jeudi 30 avril 2015

Il y a 70 ans, les Françaises votaient pour la première fois .

Le 29 avril 1945, nouvelle carte d'électeur en poche, les Françaises votaient pour la première fois de leur histoire, lors des élections municipales. 
Mais, 70 ans plus tard, elles peinent encore à s'imposer dans la sphère politique en dépit des lois sur la parité.

C’est un an plus tôt, le 21 avril 1944, que le droit de voter et d’être élues était enfin accordé aux femmes, près d’un siècle après les hommes, par une ordonnance du Comité français de la Libération nationale signée par Charles de Gaulle depuis Alger.
Les Françaises ont obtenu le droit de vote et d’éligibilité "par un article dans une ordonnance ne portant pas sur leur citoyenneté. Leur entrée dans la République s’est faite par une porte dérobée", soulignait récemment Réjane Sénac, chargée de recherche CNRS-Cevipof et présidente de la commission parité au Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh).
La Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1789, censée proclamer l’égalité de chaque individu, avait instauré en réalité "un universalisme ne s’appliquant qu’à la moitié masculine de la population !".
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Allez à une manifestation sportive, vous serez fiché!

Communiqué LDH
La Ligue des droits de l’Homme a saisi le Conseil d’Etat d’un recours au fond et afin de suspendre dès à présent l’arrêté du 15 avril 2015 portant autorisation d’un traitement automatisé de données à caractère personnel, dénommé « fichier Stade », publié le 23 avril 2015 au Journal officiel.
Ce fichier autorise le fichage de tous ceux et celles, et des personnes en relations directes avec elles, que les forces de l’ordre auront qualifié de « supporters », et, cela, à Paris et dans les départements limitrophes.

Il autorise le recueil d’informations de tous ordres, y compris quant à l’apparence physique mais aussi sur les réseaux sociaux et les blogs concernant ces personnes.
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mercredi 29 avril 2015

PHOTOS. Les grandes marques de luxe détournées pour parler des sans-abri

Yves Sans Logement, Jean-Paul Galère et Christian Dehors... l'association Aurore lance une campagne de communication pour rendre plus visible la situation des sans-abri en détournant les noms des grandes marques de luxe. 
L'affichage des photos débute ce mardi soir dans Paris, mais elles font déjà le buzz sur Twitter. 

Les clichés montrent des sans-abri endormis sur des matelas de fortune, formés de cartons et quelques sacs. Sous le nom détourné des marques Yves Saint Laurent, Christian Dior ou encore Jean-Paul Gaultier est inscrit un message: "Ayons l'élégance d'aider ceux qui n'ont rien". 
Créée en 1871, l'association héberge et soigne des personnes en situation de précarité ou d'exclusion et les accompagne vers une insertion sociale et/ou professionnelle.
Pour voir ces photos, cliquez sur l'affiche. 

1er mai 1995 - 1er mai 2015 : Brahim Bouarram assassiné par l’idéologie raciste du FN

Appel au rassemblement du 1er mai 2015, de 11h à 12h, au Pont du Carrousel à Paris

C’était il y a 20 ans exactement, le 1er mai 1995. Brahim Bouarram, jeune Marocain, profitait d’une belle journée de printemps. Des mains criminelles l’ont précipité dans la Seine où il s’est noyé. Les auteurs de ce crime venaient de quitter le défilé annuel du Front national.

C’était il y a 20 ans, mais ça aurait pu être hier. Ca pourrait être aujourd’hui. Ca pourrait être demain, si les idées nauséabondes d’un racisme devenu finalement très ordinaire continuent d’essaimer dans notre République.
Encore aujourd’hui, le racisme, la xénophobie, l’islamophobie, l’antisémitisme, le rejet de l’autre, progressent et se banalisent. Les derniers remparts contre la barbarie raciste semblent s’effondrer peu à peu et les fondements de la République tressaillent sous l’assaut. L’instrumentalisation des débats sur l’islam et la laïcité encouragent la montée de l’intolérance et de la haine, alors qu’une démocratie se doit de réaffirmer l’égalité entre tous ses citoyens. 
C’est pourquoi nous militons tous les jours et nous commémorons chaque année la mémoire de Brahim Bouarram et celles de toutes les autres victimes du racisme. Car si le racisme tue, l’indifférence, la passivité et le silence sont ses meilleures armes.
La mobilisation doit continuer. Parce que c’était il y a 20 ans, mais que son assassinat est plus que jamais d’actualité. Nous n’aurons de cesse de le répéter: il faut barrer la route au racisme d’Etat, barrer la route aux idées de haine qui ont tué Brahim Bouarram, en ce 1er mai 1995.

Premiers signataires : ATMF, MRAP, LDH, ATF, AMF, ACDA, Femmes Plurielles, Sortir du colonialisme, FTCR, Coordination contre le racisme et l’islamophobie, FASTI, AIDDA, ACORT, ADTF, MCTF, REF, UJFP, REMCC, Intégration 21, VISA, Collectif 3C, AMDH- Paris Île de France, AFAPREDESA, ASDHOM, CRLDHT, R&PS, CRAN, Droits devant, ATTAC France, FETAF, FUIQP, Fondation Frantz Fanon, Association Les Oranges, MTE, Union syndicale Solidaires, FSU, UDB, Ensemble !,  Gauche Unitaire, PG, PCF, NPA, EELV.

Votez non à l’accord d’entraide judiciaire entre la France et le Maroc

Un Protocole entre la France et le Maroc en matière d’entraide judiciaire vient d’être déposé pour examen à l’Assemblée Nationale.
Selon le gouvernement ce "protocole additionnel du 6 février 2015 tend à favoriser une coopération plus durable et efficace entre la France et le Maroc, dans le respect du droit interne et des engagements internationaux des deux Parties". Or, ce texte soulève de fortes interrogations au regard de sa légalité et de sa compatibilité avec la Constitution française ainsi qu’avec les engagements internationaux souscrits par la France.
Cet accord n’est pas un accord bilatéral anodin contrairement à la présentation qui en a été faite .
Pour plus d'infos, cliquez sur les drapeaux.

mardi 28 avril 2015

Majorité opprimée (Court métrage)

La journée d'un homme dans un monde où le rôle des femmes et des hommes sont inversés. 
Victime  du sexisme, il va se faire agresser par un groupe de femmes. 
Pour voir le court métrage réalisé en 2010 par Eléonore Pourriat avec Pierre Bénézit, cliquez sur la photo.

Les traités transatlantiques de libre échange : sale temps pour les droits !

Bruxelles, le 7 avril 2015
L’Association européenne pour la défense des droits de l’Homme se joint à la journée mondiale du 18 avril, une mobilisation citoyenne contre les traités transatlantiques de libre-échange CETA et TTIP. En l’état, l’AEDH considère, d’une part, que l’opacité qui entoure les négociations de ces traités ne permet pas le débat démocratique et, d’autre part, que les dispositions qu’ils contiennent sont porteuses de limites inacceptables aux droits économiques et sociaux, aux normes environnementales, à la protection des données personnelles.

L’opacité des négociations est une atteinte au débat démocratique.  
L’AEDH considère que les conditions de l’information sur le contenu des négociations des traités CETA et TTIP, mises en place par le Conseil européen et la Commission européenne, mettent en cause les principes fondamentaux du débat démocratique. Alors que la construction européenne doit se faire dans le cadre d’un dialogue informé, impliquant la société civile (conformément à l’article 11 du traité de Lisbonne), la négociation du traité CETA s’est faite dans la pénombre et celle du TTIP n’a commencée à être mis en lumière qu’à la suite d’une intervention massive de la société civile européenne qui exigeait que la lumière soit faite tant sur le fond que sur la forme. Mais alors que le mandat est maintenant public de même que les principales orientations, la Commission européenne maintient le secret sur les détails en ayant tout juste consenti un accès à l’essentiel des documents des négociations aux députés européens, eux-mêmes tenus à garder secrètes les informations qu’ils reçoivent. La mobilisation du 18 avril doit réaffirmer le droit des citoyens à connaître en temps réel les propositions qui sont faites au nom de l’Union européenne.
Pour lire la suite, cliquez sur la photo.

Racisme : la loi sur la liberté de la presse comme bouc émissaire ?

TRIBUNE 
Il en va des lois comme des parias ; on les accuse de tous les maux lorsqu’on souhaite en faire des boucs émissaires. 
Tel est aujourd’hui le procès fait à la loi sur la liberté de la presse de 1881 ; imprécise, lente, laxiste, elle serait une figure de l’impuissance face aux agressions racistes, à un antisémitisme désinhibé, aux trop nombreuses discriminations. Un tel acte d’accusation peut résonner puissamment dans une société traumatisée par les attentats de janvier, alors même que le gouvernement a proclamé sa volonté de faire de la lutte contre le racisme une grande cause nationale.
Appliquer simplement la loi
Il y a de quoi faire ! On pourrait, par exemple, donner de vrais moyens à l’institution judiciaire, appliquer la circonstance aggravante de racisme, d’antisémitisme ou d’homophobie alors qu’aujourd’hui elle est trop souvent rejetée, quand elle n’est pas simplement ignorée ; on pourrait même imaginer un engagement réel des parquets lorsqu’ils constatent des abus, sans que les associations aient besoin de tirer, encore et encore, la sonnette d’alarme. On pourrait enfin - pourquoi pas - rêver d’une mobilisation républicaine de grande ampleur, d’un combat portant fièrement les valeurs de fraternité, de liberté d’expression, de pouvoirs publics engagés concrètement, durablement et de façon cohérente pour l’égalité des droits de toutes et tous.

VIOLATIONS DES DROITS DES ENFANTS DITS ROMS L'ÉTAT MIS EN ACCUSATION : PROCÈS LE 27 JUIN 2015 !

Un tribunal d'opinion s'est constitué pour dénoncer les violations des droits des enfants Roms ou considérés comme tels et vivant dans des squats ou bidonvilles
Il siègera en audience publique le samedi 27 juin 2015 de 9h00 à 17h30  à l'université Paris 8, à Saint-Denis
Entrée de l’université : rue Guynemer (face au métro), Bâtiment D, amphi D001


A l’initiative de : ASEFRR, Collectif pour le droit des enfants roms à l’éducation (CDERE), CNDH Romeurope, DEI-France, (Défense des Enfants International), Gisti, Hors la rue Intermèdes Robinson, RESF, SNUIPP-FSU, SNPES-PJJ – FSU, SUD éducation, Syndicat de la Magistrature

Avec le soutien de : Secours Catholique, Fédération syndicale unitaire, European Roma Rights Centre, Ligue des droits de l’Homme, ASET 93, Les enfants du Canal

Nos organisations – syndicats, associations – sont, à divers titres, en lien avec les familles et enfants de différentes nationalités vivant en bidonvilles ou squats et en situation de grande précarité en France. Les discours politiques et médiatiques dominants enferment ces per­sonnes dans une identité « rom » assignée et stigmatisée.
Nous sommes témoins d’incessants dénis de droits et de discriminations envers ces enfants et familles.
Nous nous devons de dénoncer la maltrai­tance institutionnelle et sociale infligée tant aux adultes qu’aux enfants, mais dont ces der­niers subissent plus lourdement les consé­quences car elle les prive de l’accès à leurs droits les plus fondamentaux.
Nous pensons donc venu le temps de de­mander aux représentants de la puissance publique, nationaux comme locaux, de venir répondre devant l’opinion des conséquences de leurs politiques en termes de violation des lois nationales, des textes européens et des conventions ou traités de niveau international ratifiés par la France.
 Un tribunal d’opinion permet de mettre en scène le procès des responsables des délits et discriminations que nous voulons dénoncer : ce tribunal tiendra un véritable procès pénal avec un acte de mise en accusation, un pré­sident, des juges, la parole donnée à la défense et à l’accusation, des auditions de victimes, de témoins et d’experts. 

Pierre Tartakowsky, président de la LDH, dans l’émission « Du grain à moudre » en direct sur France Culture, mercredi 29 avril, à 18h20

 Pierre Tartakowsky, président de la LDH, participera à l’émission « Du grain à moudre » en direct sur France Culture, le mercredi 29 avril, à 18h20, sur le thème « Pourquoi se mobilise-t-on ? ».
En présence de Gaël Brustier, chercheur au Centre d'étude de la vie politique (Cevipol) à l'Université libre de Bruxelles et Christophe Traïni (sous réserve), maître de conférences à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, qui a dirigé l’ouvrage collectif Emotions. Mobilisation ! (Presses de Sciences Po, 2009).

Je ne comprends rien .

On va tuer des hommes pour montrer que tuer des hommes, c'est mal ! Je ne comprends pas... On va tuer des hommes qui n'ont tué personne pour bien montrer que tuer, c'est mal ! 
Je comprends encore moins... La logique se montre pourtant rigoureuse : soit tuer s'avère un crime, et l'on ne tue jamais (à part le cas de légitime défense) ; soit tuer est permis et alors adieu la paix, la société, l'humanité, on ne réprouve personne, on se passe de justice, on retourne dans la jungle.

J'écris cela ce soir parce que je ne peux m'empêcher de penser avec inquiétude à Serge Atlaoui, un Français promis à l'exécution après un procès bâclé en Indonésie. Et à tous les autres, français ou pas, qui attendent la mort parce qu'ils ont rencontré des Etats assassins.

Eric-Emmanuel Schmitt

lundi 27 avril 2015

La Méditerranée, une mer cruelle ? A moins de confondre causes et conséquences

Une tribune de Dominique Guibert, président de l’Association européenne de défense des droits de l’Homme (AEDH)
En moins d’un an, plus de trois milles migrants sont morts en mer Méditerranée et dans l’Union européenne tandis que les demandes d’asile ont augmenté de 24% entre les premiers semestres 2013 et 2014. Le langage politique repris par les medias fait des raccourcis qui effacent finalement la réalité. On insiste sur les risques que courent les migrants qui se lancent dans une mer dangereuse sur des embarcations de fortune. Et on cache ainsi la réalité. Tout d’abord, parce que la migration est présentée comme une décision individuelle, comme s’il ne s’agissait pas d’une contrainte subie. Et ensuite, parce que les causes et les conséquences sont confondues, comme si la décision politique n’était pas responsable de l’augmentation de ces risques. Le remarquable travail réalisé par l’APDHA remet les choses à leur place : si la Méditerranée s’est convertie, comme le formule l’APDHA, en une « énorme fosse commune », c’est parce que les politiques développées par l’Union européenne et par les Etats membres visent à fermer hermétiquement les frontières d’un espace considéré par les migrants comme leur unique espoir de survie.

Nagui dévoile une étude de France 2 sur ses origines : révélateur d'un malaise national Par Pierre Tartakowsky, président de la LDH

Interrogé sur ses origines égyptiennes dans « On n'est pas couché », Nagui a affirmé que France 2 avait réalisé dans le passé un sondage pour savoir si le fait qu' « un Arabe présente une émission à 19h » pouvait déranger le public. 
Des informations démenties par la chaîne, mais qui posent plusieurs questions, estime Pierre Tartakowsky, président de la LDH.
De deux choses l’une : soit Nagui a rêvé, fantasmé, déliré, affabulé et disjoncté, soit France 2 a bel et bien diligenté une enquête d’opinion visant à évaluer et apprécier l’impact de ses origines et de sa gueule sur son emploi d’animateur. 

Les déclarations de Nagui sont crédibles
Chacun là-dessus se fera son intime conviction, au regard de l’histoire nationale, des tendances lourdes du débat public, des obsessions ambiantes sur l’identité des uns et surtout des autres, la thèse de Nagui n’a rien d’improbable.

Deux ans depuis le drame du Rana Plaza : n’attendons plus pour adopter définitivement la loi sur le devoir de vigilance

 A l’ occasion de la commémoration de la catastrophe du Rana Plaza, les organisations de la société civile demandent au gouvernement d’annoncer la date de l’examen au Sénat de la proposition de loi sur le devoir de vigilance, adoptée en première lecture le 30 mars 2015, à l’Assemblée nationale. Inquiètes du risque d’enlisement du texte, elles appellent les sénateurs à se mobiliser massivement en faveur de son adoption.
Deux ans jour pour jour après l’effondrement de l’immeuble « Rana Plaza » au Bangladesh qui avait provoqué la mort de plus de 1 138 personnes, les victimes attendent toujours justice et réparation malgré les nombreuses interpellations et actions de la société civile. Les multinationales impliquées comptent encore leurs sous pour indemniser les victimes.  Et la plainte déposée par le collectif Ethique sur l’Etiquette, Sherpa et Peuples Solidaires – ActionAid France à l’encontre d’Auchan pour pratique commerciale trompeuse a été classée sans suite.

En effet, à ce jour la responsabilité des grandes marques internationales pour lesquelles travaillaient les usines de confection du Rana Plaza ne peut  être établie en l’absence de cadre  juridique adapté.
En France, une avancée décisive a été obtenue, avec l’adoption en première lecture de la loi sur le devoir de vigilance par l’Assemblée Nationale le 30 mars 2015, fruit d’un patient travail de la société civile et de députés tenaces. Cette nouvelle obligation de prévention et de respect des droits humains par les grandes multinationales pourrait néanmoins rester lettre morte et ne jamais entrer en vigueur si la loi n’est pas examinée au Sénat.
Or la volonté du gouvernement de faire aboutir ce texte est loin d’être évidente. Interrogé en séance par Dominique Potier, rapporteur de la proposition de loi, Jean Marie Le Guen, Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, s’est bien gardé d’annoncer un calendrier.

A l’occasion de la commémoration du drame du Rana Plaza, les organisations de la société civile demandent un engagement ferme du gouvernement pour l’inscription du texte à l’agenda du Sénat et appellent les sénateurs à se mobiliser en vue de son adoption.

dimanche 26 avril 2015

La condamnation de Serge Atlaoui "est un meurtre d'État"

Pour Henri Leclerc, avocat et président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme, la condamnation à mort du Français accusé de trafic de drogue ne tient qu'à des raisons de politique intérieure en Indonésie.

Henri Leclerc
"Je veux réaffirmer ma totale hostilité à la peine de mort, à toute exécution capitale, où qu'elle soit, où qu'elle se passe. Je pense par exemple à l'Iran, où des gens sont pendus tous les jours. Cette fois, nous avons en plus affaire à un compatriote. Il est normal que l'on soit particulièrement émuet que, comme ils le font, l'État et le gouvernement français interviennent lorsque quelqu'un est ainsi condamné dans des conditions pour le moins curieuses. Nicolas Sarkozy avait ainsi quasiment rompu les relations diplomatiques avec le Mexique dans le cas de Florence Cassez. Aujourd'hui, il faut tout faire pour éviter que cet homme soit fusillé. Je ne me prononce pas sur sa participation aux faits, mais son avocat affirme qu'il n'a pris aucune part dans un trafic. Le ministre des Affaires étrangères le dit aussi."
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Mobilisation pour sauver Atlaoui et tous les condamnés à mort en Indonésie.

« Il est urgent de mobiliser la communauté internationale, plusieurs pays sont concernés par le problème de la peine de mort en Indonésie », confie Sabine Atlaoui, l’épouse de Serge Atlaoui, condamné à mort français dont le recours a été rejeté par la Cour suprême d’Indonésie.
A l'initiative de 18 organisations de défense des Droits de l'Homme, un rassemmblment a eu lieu à Paris, place Edmont Michelet et à Metz, ville d'origine du condamné à mort.
« Nous nous battrons jusqu’au bout pour mobiliser les responsables politiques et la société civile. Les condamnés à mort ont le droit de se défendre. Nous espérons encore que, sous une forte pression internationale, les autorités indonésiennes accepteront de réviser les procès de Serge Atlaoui et des autres condamnés à mort en Indonésie », déclare Raphaël Chenuil-Hazan, directeur d’Ensemble contre la peine de mort et coordinateur de la campagne.
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« Ce sont des noirs et des arabes, eux quand ils meurent, ça coûte moins cher »; Intervention de Fatou Diome. Superbe.

L’écrivain d’origine sénégalaise, Fatou Diome, était l’invitée de l’émission Ce soir (ou jamais)diffusée sur France 2. La jeune femme a livré une analyse bien plus aboutie que tout ce qu’on a l’habitude lire dans les médias européens.
L’émission avait pour thème « Après le drame de Lampedusa, peut-on accueillir toute la misère du monde ? ». Sur le plateau, l’écrivain a remis à leur place les personnes qui critiquent les migrants, notamment Thierry Baudet, juriste néerlandais et xénophobe qui souhaite le renforcement des frontières européennes afin de lutter contre l« islamisation de l’Europe ». 

L’auteur de la Traversée de l’atlantique n’est pas allée avec le dos de la cuillère. « Ces gens là qui meurent sur les plages, et je mesure mes mots, si c’était des blancs, la terre entière serait entrain de trembler ! Mais là, ce sont des noirs et des arabes (…) Si on voulait sauver les gens, on le ferait, mais on attend qu’ils meurent d’abord ! Et on nous dit que c’est dissuasif, mais ça ne dissuade personne, car celui qui part pour sa survie, considère que sa vie (qu’il peut perdre lors du voyage) ne vaut rien, celui là n’a pas peur de la mort !« 
Réponse d’un autre invité : C’est pour cela qu’il faut fermer les frontières 
Fatou Diome poursuit sa démonstration « Monsieur, vous ne resterez pas comme des poissons rouges dans la forteresse Européenne ! A l’heure d’aujourd’hui, l’Europe ne sera plus jamais épargnée, tant qu’il y aura des conflits ailleurs dans le monde (…) » Puis de rajouter « Monsieur, je vous vois bien habillé, bien nourris, peut être que si vous étiez affamé chez vous, peut être que votre famille serait ravie d’imaginer que vous pourriez allé gagner ce qui pourrait faire vivre les autres (…)« 

« Alors il faut arrêtez l’hypocrisie, on sera riche ensemble ou on se noiera tous ensemble !  » a conclu l’auteur.
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samedi 25 avril 2015

Bande dessinée: ils ont planché sur le génocide arménien

 A l'occasion du centenaire du massacre qui a coûté la vie à 1,2 million de personnes, voici trois bandes dessinées qui permettent de revenir différemment sur l'histoire.
Pour plus de renseignements sur ces BD, cliquez sur la couverture de Varto.
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« Do not track » : ARTE lève le voile sur les enjeux du tracking

Arte a décidé de vous aider d'en savoir autant sur Internet qu'Internet en sait sur vous.

« Do not track » est une série documentaire personnalisée consacrée à la vie privée et à l'économie du Web et vous êtes le personnage principal.

Le Tracking est l'ensemble des moyens mis en oeuvre pour poursuivre les internautes et noter leurs moindres faits et gestes afin d'établir leurs profils (et pas seulement de consommateur). Le tracking précède donc de quelque secondes le ciblage comportemental et le profiling qui sont établis en temps réel !
Le profiling est le processus qui consiste à récolter les données dans les différentes sources de données existantes (bases de données), fichiers,...) et à collecter des statistiques  et des informations sur ces données. 
Pour découvrir cette vidéo, cliquez sur l'image. 

Quand la France ouvrait les bras à 120 000 réfugiés

En 1979, politiques et intellectuels français mettaient leurs désaccords de côté et accueillaient plus de 120 000 réfugiés vietnamiens et cambodgiens. Une union impensable sur la crise en Méditerranée.
Imaginez l’image : les plus grands intellectuels du pays, de droite comme de gauche, unis pour lancer un appel à sauver les migrants menacés de naufrage en Méditerranée, et à les accueillir à bras ouverts en France !

Impensable aujourd’hui, et pourtant, ça s’est produit. Oui, notre pays a été exemplaire il y a plus de 35 ans, et n’a jamais eu à le regretter.
C’était en 1979, et la crise des boat people d’Indochine dominait le « 20 heures » de nos télés, avec des images de familles entières dans des embarcations de fortune en mer de Chine, menacées par les pirates, les requins, les intempéries... Des Vietnamiens et des Cambodgiens fuyant le communisme et les persécutions ethniques, rackettés pour pouvoir partir, sans savoir où aller.

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Morts en Méditerranée. La honte de l'Europe.

Communiqué LDH
Les résultats du Conseil européen qui s’est tenu le 23 avril 2015 ne peuvent que susciter la colère. 
Une fois de plus, l’Union européenne se refuse à traiter la question des migrants et des réfugiés sous un autre angle que celui d’une forteresse qui serait assiégée par des hordes d’étrangers, tout en versant de chaudes larmes sur ces pauvres victimes des passeurs. Nier ainsi la responsabilité essentielle de l’Europe dans ce scandale, c’est faire preuve de cynisme et d’hypocrisie. Dans ce concert, la France a pris toute sa place en se bornant à promettre de recevoir quelques centaines de réfugiés syriens. En se contentant de mesures quantitatives, même si elles sont utiles, en ne changeant pas de politique migratoire, en refusant de mettre en œuvre les moyens nécessaires à l’accueil des réfugiés, en donnant le pitoyable spectacle d’un manque de solidarité et de pays cherchant à en faire moins que le voisin, l’UE adresse au monde un terrible message : continuez à mourir chez vous ou en mer, l’UE sera là pour assurer le service mortuaire. Les Européens peuvent avoir honte de leurs gouvernements, les Français en particulier.

Paris, le 24 avril 2015

vendredi 24 avril 2015

Génocide arménien : quatre questions pour comprendre ce qui s'est passé il y a cent ans

Le centenaire de ces massacres est commémoré le 24 avril. L'occasion pour francetv info de revenir sur ce fait historique méconnu.

A l'époque, le mot génocide n'existait pas. Il y a cent ans, en pleine première guerre mondiale, les Arméniens de l'Empire ottoman, l'actuelle Turquie, sont massacrés ou déportés par les autorités. Ce génocide, le premier du 20e siècle, fait entre 1,2 et 1,5 million de morts, selon les estimations. Alors que le président François Hollande se rend à Erevan (Arménie), vendredi 24 avril, pour les commémorations de ce drame, francetv info revient sur cet événement historique méconnu en France.

Pour trouver des réponses à ces quatre questions, cliquez sur la photo. 

Béziers : l'institut Boris Cyrulnik ferme pour "incompatibilité avec une mairie FN"

Le célèbre neuropsychiatre, Boris Cyrulnik, a décidé de fermer son Institut de la petite enfance, ouvert à Béziers en janvier. Son entourage invoque "une incompatibilité avec une mairie Front National".

Le célèbre neuropsychiatre Boris Cyrulnik, qui avait ouvert son deuxième Institut de la Petite enfance (IPE) de France à Béziers le 31 janvier dernier, a décidé, avec ses collaborateurs, dont Laurence Rameau et Philippe Duval, de fermer son établissement biterrois "pour incompatibilité avec une mairie Front National".

Pour rappel, la formation, reposant sur la théorie de l'attachement et destinée surtout aux professionnels de la petite enfance, était dispensée dans les locaux du Clesi, quai Port-Neuf. De nombreuses personnalités scientifiques du monde de la petite enfance se relayaient pour assurer les enseignements tout au long de l'année sous forme de séminaires.
Cliquez sur la photo pour plus d'infos. 

Chine : naître et ne pas être

En Chine, on les appelle les “heihaizi”, littéralement les “enfants noirs”, cachés. Il leur est interdit d’aller à l’école, de postuler à un emploi, d’ouvrir un compte en banque, et même de monter à bord d’un train.
Leur “crime”: être né en deuxième au pays de la politique de l’enfant unique. Trente-cinq ans après la mise en place du contrôle des naissances, la politique s’assouplit, il existe de plus en plus d’exceptions, mais la Chine ne pardonne pas aux enfants nés “en trop”. Ils seraient 13 millions. Le sujet est tabou.

Quelle vie attend ces enfants qui n’avaient pas le droit de naître? Quels recours ont-ils? Pourquoi sont-ils mis au ban de la société alors que la donne démographique a changé en Chine ? 

Après un long travail d’enquête, des “heihaizi” ont accepté de nous parler. Ils vivent dans l’anonymat à Pékin, Shenzhen ou dans des villages reculés où le planning familial exerce toujours un contrôle étroit pour empêcher les naissances illégales et faire du chantage aux familles coupables d’être “trop” nombreuses".
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« Plus d’alibi » pour les décès en mer : Changer les politiques, sauvez des vies !

Lettre ouverte aux chefs d'état et de gouvernement de l'UE.
À la veille du sommet extraordinaire de l’UE du 23 avril 2015, le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) exhorte les 28 chefs d’État et de gouvernement à reconsidérer de toute urgence les mesures proposées pour remédier à la crise humanitaire en Méditerranée. Le REMDH appelle les dirigeants européens à concentrer leurs efforts sur le respect des droits humains et non à axer leurs actions sur la surveillance, la collecte de renseignements et le contrôle aux frontières. La protection des personnes migrantes et réfugiées se doit d’être au cœur de leurs préoccupations.

Face à ce contexte tragique, le REMDH regrette profondément que le plan en dix points soutenu par le Conseil conjoint des Affaires étrangères et Affaires intérieures ne reflète que l’obstination de l’UE à aborder les défis migratoires au prisme du renforcement de la sécurité et des contrôles aux frontières. Le refus  de l’UE de tenir compte des  causes réelles à l’origine des flux migratoires est particulièrement inquiétant. Le plan proposé n’est d’ailleurs qu’une réplique du plan inadapté appliqué à la suite du naufrage d’octobre 2013 au large de Lampedusa.

Pour lire la suite de cette lettre ouverte, cliquez sur le logo. 

Cérémonie du 20 avril en l’honneur de Henry-Jean PREBOST

La Ligue des droits de l’Homme dans le Rhône, et maintenant la Métropole, fidèle à ses engagements de la dénonciations des injustices commises par les tribunaux militaires durant la Première Guerre mondiale, participe chaque année, à l’hommage rendu aux fusillés pour l’exemple dans l’île aux cygnes du parc de la Tête d’Or, à Lyon.
Il est donc tout naturel que nous soyons présents à cette cérémonie organisée en l’honneur d’Henry-Jean PREBOST, l’un des fusillés de Flirey en 1915, ouvrier maçon, creusois, syndicaliste, ayant travaillé dans l’agglomération.

La Ligue des droits de l’Homme, plus d’un siècle après, souhaiterait  que l’Histoire , aujourd’hui, rende justice aussi à tous les colonisés d’alors par la France, qu’ils soient d’Afrique ou d’ « Indochine » en utilisant l’appellation d’époque.
Tous ces soldats coloniaux, victimes de recrutements forcés, condamnés pour certains lors de rébellions à des bagnes spécifiques, ont , après la guerre été abandonnés, victimes en plus de promesses non tenues à leur égard.
Il serait tout également  nécessaire que soit prise en compte la mortalité très élevée des indigènes qui ont été affectés aux usines d’armement.

La Ligue des droits de l’Homme dans son très  prochain congrès national,  pourrait s’engager pour la ré-ouverture, l’élargissement, ainsi que la réintégration dans la mémoire nationale de toutes ces victimes d’ordres arbitraires et injustes. 

jeudi 23 avril 2015

Le «petit pédé» et les gros cons...

«Enculé», «sale clebs», «traînée»... Chaque jour, Ian Brossat reçoit des bordées d’injures homophobes. L’élu parisien a décidé de porter plainte.
Il reçoit des insultes homophobes depuis des jours, des semaines, et même des mois. Une déferlante d’insultes, adressées sur Twitter ou directement par courrier. Ian Brossat n’avait, jusqu’ici, jamais répliqué. « Il faut répondre par le mépris et l’ignorance suffisait », se disait l’adjoint PCF à la maire de Paris. Mais le 5 avril dernier, en ouvrant son courrier, l’élu communiste s’est dit « trop c’est trop ».
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Chaos libyen, crises, euros et météo : pourquoi l'immigration en Méditerranée est devenue un drame global

Le nombre de migrants qui seraient morts en Méditerranée pourrait avoisiner les 2 000 sur les quatre premiers mois de l'année 2015. Soit environ 30 fois plus que durant la même période en 2014.
La situation est-elle pire qu'en 2014 ?
OUI. L'année en cours est plus meurtrière que la précédente. Selon un communiqué de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), publié le 17 avril, plus de 900 décès avaient déjà été comptabilisés en 2015. En quatre jours, ce chiffre pourrait avoir doublé. Quelque 800 personnes sont décédées dans la nuit du 18 au 19 avril et environ 300 autres, au minimum, sont actuellement en situation de grande détresse en pleine mer.

Ce qui porte d'ores et déjà le bilan à 1 750 morts. Soit plus de trente fois plus qu'il y a un an sur la même période (56 décès, selon l'OIM).

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La Sicile face aux migrants

Les opérations de récupération des corps au large de la Sicile se poursuivent après le naufrage de l'embarcation qui transportaient plus de 800 migrants dans la nuit du 18 au 19 avril
Les deux passeurs responsables du drame ont été arrêtés à Catane. Il s'agit d'un Tunisien et d'un Syrien. Ils sont tous deux accusés d'homicide, de naufrage et d'assistance à l'immigration clandestine. Outre les deux hommes, seuls 26 migrants ont survécu à cette nouvelle hécatombe en Méditerranée. Alors que l'Union européenne annonce vouloir enfin passer à l'action, comment réagissent les Italiens face à l'afflux massif de migrants, notamment en Sicile ? Quels partis politiques tirent profit d'une situation de moins en moins gérable ? Qui défend ces personnes venues chercher une vie meilleure...? 
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"Ne laissez plus mourir les migrants aux frontières de l'Europe"

14 associations interpellent le président de la République sur la nécessité d’actes forts face aux drames humains qui se multiplient en Méditerranée. Un seul mot d’ordre : il faut sauver les vies !



mercredi 22 avril 2015

LOSC: Rio Mavuba touché par le drame des migrants

Un rescapé de ces voyages de la mort sur Canal+.
Le capitaine du LOSC, club de football de Lille,  a raconté son histoire lundi sur le plateau du «Grand Journal» de Canal +..
L'actualité récente a forcément touché Rio Mavuba. Le naufrage de plus 700 migrants le week-end dernier au large de la Méditerranée fait écho à l'histoire personnelle du capitaine du LOSC qui pourrait jouer en équipe de France.
En 1984, pour fuir la guerre civile en Angola, ses parents décident de quitter le pays pour rejoindre la France à bord d'un bateau. C'est pendant ce voyage de fortune que Rio Mavuba naîtra. Invité lundi du Grand Journal de Canal +, le milieu de terrain lillois a raconté son histoire personnelle. 
«Quand je vois ce qu’il se passe aujourd’hui, ça me touche. Ça aurait pu être moi et ma famille»
«Mes parents avaient voulu quitter ce pays pour une vie meilleure. On aspire à vivre mieux et ça passe par un départ. Quand je vois ce qu’il se passe aujourd’hui, ça me touche. Ça aurait pu être moi et ma famille », a notamment déclaré le capitaine du LOSC prénommé Rio (fleuve) par ses parents en raison de sa naissance sur un bateau. 
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Drame en Méditerranée : l'UE dégaine dix idées

Il faudra sans doute plus que 10 propositions pour sauver des milliers de migrants, avalés par la Méditerranée alors qu’ils tentent de rallier l’Europe.
C’est néanmoins une base de travail qui est soumise à discussion lors du sommet extraordinaire des dirigeants de l’Union européenne programmé le 23 avril à Bruxelles. Comme après le drame de Lampedusa d'octobre 2013 qui avait fait près de 400 victimes, les pays européens se mettent en quête de solutions pour endiguer le phénomène. Avec une bonne volonté affichée mais toujours une limite : la peur de créer un "appel d’air" qui ferait encore grossir les rangs des candidats à l’exil.
Pour découvrir les dix idées qui seront proposées le 23 avril aux dirigeants européens, cliquez sur la photo.

Azerbaïdjan: Préoccupations quant à la situations des défenseurs des droits de l'Homme.

Lettre ouverte à François Hollande en amont de sa visite en Azerbaïdjan
Monsieur le Président de la République,
Lors de votre dernière visite officielle à Bakou les 11 et 12 mai 2014, vous aviez rencontré Leyla Yunus, directrice de l’Institut pour la Paix et la Démocratie (IDP), Chevalier de l’Ordre de la Légion d’Honneur de la République française, et membre de l’Assemblée générale de l’OMCT. Quelques semaines plus tard, elle et son mari, Arif Yunusov, étaient arrêtés dans le cadre d’une vague de répression sans précédent à l’encontre des défenseurs des droits humains en Azerbaïdjan.
Pour lire la suite de cette lettre, cliquez sur la photo. 

Lutte contre le racisme et l'antisémitisme : bravo à Manuel Valls. J'attends des résultats

Manuel Valls présentait ce vendredi 17 avril son plan de lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Parmi les 40 mesures annoncées, le Premier ministre a évoqué un volet pénal, un volet web et un volet communication. Faut-il se réjouir ? 
Oui, même si le gouvernement a, une fois encore, fait du forcing, estime Pierre Tartakowsky, président de la LDH dans une tribune de Pierre Tartakowsky, président de la LDH, publiée sur leplus.nouvelobs.com, le 17 avril 2015.
100 millions d’euros sur trois ans, des axes d’interventions définis et complémentaires, des fronts de mobilisations qui vont de l’éducation nationale a la sphère Internet : le plan de lutte contre le racisme présenté par Manuel Valls est enfin véritable plan, dont l’ambition semble à la hauteur des défis posés.
100 millions d'euros. Vraiment ?
C’est en soi une bonne nouvelle et comme elles sont rares de ce coté, il serait mal venu de le nier. Donc, la France a des problèmes, l’état se mobilise pour les affronter, dont acte et bravo.
Pour la suite, et sans aucunement vouloir insulter l’avenir, la méthode, les mesures et les perspectives appellent de sérieuses remarques et de non moins sérieuses critiques.
Au chapitre des premières, il faut parler argent. Le chiffre annoncé de 100 millions d’euros claque haut et fort, mais il s’étend sur trois ans, il s'agit donc davantage de 33 millions d’euros par an. Ce qui est moins élogieux et qui risque d'être fort insuffisant au vu des mesures annoncées.
D’autant que le chiffre inclut la grande cause nationale déjà annoncée par le président de la République et que ce type de campagne s’avère très cher puisque cela se résume essentiellement à de la communication.
 Je regrette également l’absence de toute mesure portant sur le fond social, les inégalités... en somme tout ce qui nourrit les frustrations ou les colères et qui peuvent alimenter les dérives haineuses.
Pour lire la suite de cette tribune, cliquez sur la photo

mardi 21 avril 2015

Maroc : appel aux autorités marocaines à décriminaliser l’avortement

Le REMDH salue le débat qui s’est ouvert au Maroc sur la décriminalisation de l’IVG. Il souligne qu’il s’agit là d’une avancée importante dans un pays où l’importance des avortements clandestins est la source d’atteintes majeures à la santé des femmes. 
Le REMDH appelle les autorités marocaines à entendre les voix qui ont dénoncé cette situation et à mettre un terme à la criminalisation de l’avortement ; les femmes doivent disposer de ce droit et décider librement de leur corps et de leur choix.
En abrogeant les articles 449 à 458 du Code pénal marocain condamnant toute femme ayant recours à l'avortement ou qui tentant de le faire et en décriminalisant l’interruption volontaire de la grossesse, les autorités marocaines mettront leur législation en conformité aux recommandations internationales et ouvriront la voie à un meilleur respect du droit des femmes marocaines à la santé morale, physique et psychique, au bien-être et à la santé sociale tel qu’il est exprimé par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Une telle réforme serait une des meilleures illustrations de la reconnaissance de l’égalité entre sexes reconnue par la constitution marocaine.

Titanic


Mourir pour l'Europe

"Mourir pour l'Europe", c'est le titre de l'éditorial du quotidien espagnol El Païs ce matin et il résume ce que l'on trouve sur la plupart des "Unes " européennes après le dernier naufrage d'un petit chalutier au large des côtes Libyennes à quelques encablures de la première terre européenne : l'île italienne de Lampedusa... c'était dans la nuit de samedi à dimanche. 
Combien y avait-il d'hommes de femmes et d'enfants à son bord ? 700 ? 800 ? jusqu'à 950 même si l'on en croit le récit d'un des rares rescapés - une trentaine ont été repêchés vivants pour le moment - suite à son entretien avec les magistrats italiens à son arrivée. "l'homme, originaire du Bengladesh, a précisé que les trafiquants avaient enfermé dans les cales bon nombre de ces migrants, qui n'ont de toutes façon pas pu échapper à la noyade", raconte le quotidien Italien Corriere della Sera...
Cliquez ici pour écouter l'éditorial et sur la photo pour lire l'article.  

Le monde associatif français victime des coupes budgétaires

  1. Dans chaque mairie on peut obtenir la liste des associations qui sont au service des citoyens. On connait moins bien les économies que font réaliser ces structures et leur  poids économique.
  2. On dénombre actuellement :
  3.  10 à 12 millions de bénévoles ;
  4.  1,6 million de salariés ;
  5.  Le salariat et le bénévolat représentent chacun 1 million d’ETP.
  6. Mais toutes les associations sont en danger du fait de la baisse des subventions. Ainsi, à Savigny-sur-Orge (Essonne), les animateurs de la MJC en ont gros sur le cœur. Il y a dix mois, pour les 50 ans de leur association, le maire (UMP) fraîchement élu, Eric Mehlhorn, avait prononcé un vibrant discours à la gloire de cette « belle aventure », ce lieu de partage « loué et reconnu ». Lundi 13 avril, au conseil municipal, le même maire a annoncé la suppression de toutes les subventions attribuées à la MJC. Autrement dit sa fermeture d’ici à septembre.« Cela signifie plus de vingt licenciements », se désespère le directeur, Didier Michoud.
  7. Le maire n’a rien contre la MJC, a-t-il expliqué. Mais la commune est trop endettée, et l’Etat a réduit sa dotation. M. Mehlhorn a donc choisi de tailler dans les dépenses. Outre la MJC, Savigny va fermer son centre de vacances de Vendée, sa crèche familiale, réduire les subventions aux maisons de quartier
  8. Pour lire la suite de cet article, cliquez sur le dessin.