti-mariage pour tous et cadre fondateur du mouvement des Veilleurs, a été condamné à quatre mois de prison, dont deux avec sursis, pour rébellion et fourniture d'une identité imaginaire, et à une amende de 1 000 euros pour refus de prélèvement de son ADN et de ses empreintes.
 Le tout assorti d'un mandat de dépôt, signifiant le passage par la case prison de Fleury-Mérogis, directement à la sortie du tribunal.
La Ligue des droits de l’Homme tient à rappeler à cette occasion son opposition ferme et totale à la systématisation du prélèvement d’ADN, alors que cette procédure devrait être réservée aux seuls délinquants sexuels. Elle rappelle également son opposition de longue date à la justice d’abattage que constituent les comparutions immédiates et se félicite que, l’émotion aidant, cette position soit rejointe par des courants d’opinions jusqu’alors très discrets sur ces enjeux.
Elle condamne par ailleurs les expressions de haine et l’outrance républicaine d'une partie des critiques, du caractère disproportionné – et donc, provocateur – de la condamnation du manifestant qui ne tendent qu'à poursuivre un combat ponctué d’enflure anti-républicaine et de haine verbale.


Agressions à Argenteuil : de la culture du rejet au passage à l'acte

 Communiqué LDH -  Paris, le 24 juin 2013
Les 20 mai et 13 juin derniers, deux très jeunes femmes se sont plaintes d’avoir été violemment agressées tandis qu'elles portaient un voile à Argenteuil, dans la banlieue parisienne. La seconde, qui était enceinte, a perdu son bébé. Une enquête est en cours pour établir les faits et pour retrouver les agresseurs.
De telles agressions – quels qu’en soient les détails – révèlent la libération d’une violence, à la fois sexiste et raciste, désireuse de passer à l’acte, au grand jour. La culture du rejet de l’autre, supposé étranger, surtout s’il est musulman, la glorification de la force virile et de son usage brutal, le recours aux réflexes nationalistes sur un fond délétère de confusion politique trouvent leurs prolongements dans les actes haineux d’une extrême droite en mal d’affirmation.
Le 11 juin dernier, également à Argenteuil, le contrôle d’identité d’une femme en niqab par la police a dégénéré en scène d’émeute, les témoins présents s’en prenant aux forces de l’ordre, lesquelles ont à leur tour réagi par un usage disproportionné de la force. Quoiqu’on pense de la loi interdisant le port du voile intégral dans l’espace public, l’événement et les développements de l’actualité attestent la difficulté pratique et les risques politiques de son application au pied de la lettre.

Tunisie : le procès des Femen reporté à mercredi, leur libération refusée

Le procès en appel de trois militantes européennes de Femen emprisonnées à Tunis a été reporté au 26 juin en raison d'une erreur de procédure et leur libération conditionnelle refusée vendredi, suscitant à nouveau la colère de leurs avocats.
Le procès en appel de trois militantes européennes de Femen emprisonnées à Tunis a été reporté au 26 juin en raison d'une erreur de procédure et leur libération conditionnelle refusée vendredi, suscitant à nouveau la colère de leurs avocats.

Pour plus d'infos, cliquez sur le logo des Femens

Sale temps pour la planète, Le Kenya dans tous ses états, France5, 20 h 40, Lundi 24 juin.

Dans ce documentaire, Morad Aït-Habbouche et  Hervé Corbière parlent de la sécheresse qui sévit dans ce pays et qui met à mal toute l'agriculture kenyane.
Quand une population perd son autonomie financière et tous ses repères quand elle doit partir, les droits de l'Homme sont toujours menacés.
Résumé
Du parc d'Amboseli, berceau des Masaï, au Turkana, jusqu'aux rives du lac Victoria, la sécheresse n'a épargné aucun territoire au Kenya. Désormais, l'avenir des populations est incertain : la famine des éleveurs, la perte de leur bétail et les terres ravagées assombrissent leur horizon. Pourtant, des lueurs d'espoir commencent à poindre, notamment provenant de l'ONU, qui imagine des solutions pour modifier le mode de vie des populations. Il faudrait pour cela assurer l'instruction des jeunes, irriguer de nouvelles terres et apprendre à s'adapter à un environnement changeant. Ces mesures permettraient peut-être d'éviter au Kenya de connaître le même sort que l'Ethiopie ou la Somalie, en proie à la famine.
Pour plus d'infos et pour voir ce documentaire, cliquez sur la photo.

dimanche 23 juin 2013

"Iran : cri d'un peuple indigné", Dimanche 23 juin, à 22 h 30, sur LCP

Comment la population iranienne peut-elle supporter l'oppression et la répression que lui impose la République Islamique instaurée par les ayatollahs depuis la Révolution de 1979 ?
Comment un peuple cultivé se retrouve-t-il privé de ses droits fondamentaux et muselé par un régime totalitaire, au point de devoir accepter le résultat d'élections truquées ? En partant du soulèvement populaire et de la répression qui ont suivi la parodie d'élections présidentielles de 2009, l'enquête menée raconte la résistance pacifique de ceux qui n'adhèrent pas aux règles islamiques.
Pour voir cette vidéo, cliquez sur l'écran.

Facebook, un confident qui peut être très bavard.

Une panne a entraîné vendredi 21 juin le partage involontaire des données de 6 millions de comptes Facebook.
Encore une fois, la Ligue des DRoits de l'Homme vous recommande de ne pas laisser traîner dans les réseaux sociaux des informations sensibles et confidentielles;. En effet, une panne de logiciel peut provoquer le partage involontaire des numéros de téléphone et des adresses courriels.
C'est la mésaventure qu'ont connu 6 millions d'utilisateurs du réseau social Facebook La société a précisé que
"Nous prenons la vie privée des gens au sérieux, et nous faisons tout notre possible pour protéger leurs informations  même si avec une équipe forte, aucune entreprise ne peut prévenir les pannes à 100 %"
 Vous pouvez (re)lire la BD " Sous surveillance" produite par la LDH en cliquant sur la photo. 

Comment l'Education nationale fabrique la ségrégation scolaire

De tous les facteurs de ségrégation scolaire, le plus inattendu est probablement celui résultant des choix de l'éducation nationale.
Au lieu de lutter contre les inégalités en améliorant l'offre pédagogique des collèges populaires, l'Education nationale creuse les écarts avec des propositions pédagogiques différentes entre établissements des beaux quartiers et des zones prioritaires. Ces offres sont autant de signaux émis vers les parents favorisés pour  guider leurs choix d'orientation. Cette différentiation est analysée par François Baluteau dans un article de Socio-logos. Mise en évidence elle interroge puissamment les décisions quotidiennes de l'institution scolaire.
Pour lire la suite de cet article, cliquez qur la photo.

samedi 22 juin 2013

"Si la jeunesse est prioritaire, regardons-la en face "

Une tribune, parue le 21 juin dans Libération, contre la fermeture de l’INJEP (Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire) , signée par Pierre Tartakowsky, président de la LDH.
A l'heure où 23% des jeunes sont en situation de pauvreté, où près de 20% d'entre eux sont touchés par le chômage, où l'âge du premier CDI est autour de 27 ans, et que les inégalités entre jeunes se creusent, le gouvernement s'apprête à officialiser le démantèlement du seul établissement public spécialisé sur ces questions, l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP, par ailleurs déjà fragilisé en 2009 par la RGPP). Malgré un discours qui se voudrait rassurant, la réaffectation d'une partie de son personnel dans une sous-direction « études » interne au ministère en charge de la jeunesse signe la fin de cette institution historique, de cet établissement pourtant reconnu depuis 60 ans comme acteur et ressource en matière de compréhension de la jeunesse et des politiques de jeunesse.
Pour lire la suite , cliquez sur la photo.

Chaque minute, 8 personnes contraintes de fuir

La LDH s'inquiète depuis des années de l'importance du nombre des personnes déplacées et des dangers qui menacent les réfugiés et les migrants. 
Les droits des hommes, des femmes et des enfants qui fuient les conflits ou la modification des conditions climatiques ne sont pas respectés.

Pour lire un article de la Libre Belgique qui aborde ce sujet, cliquez sur la photo. 

vendredi 21 juin 2013

Léon Blum et le mariage.

Suzanne a trouvé intéressant cet article d'Historia du mois de juin sur Léon Blum et le mariage.

Vous pouvez le lire en cliquant sur le document.

Congrès mondial contre la peine de mort : la lutte continue

Communiqué LDH
Le cinquième Congrès mondial contre la peine de mort s’est tenu du 12 au 15 juin à Madrid. 
Quelque 1 500 participants sont venus de dizaines de pays des cinq continents, notamment plusieurs personnalités politiques (Laurent Fabius pour la France). Le Congrès a rappelé que plusieurs milliers de personnes sont encore exécutées en Chine, quelques centaines en Iran, plusieurs dizaines en Arabie Saoudite, en Corée du Nord, au Yémen et même aux Etats-Unis.
Cette réunion constitue une étape majeure vers le renforcement du mouvement abolitionniste mondial en mettant en contact les acteurs politiques, les experts juridiques et les représentants de la société civile pour élaborer les conditions nécessaires pour l’abolition universelle de la peine de mort. Le Congrès offre un espace de mobilisation unique pour les acteurs de l’abolition.
Les avancées normatives en matière des droits de l’Homme nous rapprochent déjà de l’objectif abolitionniste au niveau des instances internationales et régionales.
La Ligue des droits de l’Homme, présente à ce Congrès, mettra tout en œuvre pour que l’abolition universelle de la peine de mort devienne effective et que cette pratique, inhumaine et d’un autre âge, soit supprimée sur l’ensemble du globe.
Paris, le 20 juin 2013

Une journée mondiale des réfugiés ... dont l’Union Européenne ne veut toujours pas

Appel conjoint de l’AEDH et ses membres
Il y a un an, le 20 juin 2012 : « Nos pensées vont plus que jamais vers les millions de femmes, d’enfants et d’hommes qui, partout dans le monde, sont contraints de fuir leur pays d’origine en raison d’une guerre, d’un conflit ou de persécutions. C’est encore une réalité dans le monde d’aujourd’hui », déclaraient conjointement la haute représentante Catherine Ashton et la commissaire européenne chargée des affaires intérieures, Cecilia Malmström. Combien sont-ils à avoir trouvé refuge dans l‘un des États membres de la première puissance commerciale mondiale ? Un peu plus d’1,5 millions ; ce qui représente à peine 3,5% des 42,5 millions des personnes qui, dans le monde, ont été obligées de fuir…
Pour lire la suite du communiqué, cliquez sur la liste des signataires 

Connaissez vous le réinventaire/ contributions politiques sensibles"?

"Le grand réinventaire / contributions politiques sensibles" est un abécédaire vidéo.
Des films, à partir de mots-clés, de mots-sources, de mots-outils qui fondent notre vision commune, le croisement de nos regards, notre besoin d’humanité. Des films pour mettre en commun celles et ceux qui, du monde du travail, de la politique, des luttes associatives et syndicales, de l'économie, de l’éducation, de la santé, de la culture, acceptent de partager leurs engagements.
D’ici et d’ailleurs, des citoyens, des collectifs font œuvre de résistance. Résistance aux maîtres qui disent le formatage des désirs consommés, consumés. Qui répètent les paroles sans queue ni tête du profit et de l’austérité. Nous pensons qu’il est temps de cultiver sa propre sensibilité pour retrouver le contact du monde.
Pour découvrir ce projet, cliquez sur la photo. 

jeudi 20 juin 2013

Les journaux télévisés ne nous informent plus !

D'après un rapport de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), les faits divers occupent de plus en plus de place dans les journaux télévisés (JT). Leur proportion aurait d'ailleurs doublé en dix ans sur certaines chaînes.
Une progression de 73%
Les journaux télévisés du soir traitent en moyenne cinq sujets, selon le baromètre de l'INA cité par le quotidien Le Monde. Ainsi en 2012, les JT auraient traité au total 2 062 sujets relatifs aux faits divers contre 1 191 en 2002, soit une augmentation de 73% en dix ans, selon le rapport.

Devant ce flot d'informations d'importance discutable, les actes de violence entre individus représentent la moitié des sujets abordés. Les accidents, les actes de banditisme, les fusillades et ceux liés à la violence sociale ont également retenu l'attention des chaînes de télé.

M6 et les faits divers
Lorsqu'on aborde le classement par rubrique, ces sujets n'ont tout de même pas la même importance que les sujets de société, l'actualité internationale, l'économie, la politique ou même le sport.

Par ailleurs, la place qui leur est accordée varie d'une chaîne à l'autre. Ainsi, les faits divers représentent 7,6% des JT de France 3 et 6,2% sur TF1, mais sont presque absents sur Arte qui n'en a traité que 38 en 2012, soit 1,1% de leurs JT.
Cependant, si vous voulez des informations diverses, captez M6. Elle a diffusé 517 sujets en 2012, soit 9,4% du JT soit le quart de l'ensemble des faits divers de 2012.

Contre les assassinats et la loi de la jungle en Corse

Un appel pour éviter la banalisation des assassinats et les tentatives d’assassinat en Corse.
Les assassinats et les tentatives d’assassinat continuent. Le pire serait qu’ils se banalisent.
 Nous en connaissons les ressorts ; des conflits exacerbés autour d’intérêts privés, l’économie souterraine, la corruption, plus généralement, la recherche de l’argent facile, l’enrichissement à tout prix, au prix du sang.D’autre part, il a été constaté de graves dysfonctionnements au niveau de la récolte du renseignement et de la coordination des services de l’Etat, et par voie de conséquence, la pérennisation de la dramatique situation actuelle.
Notre solidarité envers les familles touchées par cette violence, toutes les familles, reste intacte.
D’autres violences empoisonnent notre vie quotidienne : les pressions, le racket, les menaces, les agressions…  contre des entrepreneurs, des commerçants, des élus, des personnalités, des militants d’associations, des syndicalistes, des journalistes… C’est notre société démocratique dans son entier qui est atteinte.
Nous ne l’acceptons pas. Il importe de le signifier collectivement.
Les dérives criminelles hypothèquent gravement l’avenir de notre société, celle où vivront nos enfants. Nous ne pouvons laisser faire.

mercredi 19 juin 2013

En mémoire de Clément Méric, refusons toute banalisation du nationalisme, du racisme et de la xénophobie .Manifestations des 22 et 23 juin

Communiqué LDH 

Le 5 juin, Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant antifasciste, a été victime d’un meurtre à Paris, commis à raison de ses convictions politiques. 

Cet acte, qui s'inscrit dans la suite des très nombreuses agressions commises par des groupes d'extrême droite, ces derniers mois, est insupportable. Il confirme tragiquement l’urgence à s’opposer à ces exactions et aux idéologies qui en favorisent, de près ou de loin, la banalisation et le développement. L’explosion de discours haineux à l’encontre des étrangers, des Roms, des musulmans, l’avalanche de propos mensongers et agressifs lors des débats sur le projet de loi du mariage pour tous, témoignent d’une montée de l’intolérance, du racisme et de la peur, dont on sait qu’ils sont facilement instrumentalisés par la violence.Pour lire la suite, cliquez sur la photo de Clément Méric.

63 migrants morts en Méditerranée : des survivants poursuivent leur quête de justice

Communiqué commun : LDH, FIDH, Gisti, Migreurop 

Deux survivants d’un drame ayant causé la mort de 63 migrants en mer Méditerranée en avril 2011 ont déposé plainte aujourd’hui devant le Tribunal de grande instance de Paris et l’Audiencia Nacional à Madrid, visant la responsabilité des armées française et espagnole pour non assistance à personne en danger. Le Gisti, la FIDH, la LDH et Migreurop se sont constitués parties civiles en France auprès des survivants.La plainte en France fait suite à la décision du Parquet de Paris de classer sans suite une première plainte qui avait été déposée en avril 2012 par plusieurs survivants. Aujourd’hui, le dépôt de plaintes avec constitution de partie civile en France et en Espagne contraint l’ouverture d’une instruction judiciaire dans ces deux pays.
Pour lire la suite du communiqué, cliquez sur la photo.

mardi 18 juin 2013

Manifestations agitées dans tout le Brésil

Quand les citoyens défendent leurs droits et s'insurgent contre une mauvaise utilisation de leu argent.
Même si les cariocas sont présentés comme des addicts au ballon rond, ils n'apprécient pas que la coupe du Monde passe avant les universités, l'enseignement, les transports. Une nouvelle preuve que le peuple ne peut se contenter de jeux et demandent des comptes .
Hausse des prix, dépenses somptuaires du Mondial 2014 : des dizaines de milliers de Brésiliens ont protesté dans la plupart des grandes villes du pays, notamment à Rio où la manifestation a dégénéré.
Le Brésil a été secoué lundi par les manifestations sociales les plus importantes depuis 21 ans, qui ont duré plus de sept heures dans plusieurs villes, notamment à Rio qui a connu des scènes de guérilla urbaine. Il s’agit là des plus fortes mobilisations depuis celles dirigées en 1992 contre la corruption du gouvernement de l’ex-président Fernando Collor de Mello, qui avait démissionné durant son procès politique devant le sénat.
Pour lire la suite de cet article, cliquez sur la photo. 
 Bruxelles, le 7 juin 2013
L’Association Européenne pour la défense des Droits de l’Homme (AEDH) et ses membres, reunis à Tallinn à l’occasion de l’Assemblée Générale Annuelle de l’AEDH, adoptent la résolution suivante:
Une Europe pour tous les citoyens !
A l’occasion de son assemblée générale réunie à Tallinn le 2 juin 2013, l’AEDH a tenu à examiner des questions sur l’effectivité de la citoyenneté dans l’Union européenne.
En cette année européenne des citoyens, l’AEDH tient à rappeler qu’on ne peut concevoir une Union européenne à 27 et bientôt à 28 réservant la jouissance de l’ensemble des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels aux seuls titulaires de la nationalité d’un Etat-membre.
L’Union européenne se construisant avec l’apport de ressortissants de pays tiers, ceux- ci doivent évidemment pouvoir en bénéficier sur un pied d’égalité. L’AEDH revendique pour eux la citoyenneté de résidence.
A Tallinn, l’AEDH constate avec consternation que l’Union européenne n’a toujours pas marqué de volonté de résoudre la situation indigne de près de 450 000 apatrides, particulièrement nombreux en Estonie et en Lettonie

Halte aux amalgames, le mauvais procès de Perpignan

Communiqué LDH - Paris, le 17 juin 2013
Trois militants s’inscrivant dans la campagne dite " Boycott-Désinvestissement-Sanctions" font l'objet de poursuites pour incitation à la haine raciale et seront jugés à ce titre devant le tribunal correctionnel de Perpignan, le jeudi 20 juin 2013.
Il leur est reproché d’avoir appelé au boycott des produits exportés par Israël dans le cadre d’une dénonciation de la colonisation, le 15 mai 2010, dans un magasin Carrefour.
Comme pour d’autres affaires similaires, la Ligue des droits de l'Homme réaffirme que ces poursuites sont non seulement injustifiées mais extrêmement choquantes, l'acte de ces militants ne pouvant une seule seconde être considéré sérieusement comme une incitation à la haine antisémite. Plus généralement, la LDH refuse que toute critique de la politique des gouvernants israéliens et tout acte d'opposition aux graves violations des droits de l'Homme dont ces gouvernants se rendent coupables depuis des années soient taxés d'antisémitisme : cet amalgame est non seulement insultant pour les citoyens qui émettent ces critiques mais extrêmement dangereux, y compris pour la lutte contre la haine antisémite que la LDH mène depuis son origine même.
Appliquer le droit international c’est bien sûr ...

lundi 17 juin 2013

Le bac reste un marqueur d’inégalités sociales


Même si de plus en plus de jeunes issus des couches les moins favorisées obtiennent le bac ( 50% des jeunes issus de famille ouvrière nés au tout début des années 1980, contre 10 % de ceux nés dans les années 1950) , le bac reste un marqueur d’inégalités sociales

Par exemple, les  enfants d’enseignants ont 14 fois plus de chances relatives d’avoir le bac que ceux d’ouvriers non-qualifiés.
Pour plus de renseignements, cliquez sur la photo.

Tranches de vie de François Béranger.

Une chanson remise en mémoire par Claire.
François Béranger était un chanteur libertaire qui connut une forte notoriété dans les années 1970


Des chansons comme Tranche de vieL'alternativeRachelParticipe présent l'imposent comme une des voix militantes de cette époque. Il disparaît le 17 octobre 2003 mais ses chansons sont toujours d'actualité. 
Pour écouter Tranches e vie, cliquez sur la couverture du CD

dimanche 16 juin 2013

"Le choc, après Cahuzac", un livre de Gérard Filoche , Jean- François Claudon et Cyril Gispert.

Le socialiste Gérard Filoche qui avait retenu difficilement ses larmes après la confession de Cahuzac a publié un livre avec Jean- François Claudon et Cyril Gispert sur l'affaire Cahuzac.
Il était reçu à Europe 1 pour en parler et aussi pour plaider  avec conviction la conservation de  l’âge légal de la retraite à 60 ans ( Cliquez sur la couverture du livre pour l'écouter)
Le « choc Cahuzac » du 2 avril 2013 a ébranlé toute la France. Ce jour-là, des millions de citoyens ont découvert, abasourdis, une insupportable vérité.
Le chef du Budget fraudait le Budget.
Le ministre chargé de lutter contre la fraude fiscale trichait.
Le ministre de la rigueur l’appliquait aux autres mais pas à lui.
Le défenseur intransigeant de la « règle d’or » planquait son or.
L’homme qui jouait le " père la morale" n’avait aucune morale.
Devant un choc pareil, des millions de citoyens se sont sentis trahis.

Au pays des droits de l'homme, sur Public Sénat, Lundi 17Juin, à 22H30

La banalité, hélas, de la situation de la justice et des prisons en France.
David avait 21 ans. Accusé d'avoir participé à un trafic de cannabis, il s'est pendu dans une cellule du quartier disciplinaire de la Maison d'arrêt de Limoges. Les deux seules charges pesant contre lui étaient pourtant minimes : des traces de drogue et les accusations d'un ami. David s'est suicidé à cinq jours de son procès. Tout semble disproportionné dans cette histoire tragiquement banale.
Pour voir la bande-annonce, cliquez sur le logo

Algérie, 1962. l'été où ma famille a disparu , Sur France3, Lundi 17 juin, 23H35

A l’occasion des cinquante ans de l’indépendance de l’Algérie, France 3 propose trois documentaires consacrés aux mois troubles et aux événements tragiques qui se sont déroulés entre le 18 mars 1962, signature des accords d’Evian, le 3 juillet 1962, jour de l’indépendance, et le 25 septembre 1962, date de l’élection du premier président de la République algérienne.
Ces documentaires rassemblent avant tout des témoignages sur des vécus et des engagements différents tout au long de cette période.
Lundi est programmé Algérie, 1962. L'été où ma famille a disparu , un documentaire réalisé par Hélène Cohen qui  aborde l’un des épisodes les moins connus de la guerre d’Algérie : la disparition de plusieurs centaines d’Européens pendant les quinze semaines qui séparèrent le cessez-le-feu de la proclamation d’indépendance !
A travers des récits pudiques et douloureux, l’on découvre que le mystère qui entoure ces disparitions a engendré bien d’autres drames, et continue sa marche destructrice : suicide, traumatismes, vies brisées. Cinquante ans après, la page est loin d’être tournée. Au-delà des événements du passé, cette tragédie continue à faire des ravages...
Pour plus d'infos, cliquez sur la photo tirée du reportage.

samedi 15 juin 2013

L'égalité femme-homme est-elle une réalité dans les associations étudiantes ?

Pour aller plus loin sur la question de l'égalité des sexes et des responsabilités des femmes dans la société civile contemporaine,  Animafac a organisé deux tables-rondes qui traitent de l'éducation et des bonnes pratiques pour changer les choses et que France Culture Plus vous invite à voir en vidéo deux tables-rondes.

Cliquez sur l'affiche 

Tunisie : la liberté d’expression derrière les barreaux

En moins de 48 heures, la justice tunisienne a condamné à des peines de prison ferme 3 activistes pacifiques et un artiste.
Plusieurs personnes dont des journalistes ont par ailleurs été arrêtées et sont aujourd’hui l’objet de poursuites après avoir protesté contre ces décisions de justice sévères. La FIDH dénonce cette nouvelle vague de mesures répressives qui s’inscrivent dans un contexte d’atteintes répétées aux libertés individuelles. 
Pour lire la suite de ce communiqué, cliquez sur le logo.

Décision du Conseil Constitutionnel : En prison, le non-droit reste légal

Communiqué du GENEPI France
La décision du Conseil constitutionnel concernant l’application du droit du travail en détention constitue une légitimation juridique de l’absence d’égalité et de dignité à l’intérieur des murs de prison.
Au nom des obligations liées à la détention et de l’augmentation des charges financières pour les entreprises privées, la prison reste une zone de non-droit. Dans sa décision du 14 juin 2013 le Conseil revient sur ce qui compose le droit du travail en France avant de confirmer que les personnes emprisonnées ne peuvent y prétendre.

Ni SMIC, ni contrat de travail, ni congés payés, ni retraite, ni chômage, ni indemnités en cas d’arrêt du travail, ni droits de grève et de se syndiquer ne sont garantis aux personnes incarcérées, qui restent une simple main d’œuvre bon marché mise à disposition d’entreprises privées. Voilà ce que valide le Conseil constitutionnel.
 Présenté comme réinsérant, le travail pénitentiaire n’est pourtant qu’un outil de management carcéral via lequel classements et déclassements font office de carottes et de bâtons. Grand prêcheur d’une réinsertion sensée légitimer en partie la peine de prison, l’Etat peut désormais continuer à se rendre coupable de discrimination à l’égard des personnes incarcérées. Cela, en toute impunité.

vendredi 14 juin 2013

L’Observatoire de la liberté de création dénonce la censure de l’affiche du film d’Alain Guiraudie

Communiqué Observatoire de la liberté de création dont la LDH est membre
Les municipalités UMP de Saint-Cloud et de Versailles ont cru bon de retirer des rues de leur ville l’affiche de L’Inconnu du lac.
L’Inconnu du lac, film d’Alain Guiraudie sorti sur les écrans ce mercredi, créée par l’illustrateur Tom de Pékin, et où figurent au premier plan deux hommes dessinés qui s’embrassent.
 Malgré les dénégations du maire de Versailles et les affligeantes explications du maire de Saint-Cloud, mettant notamment en cause la loi sur le mariage pour tous, cette censure ne trompe personne : il s’agit là d’une nouvelle marque de la montée du puritanisme et de l’homophobie, et d’une énième tentative de gêner la diffusion d’une œuvre et la rencontre avec son public.
L’Observatoire de la liberté de création condamne cette censure et exige que les affiches soient rétablies dans les deux villes en question.
Paris, le 13 juin 2013

"Nous condamnons les arrestations en masse d’avocats, les descentes aux sièges des partis politiques et la violence à l’encontre des manifestants"

Déclaration de l’Association des Droits Humains (IHD, Turquie)
12 juin 2013 - Nous condamnons la violence infligée aux manifestants par les forces de l’ordre pendant les manifestations de la place Taksim et celles de Gezi Park le matin du 11 juin 2013 ; les attaques des forces de l’ordre qui ont eu lieu toute la journée et jusqu’au lendemain ; l’arrestation d’environ 50 avocats qui avaient tenté de faire des déclarations publiques au palais de justice de Çağlayan District (Province d’Istanbul) ; la descente au bureau du Parti de la Démocratie Socialiste (Sosyalist Demokrasi Partisi, SDP) d’Istanbul et les arrestations en masse. 

Nous appelons les autorités à mettre un terme aux violations du droit à la vie et à bannir la torture. Les déclarations faites par les organisations internationales, notamment le Secrétariat Général des Nations Unies, témoignent de l’inquiétant degré d’autoritarisme atteint par la Turquie. L’Association des Droits Humains (IHD) continuera à demander l’arrêt des violences policières et leur condamnation devant les institutions internationales. 
Les autorités devraient mettre un terme à la violence policière, entamer le dialogue avec les vrais représentants des manifestants et coopérer avec eux afin de satisfaire leurs demandes. 
Le pouvoir politique a légitimé la torture et les mauvais traitements en utilisant l’argument suivant : « je ne laisserai pas ma police se faire dévorer ». Ce discours devrait cependant être mis de côté, l’impunité devrait être bannie et une enquête efficace devrait être ouverte à l’encontre des policiers et de leurs supérieurs ayant utilisé la violence. 
İnsan Hakları Derneği/Association des Droits Humains (IHD)

Les fichiers de police toujours truffés d'erreurs

Non seulement 9 millions de personnes se retrouvent dans les fichiers de police et de gendarmerie, Stic et Judex, mais leur fiche contient toujours beaucoup  d’erreurs.
C'est ce qu'a constaté la Cnil qui tire de nouveau la sonnette d'alarme.
Le danger, c'est que si ces dossiers sont  consultables par les policiers, les gendarmes et les magistrats du parquet, ils peuvent être aussi utilisés par les agents préfectoraux dans le cadre d’enquêtes administratives. En effet, dans les secteurs d’activité dits sensibles (les agents de sécurité, mais aussi le personnel de la RATP, d’Aéroport de Paris..) les entreprises peuvent demander un agrément attestant que le candidat à l’emploi n’est pas fiché. "Les erreurs causent des dégâts, du refus de recrutement au non renouvellement d’un contrat". 
Pour plus d'infos, cliquez sur le logo.


jeudi 13 juin 2013

Liberté d'expression muselée en Tunisie et en Grèce.

La liberté d'expression et la liberté tout court sont  en grand danger dans deux pays sous les feux de l'actualité.
En Tunisie, 
Trois militantes des Femen ont été condamnées à quatre mois de prison ferme. Elles sont accusées d'atteinte aux bonnes moeurs et à la pudeur. A la fin du mois dernier, elles avaient manifesté, seins nus, à Tunis, pour soutenir une militante tunisienne elle même accusée d'avoir peint le mot Femen sur les murs d'un cimetière à Kairouan. Ce mercredi 12 juin, Paris a dit «regretter» la sévérité de la peine rendue par la justice tunisienne. Les avocats des trois jeunes femmes précisent qu'elles feront appel de leur condamnation. Ahlem Belhadj, la présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) estime que "C'est vrai qu'en Tunisie, c'est un outrage à la pudeur, mais de là à les mettre en prison, et pour quatre mois fermes ! Je suis vraiment préoccupé par l'état des libertés en Tunisie (...) C'est quand même un message lourd de sens"
En Grèce,  
La décision de mettre un terme brutal aux émissions du service public audiovisuel a déclenché un tollé en Grèce, où plusieurs syndicats du public comme du privé ont appelé à se mobiliser. A la stupeur générale, l’ERT a cessé d’émettre mardi peu après 23 heures locales (22 heures en France) après la neutralisation du principal émetteur situé sur une montagne près d’Athènes, ignorant la foule des contestataires qui s’était rassemblée devant le siège du groupe dans une ambiance de panique générale.
Le lockout a été permis par un acte législatif adopté par les seuls ministres de la Nouvelle Démocratie (droite) de la coalition. Il n’a pas été signé par les deux autres partenaires, Pasok et Dimar, qui s’opposent à la disparition de l’ERT, tout en appelant à sa restructuration. Parallèlement, devant l’émotion considérable soulevée par les écrans subitement passés au noir dans les foyers mardi soir, les centrales du privé et du public, GSEE et ADEDY respectivement, ont dénoncé cette fermeture «antidémocratique» menée «dans le cadre des politiques d’austérité», et ont qualifié de «coup d’Etat» la «décision de M. Samaras». 

Communiqué de la LDH Corse. " Contre les assassinats et la loi de la jungle "

Les assassinats et les tentatives d’assassinats continuent… D’autres violences empoisonnent notre vie quotidienne… Nous ne l’acceptons pas…
Il convient de le signifier collectivement… Il n’y a pas de fatalité… C’est notre avenir qui est en jeu. C’est à nous, citoyens, qu’il revient d’en décider… Les signataires de ce communiqué appellent à une réunion publique le samedi 22 juin 2013 à 14h30 à l’Université de Corse à Corte afin de débattre des conditions d’une mobilisation citoyenne " Contre les assassinats et la loi de la jungle ". Nous appelons tout un chacun, citoyen, organisations, associations, à œuvrer à la réussite de ce rassemblement.
Les signataires : 
Jean Claude ACQUAVIVA (artiste), Jacques FUSINA (universitaire), Philippe GATTI (ancien bâtonnier), Isabelle LUCCIONI (journaliste), Joselyne MATTEI-FAZI (présidente de l’association des maires de Corse-du-Sud), André PACCOU (ligue des droits de l’homme), Gaston PIETRI (prêtre), Linda PIPERI (ancienne bâtonnière), Patrizia POLI (artiste), Noëlle VINCENSINI (présidente d’ava basta), Ange-Pierre VIVONI (président de l’association des maires de Haute Corse) »
Ajaccio, le 10 juin 2013

Terraferma, sur Canal+ Cinéma, vendredi 14 juin, 20 H 45

Ce film, réalisé en 2011 par Emanuele Crialese est d'une grande actualité. Après Welcome ou Babel, Terraferma redit avec conviction et un certain brio que le sort des immigrants dépend celui de ceux qui les accueillent. Ou pas.
Synopsis
Sur une petite île proche de la Sicile, les familles de pêcheurs traditionnels sont obligées de trouver d'autres formes de revenus. L'accueil de touristes remplace peu à peu la pêche. Mais, en plus des visiteurs européens, les insulaires voient arriver de nombreux immigrés africains, qui fuient la misère et tentent de gagner l'Europe continentale. Familles italiennes et immigrés clandestins se voient obligés de cohabiter, de se respecter ou de se dénoncer. Pour défendre sa propre famille, qui gagne à peine de quoi survivre, doit-on rejeter les plus pauvres à la mer ?