jeudi 28 avril 2016

Rugby féminin en Tunisie: l’autre révolution

La Tunisie est le seul pays arabe à avoir une équipe nationale féminine de rugby. Mais les joueuses souffrent du manque de soutien financier du gouvernement et subissent au quotidien les conséquences de la montée des partis islamistes. 
Elles aiment le ballon ovale, peuvent encore se qualifier pour les Jeux olympiques et, cinq ans après le printemps arabe, racontent un pays en transition, entre relents d’obscurantisme et avancées sportives

Des jeunes filles s’entraînent au plaquage sur une plage déserte de Sousse. Le ballon de rugby tournoie au-dessus de leurs maillots roses, shorts, lycras et voile, pour celles qui l’ont choisi, à l’endroit même où les balles des terroristes fauchaient la vie des touristes l’an dernier. En Tunisie, chaque entraînement, chaque déplacement de l’équipe nationale de rugby à VII féminin se transforme en symbole.
Encore faut-il entendre parler de ces sportives. Revenues championnes d’Afrique en 2012 puis troisièmes en 2015, personne n’était venu les féliciter à leur arrivée à l’aéroport de Tunis.

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La Suède met fin à sa coopération militaire avec l'Arabie saoudite au nom des droits de l'homme

La Suède a décidé de ne pas renouveler son accord de coopération militaire signé avec l'Arabie saoudite en 2005, a annoncé mardi 10 mars le premier ministre social-démocrate, Stefan Löfven. 
« Il sera rompu », a déclaré M. Löfven à la radio publique SR depuis Kiev, à propos de cet accord qui était controversé au sein de la majorité de gauche en raison de la question des droits de l'homme.
En 2014, selon cet accord modeste, Riyad avait acheté pour 338 millions de couronnes (37 millions d'euros) d'armement suédois. La coalition entre sociaux-démocrates et Verts débattait en interne depuis son accession au pouvoir, au mois d'octobre, de l'opportunité de renouveler cet accord arrivant à échéance en mai. Les Verts militent traditionnellement contre la vente d'armes aux« dictatures » et considèrent que l'Arabie saoudite en est une. Quant aux sociaux-démocrates, même s'ils étaient seuls au pouvoir à l'époque où cet accord fut paraphé, ils apparaissaient très divisés sur la question.

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mardi 26 avril 2016

Evasion fiscale : le journaliste qui a révélé le scandale LuxLeaks mis en examen au Luxembourg

Nous avons signalé dans LDH Info le 15 avril que le parlement européen a adopté aujourd’hui, jeudi 14 avril, la directive sur le secret des affaires.
Cette directive, censée protéger les entreprises contre l’espionnage industriel, a été élaborée en toute opacité par la commission européenne, à la demande et avec l’aide considérable de quelques multinationales françaises et américaines. Elle introduit une nouvelle définition, le secret des affaires, aux contours tellement larges que toute information interne à l’entreprise peut potentiellement en faire partie. Surtout, la directive permet aux entreprises de poursuivre tous ceux, journalistes, syndicalistes, lanceurs d’alertes ou salariés utilisant leurs informations acquises sur leur lieu de travail, qui révèleraient un secret d’affaire.
Son application a été immédiate.
Edouard Perrin, journaliste de "Cash investigation" sur France 2, est accusé de vol de documents et violation du secret des affaires et a été inculpé jeudi.
Il a révélé un scandale LuxLeaks et est désormais accusé de violation du secret des affaires, vol domestique et blanchiment, selon Médiapart.
Le journaliste français Edouard Perrin, qui a le premier épluché des milliers de pages d'accords fiscaux et dévoilé ce vaste système d'évasion fiscale au Luxembourg, a été inculpé, annonce le parquet du Grand duché, jeudi 23 avril.
L'association Reporters sans frontières "consternée"
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lundi 25 avril 2016

Crise des réfugiés : la tragique réalité derrière l’accord cynique UE-Turquie

Le 18 avril 2015, un navire a chaviré au large des côtes libyennes avec à son bord environs 850 migrants. Seulement 28 d’entre eux ont survécu. 
Si ce naufrage est le plus meurtrier enregistré en Méditerranée par l’agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), il s’inscrit dans une longue série de drames similaires. Au lieu de prioriser le sauvetage des vies, accroître sa capacité de réinstallation et remédier aux causes profondes des violences qui poussent les populations à fuir leur pays d’origine, la seule réponse de l’Union européenne (UE) à la crise actuelle a été de renforcer la protection de sa frontière extérieure à tout prix et d’externaliser la gestion des migrations auprès de pays qui ne sont pas en mesure de fournir des garanties suffisantes en matière de respect des droits humains.


Le 18 mars, les dirigeants de l’Union européenne et la Turquie ont conclu un accord honteux prévoyant des procédures accélérées visant à renvoyer vers la Turquie tous les “nouveaux migrants irréguliers” arrivés sur les îles grecques après le 20 mars et dont la demande d’asile est considérée infondée ou irrecevable, ainsi qu’un troc de personnes migrantes particulièrement abject.
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dimanche 24 avril 2016

"La démocratie ne peut pas supporter l'état d'urgence à répétition", Michel Tubiana

Michel Tubiana, président d'honneur de la Ligue des droits de l'Homme, a réagi à la volonté du gouvernement de prolonger l'état d'urgence de deux mois supplémentaires. 
Pour ce dernier, cette mesure était largement prévisible, inutile et toujours aussi dangereuse. "La démocratie ne peut pas supporter l'état d'urgence à répétition", déclare-t-il. "La bonne question, c'est de poser pourquoi ces attentats ont-ils eu lieu sur le plan technique et policier", poursuit l'avocat. "Nous sommes dans l'effet d'annonce. Les bonnes questions ne sont pas posées", lâche le patron de la LDH. - News & Compagnie, du mercredi 20 avril 2016, présenté par Nathalie Levy, sur BFMTV.


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samedi 23 avril 2016

Au lendemain du voyage de F. Hollande en Egypte, de nouveaux défenseurs des droits humains poursuivis.

Amnesty International France, EuroMed Droits, la FIDH, Human Rights Watch et la LDH dénoncent la recrudescence de la répression contre les défenseurs des droits humains en Egypte et le risque de disparition du mouvement des droits humains indépendant dans un futur proche, si la communauté internationale ne se mobilise pas fortement.
Le 20 avril, trois défenseurs des droits humains de premier plan ont été convoqués au tribunal dans le cadre de l’enquête sur les financements en provenance de l’étranger des ONG, initiée en 2011 : ils risquent le gel de leurs avoirs, ainsi que ceux de leur organisation. SI 11 personnes sont aujourd’hui nommément poursuivies, l’enquête porte sur 35 ONG et le nombre de poursuites et de fermetures pourrait s’accroitre dans les prochains jours et semaines.


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vendredi 22 avril 2016

17 organisations de la société civile lancent une pétition pour renforcer la protection des lanceurs d’alerte en France.

Scandale des Panama Papers, choc de l’adoption par le Parlement européen de la directive « secret des affaires », procès d’Antoine Deltour, le lanceur d’alerte à l’origine des LuxLeaks 
l’actualité nous démontre une fois encore l’urgence qu’il y a à protéger ceux qui prennent des risques pour renforcer nos démocraties. Il ne faut pas laisser le secret devenir la norme et la liberté l’exception.

Le projet de loi Sapin 2, une opportunité unique de protéger enfin les lanceurs d’alerte
Annoncé depuis 2015 par François Hollande, le projet de loi relatif à la transparence, la prévention de la corruption et la modernisation de la vie politique (dite « Loi Sapin 2 ») devait enfin doter la France d’une législation ambitieuse pour protéger les lanceurs d’alerte.

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jeudi 21 avril 2016

Lettre à Federic Mogherini : Il faut empécher les attaques à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme.

Madame la Haute Représentante de l’Union pour les Affaires étrangères,
Nous souhaitons attirer votre attention sur les menaces et attaques subies par les défenseurs des droits de l’Homme en Israël et en Palestine.

Le 28 mars 2016, à l’occasion d’une conférence organisée à Jérusalem dirigée contre le mouvement BDS, des ministres israéliens ont directement menacé les membres du mouvement Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS), dont son co-fondateur Omar Barghouti. Il a été fait référence à des assassinats ciblés.

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